L'HYMNE à LA JOIE
"On s'est régalés!" C'est la phrase qu'on ne cessait d'entendre en redescendant des travées de Pompidou ce vendredi soir. Le tableau d'affichage reflétait l'immense bonheur du public : 69-21 face à Nevers, 10 essais à 3, double record pour le VRDR en Pro D2.
Et c'est cela qu'on retiendra, plus encore que le maintien, évidemment ainsi brillamment assuré, mais dont on ne doutait plus depuis les succès sur Provence et Grenoble. "J'ai eu le temps de savourer la "ola" dans le stade", souriait ensuite Fabien Fortassin, aux anges. Lui qui ne s'est jamais renié, fidèle à ses convictions même au plus profond du doute, lui qui a tenu la barre du jeu à tout crin est en train, par la grâce des ses talentueux rugbymen auxquels il laisse la bride sur le cou en les encourageant à tenter et tenter encore, de conquérir les foules. Parce qu'au-delà des chiffres au plan sportif, ce sont tous ces matches à plus de 6 000 entrées payantes qui font sa réussite: les spectateurs sortent comblés de chacune des rencontres proposées à domicile, se laissent séduire et reviennent toujours aussi nombreux pour prendre leur dose de plaisir et d'émotion. Un plaisir et une émotion que leur offre en partage un XV séduisant, entreprenant, vif, toujours en quête d'envolées. On ne s'ennuie jamais à Pompidou et c'est, au-delà de la limpidité du bilan comptable (60 points au classement, en passe de faire mieux qu'au terme de la saison écoulée, 11e avec 62 points, nouvel objectif), l'enthousiasme ainsi créé, dans un stade qui a priori ne se prête guère aux effusions, qui est la plus belle victoire, cette saison, du staff drômois. C'est à la fois réjouissant et prometteur.
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Avec 781 points inscrits, les Damiers possèdent la 3e meilleure attaque du championnat. Leur + 73 au goal-average les classe 5e en ce domaine. 12 bonus, c'est juste deux de moins que Grenoble, le leader, et un de moins que Brive, son dauphin. Sur les dix dernières journées, le VRDR obtient le 4e meilleur total de points. Sans oublier que son buteur-métronome, Lucas Méret (qui n'oublie pas d'être un superbe lanceur d'attaques), devance, avec 312 points inscrits au pied, de plus de 100 points tous les autres gros réalisateurs du championnat.
Les standards qu'affiche désormais le VRDR sont nettement au-dessus de la moyenne et, plutôt que faire regretter un début de saison quasi catastrophique, l'effacent en laissant augurer d'un potentiel particulièrement intéressant pour la saison à venir. La troisième consécutive au second niveau professionnel.
Les Damiers ont bien mérité la semaine de repos que leur octroie cette énorme performance. Ils reviendront une dernière fois devant leurs supporters le 16 mai pour une grande fête face à Angoulême. Des supporters qui trouveront alors que la fin de saison arrive bien trop vite et seront impatients que la suivante démarre...
On va encore se régaler à Pompidou.
P. Laf.
Gare au piège!
Peut-être parce que loin de la Drôme ces derniers jours, je subodorais et craignais un risque de petite décompression pour cette réception de Nevers (ce vendredi à 19h30). Mais les dernières informations reçues sont très rassurantes. L'engouement du public d'abord, qui ne se dément pas malgré une affiche moins clinquante que les venues de Provence ou Grenoble. Comme le dit Anthony Aléo, "le match est alléchant parce qu'il peut nous assurer le maintien". Et Pompidou sera bien empli de supporters qui l'espèrent. Ce serait une belle performance de sécuriser la place en Pro D2 à deux journées de la fin après le début de saison chaotique des Damiers. La mobilisation et la ferveur - bien soutenues par le 16e Damier - autour d'une équipe qui se bat bien ne fléchit pas. "Tout ce monde au stade, depuis la rencontre face à Aurillac, c'est encourageant et ça nous pousse", savoure Aléo. Qui sait que c'est aussi du Cantal que peut venir le soulagement définitif: une victoire de Brive à Jean-Alric, même en laissant le bonus défensif à ses voisins et hôtes, en serait le synonyme... à condition que le VRDR l'emporte!
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Et c'est bien là que se situe le point de méfiance. "Il ne faut pas croire que Nevers va venir en vacances dans la Drôme", enchérit le pilier gauche qui ne veut pas croire à un manque de motivation des visiteurs déjà quasiment assurés de se sauver. Avant de laisser la parole à son coach: "Aux garçons d'enchaîner, de faire le job, de rester focus sur notre rugby, prévient Fabien Fortassin. Il est certain que c'est plus facile de préparer la réception de Provence ou Grenoble, devant lesquels il faut se surpasser parce qu'ils ne jouent pas tout à fait le même championnat que nous. Mais là, même si c'est moins sexy, j'ai prévenu tout le monde: il faudra être prêts dès le coup d'envoi! Et je ne doute pas qu'ils le seront."
En l'absence de Mosese Mawalu (cervicales + genou) et de Louis Marrou (suspendu), le staff a fait appel à ses meilleures forces vives. Qui incluent à nouveau Adam Vargas dont on souhaite qu'il redevienne, sur son aile, le facteur X qu'il fut l'an dernier.
P. Laf.
LA COMPO: Aléo, Marco-Pena, Milasinovich - McCauley, Goumat - Roux (cap.), Real Spanderashvili - Rodor (m), Méret (o) - Vargas, Guillomot, Pauvert, Lane - Moura. REMPL.: Deligny, Pontanier, Vial, Bholi, Bruchet, Lhusero, Neiceru, Minguillon.
DUMAS PROLONGE
Le demi de mêlée espoir Paul Dumas (20 ans) a été prolongé jusqu'en 2028. Une bonne nouvelle en attendant l'annonce des premières recrues, sans doute début mai.
UN BUTEUR POUR éPAULER UN BUTEUR...
Le VRDR sort d'une semaine qui a légèrement douché l'euphorie de ce début de printemps. Entre le changement de projet pour le stade et la lourde défaite à Oyonnax (43-17), les sourires se sont un peu crispés. Rien de grave bien sûr mais il y aura de nouveau de la pression (et elle réussit en général aux Damiers...) vendredi prochain pour la réception de Nevers (19h30). Une victoire assurerait quasiment le maintien - même si, mathématiquement, rien ne sera fait si Aurillac prend des points contre Brive. Et elle remettrait le groupe de Fortassin dans son objectif de fin de saison: finir à une meilleure place (11e) et avec un nombre de points supérieur (62) par rapport à l'an dernier. Au temps de passage, après la 27e journée, les Drômois accusent un petit retard: 55 contre 57 en 2024. Mais avec deux réceptions (Nevers et Angoulême) pour un déplacement (à Mont-de-Marsan), le plan de marche peut être tenu.
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La seule nouvelle vraiment réjouissante est donc venue de la confirmation que Jonathan Wisniewski sera le directeur sportif du club à partir du 1er juillet. L'ancien ouvreur du Racing, de Grenoble, Toulon et du LOU assumera une mission transversale, avec un périmètre d'action allant de l’école de rugby jusqu’aux seniors. Il pilotera la politique sportive, ce qui inclura la gestion des jeunes talents et, d'évidence, un regard prépondérant sur le recrutement pour l'équipe professionnelle.
Ce garçon, qui jouit d'une grande estime dans le milieu et qui bénéficie d'une réputation de sérieux, devrait bien s'entendre avec Fabien Fortassin avec lequel il partage une naissance et une formation dans le Sud-Ouest, un poste et un rôle identiques (il fut meilleur buteur en Top 14 et Fortassin le fut en Pro D2) et une saison en commun au Racing en 2009-2010. Wisniewski est depuis longtemps installé dans la région, vient de donner un coup de main au CS Vienne (Nationale 2) et à La Tour-du-Pin (Fédérale 3) tout en étant un consultant apprécié sur Canal +. Il avait récemment indiqué qu'il cherchait à apporter son expérience et son entregent à un projet sportif ambitieux. Espérons qu'il s'épanouira dans celui des Damiers.
P. Laf.
LE VRDR N'Y ÉTAIT PAS!
À la 45e, quand Louis Marrou est revenu de son carton jaune, l'affaire était déjà pliée. En deux essais encaissés en son absence, qui portaient le score à 30-10 en sa défaveur, le VRDR voyait ses chances d'accrocher des points à Oyonnax s'évanouir. Immédiatement d'ailleurs, Fabien Fortassin protégeait ses joueurs cadres pour la réception de Nevers, vendredi prochain. Entrée massive du banc. Impossible de pousser plus avant la carotte.
Pour la première fois de la saison, et ce n'est pas un drame à ce stade du championnat, le staff des Damiers avait décidé de renoncer et se consacrer aux échéances à venir qui, compte tenu des résultats enregistrés par ailleurs, devraient suffire à boucler leur maintien. Certes, c'est une déception mais la vie continue et l'avenir n'est pas bouché par cette sévère défaite (trop ?) rapidement acceptée.
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Oyonnax avait trop besoin de gagner, le VRDR est arrivé tellement libéré, pas franchement combatif, que l'issue s'est vite dessinée malgré un premier essai de Lane dès la 6e minute. Cette contre-performance, une raclée sans vraie contestation ou réaction, plus gros écart négatif (43-17) depuis le début du championnat, fleure la fin de saison. Mais elle n'aura pas d'incidence sur le maintien si les deux réceptions (Nevers puis Soyaux-Angoulême) - voire une seule, mais nous sommes exigeants! - sont bien négociées.
A l'instar de la soirée de mardi, quand le Koesio Stadium, parti en fumée, s'est rapatrié sur un Pompidou rénové, cette lourde défaite a un peu douché l'enthousiasme. On espère simplement que cela n'aura pas d'incidence à long terme sur le dynamisme et les ambitions du VRDR. Même si son futur directeur sportif, Jonathan Wisniewski, auquel on souhaite la bienvenue et un franc succès dans ses fonctions, a assisté à l'une des plus décevantes productions des Drômois depuis plusieurs mois.
Le classement de la Pro D2 demeure favorable au VRDR, sept points devant le barragiste (Aurillac). C'est la seule nouvelle encourageante d'une soirée qu'on va vite reléguer aux oubliettes.
P. Laf.
A OYO Y'A MOYEN!
La composition de l'équipe ne trompe pas: le VRDR se rend à Oyonnax ce vendredi (19h30) avec l'ambition de déjà quasiment assurer son maintien. Loan Real ne le cache pas: "On y va clairement pour essayer de ramener la victoire." Et, de concert avec son coach, Fabien Fortassin, de considérer que face à un adversaire "en plein doute, si on fait ce qu'il faut d'entrée de match, il y a moyen d'accentuer la pression sur eux, de les mettre dans la fébrilité et de faire tourner le débat en notre faveur."
Fortassin qui trouve ce déplacement "bizarre à aborder, parce que ni eux ni nous ne pensions les trouver dans une si délicate situation en cette fin de saison", met cependant ses hommes en garde: "Quand tout fonctionne de leur côté, avec leurs brillantes individualités, ils deviennent injouables". Mais cette euphorie, il y a bien longtemps que les Oyomen ne l'ont pas connue... Et si le VRDR rivalise en conquête, l'exploit deviendra possible.
Le groupe de 23 est donc hyper compétitif avec toutes les forces vives sur le pont, à la notable exception de Ryan McCauley, blessé à l'épaule à l'entraînement et ménagé pour mieux revenir, la semaine suivante, face à Nevers. L'absence de l'Australien est souvent préjudiciable au rendement en touche, mais avec Bruchet, Spanderashvili, Goumat et le jeune Huguen, les recours ne manquent pas. Notons également que la disgrâce d'Adam Vargas profite à Gauthier Minguillon qui connaît ainsi - seulement - sa deuxième feuille de match avec les Damiers cette saison.
Si ça veut rire, un bon groupe de supporters du 16e Damier sera sur place pour partager le bonheur des siens. Mais il n'y aura rien de bien grave si le résultat est négatif. Sur ce déplacement, le VRDR voyage l'esprit libre.
P. Laf.
La composition du VRDR: Pontanier, Deligny, Milasinovich - Huguen, Goumat - Bruchet (cap.), Spanderashvili, Girlando - Rodor (m), Méret (o) - Mawalu, Marrou, Pauvert, Lane - Moura. Remplaçants: Chouteau, Marco-Pena, Vial, Roux, Real, Lhusero, Guillomot, Minguillon.
OYO JOUE AU YOYO
CE VENDREDI À 19H30, OYONNAX-VRDR (27e journée)
Un coup en haut, un coup en bas... Oyonnax jongle avec la loi des séries. Cinq défaites consécutives, en novembre et décembre, avaient envoyé l'équipe dans les profondeurs du classement. S'en était suivi une série de cinq victoires qui, fin janvier, semblait la relancer vers la qualification... Et depuis, sur leurs huit derniers matches, les Oyomen n'en ont gagné qu'un seul, restant sur un bloc de trois revers avant de recevoir le VRDR ce prochain vendredi (19h30). 14e avec quatre points de retard sur les Damiers, les joueurs de l'Ain sont dans une position difficile, eux qui étaient encore en Top 14 la saison précédente, possèdent des infrastructures, un budget et un effectif qui leur permettait d'afficher l'objectif, a minima, d'une place dans les six premiers à l'issue de la saison régulière.
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Ils en sont donc très loin, la déception est palpable et les critiques sévères, et l'époque où le club fréquentait l'Élite, sous la férule de Christophe Urios, avant que Johann Authier l'y ramène brillamment, semble un poussiéreux souvenir.
Le manager anglais Joe El Abd avait cependant fait récemment du bon travail mais il a rejoint l'encadrement du XV de la Rose et a plus ou moins laissé les clés à Fabien Cibray et Vincent Debaty, deux anciens de le maison, qui n'ont donc pas pu éviter ces montagnes russes et cette situation scabreuse. Au point de présenter une démission refusée par les dirigeants.
Face aux Drômois, "Oyo", qui déplore plusieurs blessés, aura donc une énorme pression, la suite de son calendrier (à Grenoble puis à Angoulême avant de recevoir Provence) n'étant pas particulièrement paisible... Avec une équipe remaniée ou pas, selon le choix de Fortassin et son staff (réponse en fin d'après-midi ce jeudi), mais avec son effectif toujours concerné quels que soient les 23 élus, le VRDR a les moyens de faire douter son hôte et, pourquoi pas, de réaliser un coup qui lui offrirait une fin de saison tranquille...
P. Laf.
UN POMPIDOU NEW LOOK
Quand ils ont présenté le projet révisé à la baisse du nouveau stade valentinois, les décideurs – entre autres activités – du rugby professionnel drômois en ont vanté les avantages. Normal. Transformer un pas en arrière en une formidable opportunité pour l'avenir, c'est de la bonne com. Alors, bien sûr, nous avons tout de suite réfléchi à en chercher les inconvénients. Et, quelques heures après cette annonce a priori refroidissante, nous n'en avons identifié que deux.
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Un, nous voilà définitivement privés du plaisir d'accueillir Taylor Swift en concert sur l'agglo. Mais au vu des délais considérablement rallongés pour la construction du Koesio Stadium (on partait sur 2032...), elle aurait peut-être pu y glisser une date de sa tournée d'adieux...
Deux, cet inattendu contrepied ravive la guéguerre Valence-Romans. Un épiphénomène, moins d'une semaine après la communion autour des Damiers lors de leur succès face à Grenoble. Les réseaux sociaux amplifient les discussions de comptoir mais franchement, mettre Guillermoz aux normes et exigences de la Pro D2 ou penser que le siège et le centre d'entraînement du VRDR vont quitter Romans demeurent des vues de l'esprit. Le processus de fédération et d'unification autour du club est tout aussi souhaitable qu'inéluctable.
On entend aussi la petite musique de l'éventuel coup d'arrêt au développement du projet sportif voire son abandon: là encore, il convient d'être rassurant. Le président Beaugiraud l'a confirmé: les temps économiques sont durs pour tout le monde, et si boucler les comptes n'est pas une sinécure (il manque 400 à 500 000 euros pour assurer l'équilibre), avec 5 millions d'euros de partenariats sur un budget d'un peu plus de 9 millions d'euros (le 9e de Pro D2), le VRDR n'est pas si mal. L'horizon reste clair et dégagé.
D'autant plus clair et dégagé que sa croissance va redevenir plus raisonnable et linéaire. Ce "Stadium" aurait certes boosté son expansion mais aurait créé, en contrepartie, des contraintes financières d'exploitation autrement plus fortes. Et le projet "Damiers 2029" n'est pas remis en cause, bien au contraire. Dans un contexte économique globalement déprimé (nombre de clubs sont dans le rouge vif), les dirigeants drômois ont les moyens de viser les barrages d'accession à moyen terme.
C'est l'autre président, Jean-Pierre Cheval, qui a eu ce juste mot de conclusion: "Avec la rénovation progressive de Pompidou, il y aura une nouveauté et une petite inauguration à chaque début de saison." Le planning est sympathique et entretiendra curiosité et engouement: gradins rénovés en septembre 2026, refonte du parking et du parvis en 2027, nouvelle tribune ouest couverte en 2028, livraison définitive du stade largement relooké (avec suppression de la piste d'athlétisme) en 2029 au plus tard. Incluant bien sûr, au passage, une requalification de la tribune Elie Cester (avec ajout d'un salon et d'une terrasse), une transformation de la bodega et une restructuration complète des blocs sanitaires.
On revient donc à du raisonnable et du concret. Au projet initial amélioré, complété et revalorisé. Ce n'est sans doute pas plus mal. Et Piéric Brenier de citer l'exemple de La Rochelle, dont le stade Marcel-Deflandre s'est construit pas à pas pour la réussite finale que l'on sait.
Enfin, last but not least, l'ensemble du dossier permettra en outre de créer un stade d'athlétisme dédié (sans doute à Briffaut), un pôle d'excellence pour la formation des jeunes sportifs et la rénovation de la halle des sports Mendès-France. Tout bénef pour l'Agglo - Nicolas Daragon, son président et maire de Valence, peut s'en féliciter -, ses clubs et sa jeunesse. Pour une enveloppe globale estimée à 32 millions d'euros, financée pour moitié par Piéric Brenier et sa famille. "Sous forme de don", explique le patron de Koesio qui, cette fois, n'attendra aucun retour sur investissement. Si ce n'est, on peut l'imaginer, que son nom sera attaché à la future tribune...
Les travaux seront finalement moins longs et moins pénalisants que pour l'autre Pompidou, le Centre parisien bardé de tuyaux et de poutrelles, fermé jusqu'en 2030!
Les "Pompidous" entrent en chantier. Affaires à suivre.
P. Laf.
DES NOUVELLES DES BLESSÉS
Matthieu Vachon (luxation du coude) et Thomas Rozière (ménisque abîmé) ont payé un lourd tribut physique à l'héroïque victoire (26-22) sur Grenoble. Si, pour le premier, la saison semble d'ores et déjà terminée, "on pourrait imaginer, sur un match vraiment décisif en fin de championnat, remettre Thomas sur le terrain", explique Fabien Fortassin. Avec cette précision, dans un sourire: "Mais on n'en aura pas besoin, on aura assuré le maintien avant!"
LE DS AVANT LES RECRUES
Laurent Beaugiraud nous a confirmé que le nom du futur directeur sportif du VRDR serait annoncé ce vendredi. Quant aux futures recrues, leurs noms seront divulgués en mai, au moment de l'ouverture des mutations. Ne serait-ce que parce que certains des joueurs concernés appartiennent à des équipes de bas de tableau, la négociation pouvant alors être impactée par une éventuelle relégation. Espérons simplement qu'il s'agit de mal classées... en Top 14!
QUE D'éMOTIONS!
Le VRDR, pas à pas mais sûrement, construit son histoire. Et la victoire sur Grenoble (26-22), le leader, en écrit une ligne supplémentaire, dans l'émotion d'une fin de match haletante. Et courageuse. Le courage d'un groupe, animé d'un caractère et d'une détermination sans faille. Le courage du choix d'aller prendre le risque des pénaltouches alors que le nul te tendait les perches. Fabien Fortassin a le droit de faire le cacou : "On n'allait quand même pas finir en pétard mouillé", rigole-t-il.
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Ce succès arraché sur le leader, dans un scénario initié par un formidable - encore une fois - Anatole Pauvert, le nouveau facteur X, est d'une nature bien différente que l'écrasement total de son dauphin, Aix-en-Provence, deux semaines auparavant (63-7). Mais il complète un tableau de chasse qui commence à avoir de la gueule: plusieurs autres forteresses du rugby français (Brive, Biarritz, Agen, Mont-de-Marsan) sont tombées, parfois très sèchement, à Pompidou. Des noms moins ronflants, mais de calibre Top 14 (Vannes la saison dernière, Oyonnax, Provence), y ont également baissé pavillon. C'est avec ces coups-là, et en ne reniant jamais leur ADN joueur, que les Damiers s'installent dans le paysage professionnel et fidélisent un public de plus en plus nombreux et qui apprend peu à peu la ferveur.
Certes, tout ne fut pas parfait en cette soirée avancée au jeudi pour prendre la lumière de Canal +: une crispation palpable, des approximations et des fautes de main, quelques errements défensifs et la bataille des rucks largement perdue avant la pause, une charnière pas au mieux, un jeu au pied parfois défaillant... Mais cette pâle copie sera effacée par une fin de rencontre emballante qui a emporté les Isérois. Et, avec, tous les doutes sur la capacité à assurer le maintien.
P. Laf.
LES FINS DE MATCH BASCULENT
Cinq fois, et notamment en début de saison, le VRDR a laissé échapper la victoire dans les dix dernières minutes: devant Dax (2e journée), Béziers (3e), Montauban par deux fois (7e et 17e) et plus récemment à Béziers (21e). Depuis quelques semaines, la donne a changé: les Damiers ont fait basculer le money time en leur faveur à Dax (19e), devant Biarritz (20e) et donc face à Grenoble. Récompense de leur engagement jusqu'à l'épuisement et, aussi, de leurs qualités en mêlée fermée et à la touche. C'est bon pour le moral... et le classement! Le capitaine Adrien Roux s'offre désormais un bel objectif de fin d'exercice: aller chercher cette huitième place que le VRDR occupe aujourd'hui de manière provisoire.
PAS DE CARTON!
Pour une fois, la première depuis le 13 décembre et le succès devant Mont-de-Marsan (28-23), aucun joueur du VRDR n'a écopé d'un carton jaune au cours du match. Ils ont bien défendu, notamment avec l'apport du banc en seconde période, et sans faire de faute trop pénalisante. Comme quoi c'est possible!
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LES GRINCHEUX GRENOBLOIS
En visionnant le replay, une image nous a sauté aux yeux: celle de Nicolas Nadau, le coach grenoblois, refusant la main de Fortassin et le repoussant en regardant au loin, perdu dans ses pensées dépitées après le coup de sifflet final. Indigne d'un éducateur et de l'esprit sportif. Sur la capture d'écran ci-contre on voit aussi à gauche le profil glacial de Patrick Pezery, l'autre entraîneur isérois. Quelques instants plus tard, il viendra pester contre l'arbitre, sans jamais le nommer devant la presse pour éviter d'éventuelles sanctions. "Il nous a manqué un essai, refusé alors que le même avait été accordé à Agen, contre nous, il y a deux semaines", grognera-t-il. Le même? Pas du tout! Le ballon avait bien été aplati au bout de l'action des Agenais alors qu'il échappe à Barnabé Couilloud dans l'en-but. Et on ne va pas apprendre à Pezery que les interprétations arbitrales sont parfois différentes à l'ouest du Massif Central... Les Grenoblois seront peut-être les grands gagnants de la saison mais ils étaient, ce jeudi soir, de bien mauvais perdants.
Il valait mieux écouter les joueurs que leur staff finalement, et notamment le lucide ouvreur Marc Palmier: "Malgré une belle équipe du VRDR, on fait quasiment le match parfait à l'extérieur pendant 70 minutes. Puis il nous manque les dix dernières. On ne peut pas se permettre de prendre de telles pénalités."
VACHON ET ROZIèRE BLESSéS
Matthieu Vachon (luxation du coude) et Thomas Rozière (touché au genou) sont sortis prématurément du terrain ce vendredi soir. La fin de saison semble bien compromise pour ces deux joueurs qui s'étaient installés parmi les cadres du XV de Fortassin.
SOMMET DROIT DEVANT!
Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans... Fut une époque où battre l'USRP, quand on était le VS, ou bien battre le VS, quand on était l'USRP, devenait le must d'une saison lorsque le calendrier croisait les routes des deux équipes... C'était le derby, la bourgeoise contre l'ouvrière, la préfecture contre la rebelle, y avait toujours de l'enjeu et des étincelles. Les Baumes et Guillermoz faisaient alors le plein et les noms d'oiseaux fusaient...
Aujourd'hui, les deux villes naguère rivales se sont unies, d'abord au sein d'une agglomération puis sous le même maillot de rugby. Un vrai progrès pour ne pas s'enliser dans une guéguerre de clochers, pour viser plus haut et s'offrir un derby d'un autre calibre, contre le voisin grenoblois. Et là aussi, - et Pompidou, même en configuration Pro D2, est d'une capacité bien supérieure (7 800 places) - le stade affichera complet – pour la première fois de la saison.
Le choc s'annonce a priori engagé mais inégal, entre un leader incontesté qui a repris son ébouriffante allure de croisière vendredi dernier aux dépens de Mont-de-Marsan (47-26 avec bonus offensif) et un dixième retombé douzième en marquant logiquement le pas à Brive (9-26). Le favori sera a priori le visiteur du jeudi soir – premier match avancé aux fins de diffusion tous azimuts pour le VRDR – même s'il déplore quelques blessés, mais les Damiers ne craignent pas le rôle d'outsiders. Ils l'assumeront d'autant mieux qu'ils sont quasiment au complet, retrouveront leur ossature type et qu'ils sauront s'appuyer sur trois points concrets: leur maintien passe par des victoires à domicile, dixit leur coach qui les conditionne vers cet objectif ; ils viennent de mettre une rouste magistrale, il y a moins de deux semaines, à une autre grosse cylindrée du championnat, Aix-en-Provence, étrillé 63-7; et ils ont battu (30-21) ces mêmes Grenoblois la saison dernière. De quoi apporter de l'eau au moulin des supporters qui croient dur comme fer au maintien direct et à la foule de spectateurs qui deviennent de plus en plus supporters devant le spectacle offert.
C'est le sommet de la saison et on devrait s'en régaler! Les plus et les moins de vingt ans réunis!
P. Laf.
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La compo du VRDR: Pontanier, Marco-Pena, Milasinovich – McCauley, Goumat – Roux (cap.), Vachon, Spanderashvili – Lhusero (m), Méret (o) – Lane, Marrou, Pauvert, Rozière – Moura. Remplaçants: Chouteau, Deligny, Vial, Bruchet, Bholi, Rodor, Guillomot, Mawalu.
Le mot du coach: "Le 5-3 (5 avants et 3 arrières sur le banc) fonctionne plutôt pas mal, ça nous couvre tous les postes avec la polyvalence de certains. On a la chance d'avoir beaucoup de joueurs en forme et motivés. J'ai mis Thomas (Lhusero) titulaire à la mêlée parce que si on mène, Matteo (Rodor) est capable de continuer à accentuer le rythme, et si on est menés, son apport d'impact player peut être décisif. Quant à Axel Bruchet, touché à Brive, s'il laisse le brassard à Adrien Roux, ils est apte: le ligament n'est pas atteint, c'est une torsion de la tête du péroné et les derniers tests ont été concluants."
FORTASSIN EN CINQ FORMULES
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"On s'est mis en mode phase finale depuis début janvier et là, le parfum va être encore plus fort : le prime time sur Canal, les guichets fermés, la proximité et le profil de l'adversaire, tout est réuni. C'est notre récompense, les gars se sont donné le droit de jouer ce gros rendez-vous, ce match de gala."
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"Il y a un surplus d'excitation et ça présente le risque de jouer la rencontre trop tôt dans les têtes, surtout avec ce coup d'envoi à 21 heures qui rend la journée très longue. Mais j'ai la sensation que mes garçons savent se détacher de cette pression. C'est un honneur de jouer le jeudi soir et ce sera important d'être à la hauteur. Je n'ai pas trop de souci là-dessus."
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"Il faudra être capable d'atténuer le jeu offensif des Grenoblois qui est très performant. C'est une équipe complète dans toutes ses lignes mais le discours ne va pas changer : avoir nos ballons pour mettre de la vitesse, on ne va rien réinventer."
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"C'est un derby et cela met du piment mais on a préparé ce choc comme une opposition classique, en ciblant certains aspects tactiques et stratégiques. Les joueurs sont focus sur leur propre performance."
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"Dans les matchs de ce niveau, l'aspect psychologique compte énormément et ça va être à celui qui met le plus la pression et fait douter l'autre. Notre avantage, c'est qu'on sait ce que sont les matchs avec ce type d'enjeu, on les a accumulés depuis maintenant bientôt deux ans. À nous de transformer cette expérience en avantage.
LE COCKTAIL DES DAMIERS DE RETOUR !
La Chronique a été entendue ! Il n'y avait plus de cocktail des Damiers servi avant les matches à la bodega... Nous l'avons déploré... Eh bien non seulement le cocktail clairette Jaillance + sureau sera de retour ce jeudi soir mais il a fait des petits (trois saveurs différentes) et sera au prix plus abordable de 5 € ! À consommer avec modération bien sûr!
AVEC LE 16e DAMIER à OYONNAX
Les supporters du 16e Damier organisent un déplacement à Oyonnax pour le match du vendredi 18 avril. Il reste quelques places. Renseignements et inscriptions ce jeudi 10 avril au stand du 16e, ou bien par SMS au 06 44 19 80 67 ou par mail à le16iemedamier@gmail.com
COUP D'ARRÊT
Le voyage à Brive ne s'annonçait pas facile et il s'est terminé par une plutôt lourde défaite (9-26, 0 essai à 4) pour le VRDR. Un coup d'arrêt pour une équipe qui surfait sur une vague positive depuis le début de l'année civile. Rien de bien grave au demeurant, le tableau de marche n'avait pas prévu de rapporter quelque chose de ce déplacement chez un cador du championnat, plus gros budget de Pro D2. L'écrasante victoire sur Provence (63-7) le vendredi précédent et le fait que les Corréziens n'alignent pas leur XV type avaient pourtant allumé une lueur d'espoir. Elle fut douchée en seconde période. Tirons quelques enseignements de cet échec sans conséquence immédiate.
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Zéro point à l'issue des quatre-vingts minutes, ce n'était pas arrivé au VRDR depuis le 20 décembre et 9 rendez-vous consécutifs avec en poche au moins un bonus défensif. On s'habitue vite aux bonnes performances et ce petit trou dans la moisson laisse un goût amer. D'autant que pas mal de concurrents directs pour éviter le barrage ne sont pas restés à sec: Agen et Biarritz ont pris 4 points, Oyonnax et Aurillac 1. Les Damiers glissent donc de la 10e à la 12e place et ne possèdent plus que 4 points d'avance sur la 15e. Un revers face à Grenoble, jeudi à Pompidou, les plongerait de nouveau dans l'inquiétude. La pression remonte un peu.
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Trois cartons jaunes encore! Pour des fautes bêtes encore. Vargas, Spanderashvili et Bholi ont tour à tour laissés leurs copains à 14 pendant trois fois dix minutes. Toujours ces cadeaux, pourtant évitables, à l'adversaire. Et un surcroît de débauche d'énergie pour compenser, une surcharge de fatigue qu'on finit par payer. Quel dommage que l'indiscipline ait si lourdement pesé sur la saison de garçons qui, par ailleurs, sont exemplaires d'abnégation et de solidarité...
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Alors que ça ne se passait pas trop mal en première mi-temps (malgré déjà deux cartons bien surmontés), avec cet avantage d'un point à la pause (6-5), la foudre a fini par tomber ensuite (8 pénalités subies pour 3 obtenues seulement), les ballons portés, spécialité briviste, se sont enchaînés, et la victoire a basculé dans le camp corrézien. Sans appel. Un scénario qui a ainsi mis en évidence la petite faiblesse, quand on va chercher les remplaçants des remplaçants, de l'effectif drômois. Tu peux avoir une équipe de cadres avec des finisseurs au top, tu peux avoir encore un XV largement remanié qui demeure compétitif mais ton "second banc" n'est plus tout à fait au niveau. Exemple criant avec le pauvre Brice Humbert en souffrance aux lancers. On notera cependant avec plaisir que le jeune Nathan Huguen impose désormais son dynamisme en 2e ligne, qu'Esteban Tercq est mieux qu'une doublure au centre et que Ilia Spanderashvili ne cesse de monter en puissance.
On retiendra encore de ce bras de fer bien tenu pendant 50 minutes, que la défense aura été une fois de plus héroïque et très intelligente, avec beaucoup d'efficacité pour enrayer le rouleau-compresseur briviste, quelques grattages de haute volée, une touche contrastée, souvent ballottée en l'absence de McCauley mais qui s'est offert de jolis contres en touche, et la plupart des turnovers en sa faveur. Un bon boulot malheureusement inachevé.
Fabien Fortassin, au micro de nos confrères de Ici Drôme Ardèche et du Dauphiné Libéré, avait le sens de la formule: "Brive, c'est une machine de fête foraine, ça pousse jusqu'à ce que les pièces tombent." Son ouvreur, Joris Moura, piquait du nez après s'être tant donné: "Physiquement, c'est dur contre des équipes pareilles. Il y a au moins vingt minutes de trop."
Reste à se projeter sur la réception du leader et à croiser les doigts pour Axel Bruchet, sorti en boîtant bas, et dont on espère que la blessure ne signifiera pas une fin de saison prématurée.
P. Laf.
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