BANDE DÉCIMÉE À ANGOULÊME
« Trois victoires à domicile et deux bonus défensifs à l’extérieur en six matches : notre période délicate n’est pas si mauvaise en termes de résultats ». Revenu déçu, frustré et en colère d’Agen (défaite 34-23), Fabien Fortassin n’en est pas moins pragmatique et réaliste. Si son équipe marque le pas « physiquement et psychologiquement » depuis quelques semaines et ne livre pas un contenu à la hauteur des attentes, elle a inscrit 14 points au classement depuis la reprise en janvier, soit à peine moins que ses poursuivants directs (Oyonnax 17 et Brive 15) et bien plus que ceux qui courent après une place qualificative (Agen et Aurillac 10, Grenoble et Angoulême 9).
Ce constat qui, « loin de l’euphorie de la phase aller nous maintient en position hyper favorable », n’est cependant pas satisfaisant pour le coach en chef qui espère que ses garçons, après leurs récentes productions décevantes, vont enfin retrouver toutes leurs vertus : « C’est l’indiscipline qui nous plombe, déplore t-il. 17 pénalités concédées à Agen c’est beaucoup trop ! Il faut retrouver notre sérieux et, avec notre pack généralement conquérant, tout ira mieux. »
On voit donc sur quoi le discours a porté au cours d’une très courte semaine de préparation (deux jours d’entraînement seulement) entre deux très longs déplacements. « À Angoulême, dans un petit stade avec une super ambiance, on sait qu’on va tomber sur un adversaire ambitieux aux fortes individualités, annonce Fortassin. À nous d’exploiter les désordres, les déséquilibres défensifs, d’être efficaces sur le premier temps de jeu ». Dans des conditions prévues printanières et sur un synthétique, les intentions offensives prônées par le staff drômois devraient trouver un joli terrain d’expression. Mais il y a un hic, les nombreuses absences dans les lignes arrière : aux blessés de plus ou moins longue durée (Pauvert, Idrissi, Lane, Moura, Waqaninavatu) se sont ajoutés ceux qui ont souffert la semaine dernière (Guillomot, touché aux cervicales, et Méret au dos). Plus celui qui a besoin de souffler (Rozière, joueur le plus utilisé de toute la Pro D2) et celui qui doit éviter un troisième carton et la suspension (Marrou). « On ne va pas se restreindre mais s’adapter à cette donnée », prévient le manager qui ne dispose pas, actuellement, des profils « électriques qui peuvent balayer le terrain après de multiples temps de jeu ».
/image%2F6965152%2F20260224%2Fob_9b83a4_ross.jpg)
Privés de leur meilleur buteur, Lucas Méret, qui devrait être de retour face à Vannes, les Damiers devront aussi faire sans leur meilleur marqueur d’essais – et lanceur n°1 - Dorian Marco-Pena, touché à l’abdomen (muscle oblique) et dont l’indisponibilité reste à évaluer. Et sans pas mal d’éléments, Suaud blessé au genou (il doit passer des examens rapidement), et plusieurs gros porteurs (Goumat, Bholi mais aussi Milasinovich et Aléo) préservés pour la semaine suivante.
Au cœur de ce calendrier compliqué, avec des forces diminuées mais en insufflant du sang neuf, le VRDR compte bien tenir le bras de fer en Charente. C’est le message que porte le valeureux Adrien Roux, inlassable combattant, pur produit du club, qui sera « très fier » d’obtenir sa 50e cape en Pro D2, deux ans après ses débuts à Nevers : « À nous, les entrants, de tirer le groupe vers le haut, de retrouver le plaisir et le goût d’attaquer. »
La bande est décimée mais « toujours solidaire, soudée, déterminée ». Il le faudra pour cette fin de bloc en surexposition sur Canal + Sport : ce jeudi (21 heures) à Angoulême et le vendredi 6 mars (21 heures) dans un Pompidou de gala (et aux couleurs de Mars Bleu) face à l’ogre vannetais.
P. Laf.
LA COMPO:
Pontanier, Idoumi, Ross - McCauley, Huguen - Roux (cap.), Moore-Aiono, Spanderashvili - Lhusero (m), Rodor (o) - Mawalu, Neiceru, Marceline, Randle - Martin.
Remplaçants: Chouteau, Quattrin, Asomua, Fabrègue, Bruchet, Vachon, Dumas, Debricon.
Quelques relatives surprises avec Vial, Chanet ou encore Mignot non inscrits sur la feuille de match... Sans doute préservés pour la réception de Vannes.
« MARS BLEU » À POMPIDOU LE 6 MARS
Après « Octobre Rose » (prévention du cancer du sein) et le « Bleuet de France » (aux côtés des victimes de guerre ou d’attentats) cet automne, le VRDR s’associe à une autre belle cause, celle de la prévention du cancer colorectal, à travers l’opération « Mars Bleu ». En collaboration avec le Centre régional de coordination des dépistages des cancers Auvergne-Rhône-Alpes (CRCDC AURA), toutes une série d’animations seront proposées à Pompidou le soir du match contre Vannes. Elles seront destinées à sensibiliser le grand public au dépistage, simple et efficace, de ce mal qui, pris à temps, guérit dans 90% des cas. Les Damiers, qui ont enregistré de courtes vidéos en faveur de cette action (bientôt visibles sur l’appli du VRDR), porteront ce jour-là des chaussettes bleues, couleur symbolique de cette initiative importante pour la santé publique.
ÇA COINCE !
Le VRDR balbutie… Parti avec les meilleures intentions et la perspective de faire un coup qui lui permettrait de mettre quasiment les deux pieds dans la qualification, il revient d’Agen avec la seule consolation d’avoir privé son vainqueur et poursuivant du bonus offensif (défaite 34-23). Maigre bilan quand on se souvient qu’en première partie de saison, chaque déplacement ciblé (à Aix-en-Provence, Béziers, Carcassonne et Biarritz) s’était conclu par une victoire.
On le savait depuis le début d’année, les Damiers traversent une période bien plus délicate après leur flamboyante entame de championnat. Ce fut encore flagrant à Armandie où leurs prometteuses premières minutes ne les ont pas empêchés de glisser ensuite dans les travers qui plombent leurs prestations en ce cœur d’hiver : non-respect du plan de jeu, indiscipline, manque de réalisme, ainsi que le regrettait Thomas Rozière au micro de Canal + au sortir du terrain. L’arrière casqué qui fut l’une des trop rares satisfactions de la soirée et qui ne pouvait que constater que son équipe fut une nouvelle fois « à réaction ». Et la fin de match endiablée, portée par le sang neuf des entrants et notamment cet immenses combattant qu’est Thembelani Bholi et qui a récompensé Louis Chanet d’un premier essai dès sa première cape sous ses nouvelles couleurs, ne fera pas oublier tous les errements jusqu’alors déplorés.
/image%2F6965152%2F20260220%2Fob_29f6f8_meret-blesse.jpg)
Comment expliquer qu’un XV aussi dominateur dans la conquête, qui a mis le pack local au supplice en mêlée fermée notamment, ne traduise pas cette supériorité au score ? Franchement, et à voir les images de leurs traits tirés et de leur souffle court renvoyées par les caméras, la fatigue fait son œuvre. L’effectif de Fabien Fortassin, pour des raisons certes compréhensibles, est celui qui tourne le moins de toute la Pro D2 et l’enchaînement des matches pèse sur les épaules et dans les jambes. Les franchissements se font rares, les collisions sont moins souvent favorables, les courses sont moins tranchantes et la défense, l’ex point fort, rend parfois les armes. Le manager général, qui réfute jusqu’alors cette thèse du coup de moins bien physique, a pointé du doigt « la faiblesse abyssale du QI rugby de ses hommes sur ce match » : « On a joué sans cerveau, expliquait-il au micro de nos confrères d’Ici Drôme-Ardèche, du Dauphiné Libéré et de l’Impartial. De ce point de vue, les vingt dernières minutes de la première période sont scandaleuses. On mène 11-10, nos adversaires sont en infériorité numérique et, au lieu faire vivre le ballon, on le leur rend au pied, on multiplie les chandelles alors qu’on est nuls sur les ballons hauts ! » Ce qui est d’ailleurs, peut-être, la conséquence d’un manque de fraîcheur, d’une certaine lassitude…
Et, très en colère, Fortassin corroborait les propos de Rozière : « Les garçons n’ont pas écouté les consignes et ce n’est pas la première fois. » En donnant la nette impression que le staff allait muscler un discours qui a du mal à imprimer.
Quoi qu’il en soit, il s’agit d’aller maintenant à Angoulême dans 6 jours seulement (match avancé au jeudi 26 à 21 heures), encore un lointain voyage pour lequel, certainement, le staff avait prévu de laisser quelques cadres souffler. C’est que Vannes débarque à Pompidou la semaine suivante !
Mais, en dehors de ce calendrier qui enchaîne les motifs d’inquiétude, il faut aussi désormais composer avec l’hécatombe des lignes arrière : Lucas Méret a dû déclarer forfait ce vendredi, dos bloqué à l’échauffement, tandis que Matthieu Guillomot et Xavier Mignot ont prématurément quitté la pelouse en se tenant l’épaule pour l’un et en boitant pour l’autre…
Le VRDR a certes retrouvé sur la fin et jusqu’au bout son envie de produire du jeu, animé d’un courage exemplaire au moment où tout semblait lui échapper. Mais il raté son « rendez-vous des huitièmes de finale » et la suite annonce le retour de la pression avec une meute affamée lancée à ses trousses.
Il va falloir avoir de la moelle et retrouver de meilleurs contenus et de l’allant. L’horizon n’est plus tout rose.
P. Laf.
UN HUITIÈME "GRATUIT"
« Je vais être transparent, j’ai parlé aux joueurs d’un huitième de finale. » Fabien Fortassin ne s’en cache pas : son équipe va à Agen avec l’objectif de « faire un coup qui nous assurerait quasiment notre place dans les six qualifiés ».
Il suffit de regarder le classement pour valider le discours du coach : un succès à Armandie relèguerait les Agenais, actuel septièmes, à au moins 20 points du VRDR. À neuf journées de la fin de la saison régulière, ce serait un retard certainement rédhibitoire.
Reste maintenant à combler le vœu du staff en sortant « une performance consistante, complète à l’extérieur », ce que les Damiers n’ont pas produit depuis plusieurs semaines.
« Ce sera un gros test, une occasion de progresser encore et de préparer ce qui nous attend pour la fin de saison », poursuit Fortassin qui alignera « un XV compétitif et un banc solide » : « On a la chance d’avoir du monde devant, un pack conquérant sur lequel on peut s’appuyer », se réjouit-il.
Ce paquet souvent dominateur facilite la tâche du demi de mêlée, Mattéo Rodor, lequel sera à la baguette pour lancer la cavalerie : « On n’a plus que des gros matches devant nous mais notre fil rouge, cette année, c’est jouer pour gagner », explique-t-il. Sans sous-estimer l’adversaire : « Agen est en confiance ». Effectivement, les Lot-et-Garonnais, qui mettront tout en œuvre pour saisir leur dernière chance, sans doute, d’accrocher le wagon de tête, restent sur une « défaite encourageante » à Brive (13-18) précédée par une rouste dont Nevers a bien du mal à se remettre (53-7).
/image%2F6965152%2F20260219%2Fob_9609e0_mignot-agen.jpg)
Ça va donc taper fort ce vendredi soir (attention ! coup d’envoi à 19 heures) au bout d’un déplacement perturbé par les inondations qui touchent le Sud-Ouest et sur un terrain lourd – le match se jouera sur une « vraie » pelouse forcément gorgée d’eau – qui ne doit pas brider les ambitions drômoises.
Si le VRDR veut encore grandir, il faut montrer désormais qu’il sait aussi se motiver à fond pour ces matches sans grande pression, où existe un droit à l’erreur. « Une défaite n’aurait rien de dramatique », constate Fortassin. Mais un cinquième succès à l’extérieur – le dernier date du 5 décembre - serait un boost formidable à deux semaines de la réception de Vannes.
P. Laf.
Goumat porteur et stabilisateur du pack, Neiceru à l’aile pour privilégier le solide à la vitesse sur terrain spongieux et Rozière à l’arrière pour la sécurité, notamment sur les ballons hauts… la seule petite surprise vient de Quattrin préféré à Idoumi comme talonneur remplaçant. Retours de Mignot et Fabrègue, première apparition de Chanet.
TITULAIRES: Aléo, Marco-Pena, Vial – Goumat, Fabrègue – Bruchet, Vachon, Suaud– Rodor (m), Méret (o) – Neiceru, Guillomot, Marrou (cap.), Mignot – Rozière.
REMPLAÇANTS : Chanet, Quattrin, Milasinovich, McCauley, Spanderashvili, Bholi, Lhusero, Martin.
REAL FIXÉ MERCREDI PROCHAIN
Loan Real, qui a écopé d’un carton rouge lors du match contre Biarritz, est automatiquement suspendu pour ce déplacement à Agen. Il sera fixé sur la durée de sa sanction le mercredi 25 février par la commission de discipline.
TOLÉRANCE ZÉRO…
Le Biarritz Olympique, comme toutes les autres équipes qui y ont débarqué cette saison, est reparti bredouille de Pompidou vendredi dernier. Le VRDR est donc l’une des deux seules formations de Pro D2 (avec Vannes) à n’avoir jamais laissé le moindre point, à domicile, à son adversaire. Que dalle, nada, rien… Tolérance zéro !
Cette performance confirme que les hommes de Fabien Fortassin savent s’adapter aux circonstances et à leurs forces du moment et c’est un énorme atout au moment d’aborder le sprint final vers la qualification :
- Cela laisse de moins en moins d’espoir à leurs rivaux de venir gratter quelque chose dans la Drôme : grosse importance psychologique et sans doute une certaine influence sur les ambitions, le choix des hommes et de la tactique chez les visiteurs.
- Cela permet de faire le dos rond à un moment où les lignes arrière souffrent de tant d’absences : après les folles envolées du printemps et de l’automne, on en revient prioritairement à un jeu au pied ou dans le petit périmètre. Ce n’est pas l’idéal mais ça reste efficace.
- C’est la preuve que le VRDR s’est construit un gros pack. Les essais – plus nombreux – venaient très majoritairement des trois-quarts (65% en 2024-2025), ils récompensent désormais plus souvent les avants (auteurs de 45% des essais cette saison).
- C’est le fruit d’un travail défensif sans relâche ni faiblesse : les Damiers sont largement en tête au nombre de plaquages réussis (3 138, devant Colomiers 2 692) et 3e défense à domicile (derrière Colomiers et Dax). Sacrée bascule par rapport à l’an dernier au même stade : ils étaient alors la plus perméable à la maison à la seule exception de Nice, la lanterne rouge !
On n’en est pas revenu à l’époque des « petits tas » préconisés par Johann Authier, essentiellement alors dans un but défensif, histoire de contenir l’opposition. Il s’agit d’une stratégie pragmatique, pour gagner petit mais gagner quand même alors que l’usure point et que les terrains sont lourds.
Les beaux jours et les rayons de soleil dans le jeu sont pour demain. Il est en tous cas permis d’y croire.
/image%2F6965152%2F20260216%2Fob_2feb1f_tauleigne-la-rochelle.jpg)
… ZÉRO INTOLÉRANCE
Je l’ai déjà écrit, je me répèterai jusqu’à l’extinction de ma voix : je ne tiens pas cette chronique pour en faire le dévidoir des gémonies, des incantations et des mauvais procès. Je souhaite y trouver zéro intolérance.
A tous ceux qui ont le dénigrement facile et trop souvent injuste, je veux rappeler ceci :
- Tous les clubs, tous les staffs font des erreurs, dans le choix des hommes et des stratégies : cela ne justifiera jamais des attaques ad hominem disproportionnées et injustifiables.
- Le VRDR, né il y a moins de dix ans, se retrouve déjà dans l’antichambre de l’élite du rugby français.
- Pour le suivre de près depuis plusieurs saisons maintenant, je peux affirmer que son ascension est le fruit d’une construction patiente, réfléchie, solide et d’une volonté déterminée à laquelle se consacrent à fond des dizaines de salariés et bénévoles.
- Il assoit ses fondations et se structure intelligemment en investissant dans un centre sportif de qualité à Romans et la modernisation de son stade à Valence.
- Il forme de jeunes joueurs, sait conserver la plupart de ses meilleurs éléments et attire désormais des grands noms d’Ovalie dans son encadrement (Wisniewski) ou son effectif (Mignot, Tauleigne…).
- Il fédère des dizaines de partenaires et sponsors autour de son image et de l’engouement qu’il suscite et fidélise plus de 5 000 spectateurs en moyenne dans un Pompidou jusqu’alors plutôt réputé pour sa froideur.
Je rappelle tout cela parce les Damiers sont 4e de Pro D2, un classement inespéré pour un club si jeune au budget limité : il faut s’en souvenir avant de déverser sa bile. Comme il faut regarder ce qu’il se passe dans tant d’anciennes places fortes du rugby aujourd’hui en proie à des difficultés financières, engluées dans de graves remous en interne ou quasiment disparues dans les profondeurs des championnats régionaux…
La critique est bien sûr autorisée et même encouragée tant qu’elle reste pertinente, intelligente, argumentée, mesurée et constructive. Le VRDR ne possède pas les meilleurs joueurs de France ni des dirigeants et entraîneurs infaillibles. Le VRDR se trompe parfois, dans son recrutement, dans ses choix, c’est une évidence. Il apprend en marchant, en avançant. Mais le VRDR fait. Le VRDR se démène, le VRDR a mis la Drôme sur la carte d’un rugby professionnel hyper concurrencé. Respectons les hommes qui travaillent à sa réussite. Et évitons la foire d’empoigne dans les commentaires. Sinon je serai amené à les verrouiller. Et ce n’est pas franchement dans ma nature.
Suivons et saluons plutôt l’exemple de Muriel et Dominique Seauve, agents immobiliers qui financent en partie le déplacement du 16e Damier à Agen et permettront aux joueurs d’y bénéficier des encouragements d’un groupe de supporters ! Un geste fort et positif. Qui conforte dans l’idée que ce VRDR-là a suffisamment d’arguments pour se passer des mauvais coucheurs et les ignorer.
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen ce vendredi 20 février. Il reste quelques places. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
PETIT A PETIT, L’OISEAU FAIT SON NID…
/image%2F6965152%2F20260214%2Fob_25743a_essai-contre-biarritz.jpg)
Boris Bouhraoua, leur entraîneur, et Rémi Bourdeau, leur capitaine, l’avouaient à l’unisson : les Biarrots étaient venus à Valence « pour gagner ». Et, comme toutes les équipes visiteuses cette saison, ils sont repartis à vide, sans même le point de bonus défensif qu’ils regrettaient amèrement et n’aurait pas été immérité.
Oui mais Biarritz n’a pas su capitaliser sur sa domination avant la pause. Et cette inefficacité, grandement due à l’abnégation défensive du VRDR, aura perdu les Basques. Parce que les Damiers, après les citrons, sont revenus avec de meilleures intentions, soutenues par l’entrée d’un banc dynamique et fouettées par l’expulsion de Loan Real. C’est à 14 contre 15 que les Drômois se sont relancés et l’ont emporté. Petitement. Sans éclat ni envolée. En s’en remettant au pied de leur métronome, Lucas Méret. Au bout de la première rencontre de Pro D2 sans essai depuis un an et demi.
A partir de ce constat, l’analyse est simple. Simple et obstinément positive et encourageante malgré l’impression mitigée.
- Le VRDR a encore « gagné moche », pour la troisième fois consécutive sur son terrain, un match qu’il aurait sans doute perdu la saison dernière. C’est la marque d’un changement de statut même s’il ne lui confère pas encore le standing d’un « gros ». Loin de là.
- « Une bonne conquête, une défense solide et un buteur efficace », comme l’avoue Fabien Fortassin, sont les mamelles de la différence dans ce jeu d’hiver qui rend les pelouses lourdes et glissantes et transforme le ballon en savonnette.
- Si l’élan n’est plus celui de l’automne, c’est dû à la fois à la météo peu engageante, à l’usure d’un groupe à la profondeur limitée et à une hécatombe dans les lignes arrière. Comment envoyer du jeu sans vos éléments les plus performants ? « On ne joue pas de la même manière avec Mosese Mawalu qu’avec un Owen Lane qui est hyperactif », explique Fortassin. Ce temps maussade ne tombe finalement pas si mal au moment où il faut s’adapter à la pénurie créative et se resserrer autour du pack.
- Le matelas ne cesse de grossir par rapport au premier non qualifiable (Agen, à 17 points) et même vis-à-vis du 5e (Oyonnax, à 10 points). Les deux déplacements à venir (à Agen puis Angoulême) peuvent s’aborder sans pression, ce qui n’exclura nullement l’ambition. L’essentiel de l’avenir immédiat des Damiers se jouera à domicile, là où ils sont intraitables. Il le faudra encore, face aux cadors. En devant répondre à la promesse de leur coach : « Avec le retour des beaux jours et de certains éléments cadres, nous allons retrouver notre jeu plus spectaculaire. »
Oui, c’est le spectacle – issu d’un bon contenu – qui manque actuellement à Pompidou. Mais le public (tribune couverte pleine à ras bord et encore 5 000 personnes malgré le ciel qui se déversait sur les gradins) reste fidèle et au soutien dans cette passe plus délicate. Nul doute qu’il se récompensera en revenant encore plus gourmand et chaleureux pour les belles affiches à venir, à commencer par Vannes le 6 mars.
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Il reste une dizaine de places. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
À BLOC SUR LE BLOC !
C’est un bloc de quatre matches très ardu qu’attaque le VRDR ce vendredi à Pompidou (19h30) face à Biarritz. S’enchaîneront ensuite deux déplacements à Agen puis Angoulême avant la réception du leader et ogre de Pro D2, Vannes. Un programme qu’il faut donc impérativement entamer par une nouvelle victoire à domicile pour ne pas laisser place au doute et risquer de s’enliser dans une spirale négative. « On n’a pas le droit de laisser échapper ce genre de match », reconnaît Andréa Pontanier. Par leurs résultats flamboyants, les Damiers ont créé un engouement et, donc, une attente. Ils voudront tout mettre en œuvre pour ne pas décevoir. « on a joué certains matches pour ne pas perdre plus que pour gagner, concède encore le pilier formé au club. Il nous faut retrouver notre euphorie offensive et le plaisir de jouer ensemble. »
Le souci, c’est que Fabien Fortassin, qui a « mis l’accent sur l’abattage défensif et l’envie d’avancer », n’aborde pas cette nouvelle échéance décisive avec tous ses atouts. Il devra faire, pour cette 20e journée – on arrive déjà aux deux tiers de la saison régulière -, sans douze de ses éléments, neuf blessés, un suspendu (Hugo Fabrègue) et deux piliers (Louis Chanet et Tom Ross) pas encore totalement opérationnels. Les lignes arrière sont particulièrement touchées mais il reste suffisamment d’éléments majeurs pour composer un beau groupe. L’interrogation concerne leur état d’usure quand certains (Lhusero, Aléo, Guillomot, McCauley, Méret, Rozière…) en seront à leur 18e voire 19e feuille de match.
/image%2F6965152%2F20260212%2Fob_06bf86_roziere-biarritz.jpg)
De plus, la pâle copie rendue par quelques-uns à Aurillac il y a deux semaines a poussé le staff à faire tourner. Le pack devrait cependant rester conquérant et c’est chez les trois-quarts que les mouvements sont les plus marquants : Mosese Mawalu et Calum Randle retrouvent des places de titulaires aux ailes et seraient avisés de saisir l’occasion pour montrer leur meilleur profil.
Quoi qu’il en soit et sur un terrain qui sera lourd, donc fatigant et peu propice aux envolées, il va falloir trouver les clés et mettre les fameux « ingrédients » pour se débarrasser de Biarrots dont le classement ne reflète pas la réelle valeur. D’abord parce qu’ils ont surmonté leur passage à vide du début d’hiver en accumulant 3 victoires (dont 2 bonifiées) sur leurs 5 derniers matchs, réenclenchant une dynamique. Ensuite parce qu’ils sont pénalisés par une sanction administrative de – 5 points.
Les forces apparaissent donc rééquilibrées à l’amorce de ce nouveau tournant. Qu’il faudra négocier au mieux pour ne pas transformer les deux déplacements à venir en autant de tournants supplémentaires…
P. Laf.
LA COMPO : Pontanier, Marco-Pena, Milasinovich – Huguen, Goumat – Real, Bholi, Bruchet – Rodor (m), Méret (o) – Mawalu, Guillomot, Marrou (cap.), Randle – Rozière.
Remplaçants : Vial, Idoumi, Aléo, McCauley, Roux, Spanderashvili, Lhusero, Neiceru.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions ce vendredi à Pompidou, sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
POINT MÉDICAL
/image%2F6965152%2F20260209%2Fob_01aa34_ilia-reste.jpg)
Alors que le VRDR semble avoir besoin de sang neuf pour reprendre de belles couleurs, vous êtes nombreux à vous interroger sur le calendrier du retour des joueurs indisponibles.
Fabien Fortassin a bien voulu faire le point avec nous sur cet aspect en commençant par une mise en garde : « C’est toujours délicat dans la mesure où cela concerne des profils différents, des gabarits différents, des attentes différentes. On ne peut donc pas être trop précis sur les dates de reprise. » Dont acte.
Pour les trois blessés de longue durée, il n’est pas question d’un retour sur les feuilles de match « avant avril au mieux ». Deux d’entre eux (Kevin Goze et Issam Hamel, genoux) sont « plutôt en avance » sur les prévisions, le troisième (Anatole Pauvert, genou également) accuse hélas « un peu de retard » sur le calendrier espéré.
Osea Waqaninavatu, qui souffre d’une fracture du péroné, ne sera pas rétabli avant « huit grosses semaines, soit en avril ».
Owen Lane, opéré d’une pubalgie, ne sera pas opérationnel avant début avril.
Joris Moura, toujours en délicatesse avec son genou, est espéré pour le bloc qui démarrera le 27 mars avec la réception d’Oyonnax.
Dylan Idrissi (mollet) « voit le bout du tunnel » : il termine sa réathlétisation à Capbreton et devrait pouvoir « reprendre normalement l’entraînement le 18 février » et pourrait postuler pour le match à Angoulême (le 26 février).
Izzy Moore-Aiono, qui ressent « une gêne au genou, à suivre de près », et Xavier Mignot, qui endure une microlésion de la hanche, ne seront pas dans le groupe pour affronter Biarritz ce vendredi (19h30 à Pompidou). Tout comme les piliers Louis Chanet et Tom Ross sans doute, qui suivent la préparation depuis 4 semaines mais qui, en raison de la spécificité de leur poste et des automatismes à peaufiner, « vont être évalués et auront bientôt leur chance ».
Autre absence à déplorer ce vendredi, celle de Hugo Fabrègue, suspendu pour un match.
Pour Thembelani Bholi et Ilia Spanderashvili en revanche, fin de l’alerte, et ils sont de nouveau aptes à jouer, d’autant que le Géorgien, compte tenu des doutes qui accompagnaient sa présence, a finalement été dispensé de sélection et reste à disposition du club.
Le staff va devoir donc encore composer avec pas mal d’indisponibilités. Avec le plaisir de bénéficier des services de Vincent Vial qui s’est mis d’accord avec la fédération suisse pour ne rejoindre l’équipe helvétique qu’après cette 20e journée de Pro D2.
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions vendredi à Pompidou, sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
LE VRDR CRÈVE L’ÉCRAN
Cher suiveurs, deux petites choses en exergue de cette chronique d’entre-deux blocs :
- Des raisons personnelles m’éloignent un peu, malheureusement, du quotidien du VRDR. Je serai aux matches à domicile mais vais rater quelques conférences de presse. Cela créera sans doute, je l’espère provisoirement, un peu d’irrégularité dans mes écrits et infos. Merci par avance de m’en excuser.
- C’est apparemment inévitable sur Facebook et les réseaux sociaux : une période un peu moins favorable crée quelque turbulence dans l’opinion. Vos réactions en témoignent. Mais je ne souhaite pas, comme ce fut parfois la tendance ces derniers jours, que cela tourne à la discussion de comptoir voire aux invectives. Non seulement je ne le souhaite pas mais ne le tolèrerai pas. Cette chronique essaie d’être le plus argumentée et pertinente possible. Cela laisse bien sûr la place à l’erreur (de ma part) et à la critique (de la vôtre). Mais elle a aussi vocation, tout en maintenant une raisonnable distance journalistique, à souligner les aspects positifs de cette louable entreprise qu’est le développement d’un club de rugby de haut niveau en moyenne vallée du Rhône, de l’accompagner sans nourrir de stériles polémiques. Merci de respecter ce choix et cette perspective en modérant en amont vos propos.
LES CHIFFRES SONT TÊTUS
Cela dit, je vais apporter de l’eau au moulin de ceux qui sont convaincus que le ralentissement constaté depuis début 2026 dans les productions et performances du VRDR n’est que passager. En témoignent, comme toujours ici, les chiffres, ceux qui ne mentent pas. Certes, sur ce dernier bloc, ce fut poussif et moins fructueux que sur les précédents. N’empêche : en 4 rencontres, le VRDR, qui n’est jamais sorti bredouille du terrain, a engrangé 10 points. C’est beaucoup moins bien, dans le même temps, que ceux qui mènent l’échappée : Vannes (+ 18), Provence (+19) et Colomiers (+17) ont fait mieux et ont sorti les Damiers de leurs rétroviseurs. Mais la 4e place drômoise est toujours bien accrochée puisque les suivants immédiats (Oyonnax, +11 et Brive, +10) n’ont pas su se montrer plus performants. Quant à ceux qui aspirent à la qualification, ils présentent un bilan nettement moins favorable que celui du VRDR : Agen (7e), Aurillac (8e), Grenoble (10e) et Angoulême (11e) sont à + 5, et Nevers (9e) à + 2 seulement sur ce dernier bloc. En semblant piétiner, les hommes de Fortassin confortent cependant leur place dans le top 6. C’est un enseignement très intéressant, non ? Qu’on peut compléter du fameux classement britannique, celui qui donne la meilleure photo : 1. Vannes, 36 points ; 2. Provence, 29 ; 3. Colomiers, 24 ; 4. Valence-Romans, 21 ; 5. Oyonnax, 14 ; 6. Brive, 5.
/image%2F6965152%2F20260204%2Fob_00fc39_tv.jpg)
ROIS DU PRIME TIME !
Une autre preuve qu’on compte sur eux pour jouer jusqu’au bout une place en play-offs émerge de la programmation de Canal + : pour les déplacements à Agen (vendredi 20 février à 19 heures), à Angoulême (jeudi 26 février à 21 heures) et pour la si attendue réception du leader Vannes (vendredi 6 mars à 21 heures), le VRDR bénéficiera trois fois de suite de l’exposition maximale sur la chaîne premium. Une marque de déférence et aussi la responsabilité de donner une bonne image. La rançon du succès.
Vannes sera d’ailleurs le début d’une série de chocs, à Pompidou, avec tout ce qui se fait de mieux en Pro D2. Gros avantage mais aussi grosse pression. On n’en est pas encore là.
DEUX ABSENCES SUPPLÉMENTAIRES
Deux internationaux vont manquer au pack en ce mois de février, retenus par le championnat d’Europe, sorte de « Tournoi B » : Vincent Vial, dont la sélection helvétique a trois matches à son programme ; et Ilia Spanderashvili, a priori pour un programme similaire avec la Géorgie mais qui doit passer des examens médicaux à la suite d’une blessure contractée à Aurillac. Quoi qu’il en soit, il faudra se passer de ses services jusqu’au moins à début mars…
La coupure, espérons-le cette fois-ci, devrait faire du bien pour trouver un second souffle. L’effectif restera amoindri pour la réception de Biarritz (vendredi 13 février à 19h30). Un match qu’il conviendra de remporter pour repartir d’un meilleur pied et ne pas laisser instiller le doute.
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
UN POINT AUX TRIPES
/image%2F6965152%2F20260130%2Fob_6ff3f9_essai-aurillac.jpg)
Ce VRDR 2026 a un rugby vraiment brouillon, loin de ses hauts standards de l’année dernière. Mais il a aussi du caractère, celui qui lui a permis d’arracher un point de bonus défensif, ce vendredi, bien après la sirène. Au bilan, malgré quatre matches mal emmanchés, les Damiers récoltent 10 points sur ce bloc achevé donc par une courte défaite dans le bourbier d’Aurillac (32-28) et restent solidement accroché en queue du quatuor de tête.
Je ne regrette pas d’avoir traité de la fatigue et des difficultés en touche lors de mes dernières chroniques. Ces deux facteurs négatifs ont manifestement influé sur l’issue du match avec des retards à l’allumage à tous les étages et des pénaltouches et un 50-22 mal négociés. Ce ne sont que les symptômes évidents d’un mal lancinant et récurrent qui a suscité déception, frustration et même colère chez Fabien Fortassin. Lequel a encore regretté que ses hommes ne respectent pas le plan de route.
Sur cette pelouse toujours à la limite du praticable en hiver, Matthieu Vachon et les siens, pourtant prévenus de ces conditions, ont longtemps patiné, apathiques et sans ressort avant cette soudaine révolte qui, in extremis et en deux petites minutes, leur a permis de ne pas quitter bredouilles le Cantal. De quoi prouver qu’ils ont les moyens de mieux faire. C’était la seule satisfaction du coach qui promet à ceux qui l’ont déçu quelques mises à l’écart qu’il espère salutaires. « Trop indisciplinés, pas bons sur les ballons hauts et les courses sans ballon, pas à leur niveau en défense », il estime que la coupure à venir (pas de match avant la réception de Biarritz le 13 février) pourra « remettre les têtes à l’endroit ». En assortissant son courroux d’une prédiction : « Je sais que ça reviendra. »
Il va falloir retrouver grinta et détermination pour éviter toute dégringolade et désillusion après les promesses de l’automne. Le programme qui attend le VRDR est en effet corsé : après Biarritz, deux déplacements consécutifs à haut risque s’enchaîneront (à Agen puis Angoulême) avant d’accueillir le leader et épouvantail Vannes le 3 mars. A partir de cette date et jusqu’à la fin de la saison régulière, ce seront tous les gros calibres qui viendront à Pompidou : Oyonnax, Colomiers, Brive et enfin Provence pour la dernière journée.
Il va falloir redevenir conquérants !
P. Laf.
OSEA ET OWEN SUR LE FLANC
Pour des lésions différentes (fracture du péroné pour Osea, pubalgie pour Owen), les ailiers Waqaninavatu et Lane vont endurer une indisponibilité comprise entre six et huit semaines. Les lignes arrière continuent à être largement touchées…
CANAL PROMEUT LE VRDR
L’excellent début de saison du VRDR a séduit Canal +. Après Aurillac-VRDR, les deux prochains déplacements du VRDR seront décalés pour une diffusion sur Canal + Sport : à Agen le vendredi 20 février à 19 heures et à Soyaux-Angoulême le jeudi 26 février à 21 heures. Bien pour l’exposition médiatique, moins bien pour la récupération… La rançon du succès !
ENCORE UN TOURNANT
« La fatigue se fait sentir chez certains, il faut apporter un peu d’énergie nouvelle » : c’est par cette phrase que Fabien Fortassin explique qu’il fait entrer sept nouveaux par rapport au groupe qui s’est péniblement défait de Carcassonne vendredi dernier.
C’est qu’il faudra des forces vives pour s’imposer à Aurillac (ce vendredi, attention ! coup d’envoi à 19 heures) sur cette pelouse de Jean Alric qu’on peut prévoir lourde – elle ne sera pas gelée ! - comme souvent en période hivernale. Et où jusqu’à présent, le VRDR n’a jamais gagné.
C’est une fois de plus – et c’est systématiquement le cas quand on fréquente les hauteurs du classement et qu’on aspire à un Top 6 voire Top 4 pour monter l’ambition d’un cran – un tournant de la saison. Certes sans pression aucune et sans conséquence grave et immédiate, mais pour garder la cadence et ne pas se laisser décrocher par le trio de tête, il serait bon de ne pas revenir à vide du Cantal. Mais le Stade Aurillacois, qui reste sur quatre défaites consécutives et a glissé à la 10e place, qui a largement fait tourner pour son dernier déplacement à Aix-en-Provence, aura mis tous les atouts pour reprendre sa marche en avant. Le VRDR est attendu !
/image%2F6965152%2F20260129%2Fob_1b223e_moore.jpg)
Parmi les sept entrants côté drômois, on comptabilise quatre Espoirs, certains désormais bien connus comme le pilier Esteban Chouteau, le demi de mêlée Paul Dumas et Adrien Martin, qui enchaîne une deuxième titularisation à l’arrière. Pour les accompagner, le prometteur ailier Jocelyn Debricon, déjà du voyage à Vannes en octobre dernier. Et l’on notera les grands débuts de Izzy Moore-Aiono, un troisième ligne samoan de 25 ans, ancien de Castres et des Saracens, qui, blessé, n’a encore jamais porté le maillot à damier. Le staff compte sur sa mobilité et son explosivité (103 kg pour 1,83 m) pour aller au combat.
Notons par ailleurs le retour de Mattéo Rodor à la mêlée, la mise au repos de Louis Marrou, qui laisse le brassard à Mathieu Vachon, et les absences sur blessures d’Osea Waqaninavatu, Owen Lane et Joris Moura, tandis que Xavier Mignot est victime d’un virus. Les lignes arrière sont à flux tendu…
Gros combat en vue !
P. Laf.
LA COMPO DU VRDR : Chouteau, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Suaud, Vachon (cap.), Spanderashvili – Rodor (m), Méret (o) – Rozière, Guillomot, Neiceru, Debricon – Martin.
REMPLAÇANTS : Pontanier, Idoumi, Asomua, Goumat, Bruchet, Real, Moore-Aiono, Dumas.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
/image%2F8093933%2F20230910%2Fob_973859_71693-1638614609690-2319020-n.jpg)