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La Chronique des Damiers
Articles récents

FULL JANUARY

1 Janvier 2026

À partir du 4 janvier et la reprise de l’entraînement, le VRDR ne sera pas vraiment à la diète. Et ses supporters auront encore soif de jeu et de résultats à partir du 9 et la réception de Béziers.

Nous serons alors à l’entame d’un nouveau bloc de quatre matches, pas trop lourd et d’autant plus abordable que, sur le papier, l’opposition proposée ne sera pas la plus dangereuse. Après Béziers, il faudra aller à Mont-de-Marsan avant de recevoir Carcassonne, deux équipes plongées dans les profondeurs du classement. Pour finir, le 30 janvier, par un voyage à Aurillac, jamais simple mais jamais perdu d’avance non plus : les Cantaliens flambent ponctuellement à domicile (deux bonus offensifs en début de saison) mais y sont également parfois accrochés (défaites chez eux face à Vannes puis Provence). La méfiance sera de mise mais le regard peut porter loin.

Le précédent bloc de quatre, juste avant la trêve de Noël, avait donné lieu à beaucoup moins de rotation dans les effectifs de Pro D2, y compris pour les Damiers, chez lesquels la fatigue s’était cependant fait sentir lors du dernier match perdu à Colomiers. Bien compréhensible quand on considère le nombre de joueurs blessés en cette première partie de saison, le groupe valide étant resté relativement réduit. En témoignent les chiffres de temps de jeu à mi-championnat : le joueur ayant passé le plus de minutes sur le terrain, parmi tous les clubs engagés, est Mathieu Guillomot (1 058 minutes) et trois autres Damiers (Rozière, Méret et Suaud) figurent parmi les 11 premiers à ce classement de la sollicitation. Louis Suaud étant d’ailleurs l’avant le plus utilisé de toute la compétition.

C’est donc en s’employant énormément avec un squad a minima que le VRDR est parvenu à se hisser et se maintenir sur le podium. Ce repos de deux semaines aura par conséquent été le bienvenu d’autant que les forces vives seront de retour en 2026. Pour trois d’entre eux ce sera même une apparition : Louis Chanet (pilier gauche venu de Nevers), Tom Ross (pilier droit ex-Nice) et Izzy Moore-Aiono (flanker arrivé de Castres) n’ont encore pas joué une seule minute en Pro D2 depuis qu’ils ont signé dans la Drôme. Il faudra donc sans doute un temps d’adaptation aux automatismes, une phase d’intégration pour que ces trois-là donnent leur pleine mesure. Idem pour Xavier Mignot, l’ex-international et ailier du LOU, qui débarquera des USA. Pour Axel Bruchet, Florian Goumat et Joris Moura, il suffira sans doute de reprendre les bonnes habitudes. Tout comme pour le prometteur Dylan Idrissi dont le rétablissement, après une intervention au mollet, nécessitera encore un petit délai. Restent encore en plus longue convalescence Anatole Pauvert, Issam Hamel et Kevin Goze.

Ce sang frais devrait en tous cas apporter une nouvelle énergie aux Damiers qui abordent la seconde phase avec de belles perspectives et le désir de confirmer et se qualifier pour les play-offs. Que le tube de l’automne devienne un bel hymne hivernal !

P. Laf.

JE NE VAIS PAS VOUS LAISSER DÉBUTER 2026…

… sans vous asséner quelques chiffres, comme à mon habitude :

  • Le VRDR est 2e de Pro D2 sur l’année 2025 : si on additionne les points pris lors des matches retour 2025 et ceux de la phase aller 2026, soit sur toute l’année civile, entre la défaite face à Colomiers le 9 janvier 25 (24-29) et celle à… Colomiers le 19 décembre dernier, le VRDR a engrangé 87 points. Soit, à égalité avec Aix-en-Provence, le meilleur total derrière… Colomiers (100) !
  • Si l’on prend en compte ceux qui sont régulièrement le buteur de leur équipe (j’ai fixé la barre à 40 tentatives depuis le début de saison, soit 3 par match en moyenne environ), Lucas Méret est celui qui a le plus fort taux de réussite de la Pro D2 : 86,2%. Si on élargit au Top 14, il n’est devancé que par le Bayonnais Joris Segonds (88,6%) et la star Thomas Ramos (88,1%), ce qui situe le niveau. Lucas est, d’autre part, le buteur qui a le plus tenté (87 fois), un nombre qui relève encore sa performance car les statistiques le prouvent : plus on tente, plus le taux a tendance à s’effriter. Une raison chiffrée de plus de se réjouir de la prolongation de son contrat au VRDR !

 

 

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MONTÉE EN GAMME

27 Décembre 2025

Ils ont livré l’info-cadeau comme des Pères Noël au pied du sapin. La rumeur bruissait depuis quelques semaines, et les dirigeants l’ont donc confirmée le 25 décembre : Marco Tauleigne, 32 ans, 3e ligne centre de 1,91 m pour 117 kg, 5 sélections en équipe de France et un titre de Top 14 en 2022, s’est engagé, à partir de juin prochain et pour deux ans, avec le VRDR ! Passé par Bourgoin, Bordeaux-Bègles et, ces dernières saisons, Montpellier, le natif de Montélimar retrouve donc son département d’origine. Pour le plus grand bonheur des Damiers qui enregistrent, avec sa venue, l’apport d’un infatigable combattant à l’esprit irréprochable. Après la signature de Xavier Mignot qui, lui, sera drômois dès la reprise ce 9 janvier, voilà un second international tricolore qui pose son sac à Valence-Romans. Après les prolongations de plusieurs cadres, c’est la preuve que le VRDR, par son sérieux, sa stabilité et ses résultats, est devenu un club très attractif. Cette montée en gamme est bigrement excitante.

 

MARQUÈS AVENUE

S’il y a un club qui semble suivre le chemin inverse, c’est bien Béziers, prochain visiteur à Pompidou le vendredi 9 janvier (19h30).  Avant le match aller d’octobre (puisque nous commençons la phase retour), j’avais présenté le club aux 11 boucliers de Brennus avec ce titre : « En dents de scie ». J’aurais pu le remettre cette fois encore car la situation, presque trois mois plus tard, n’a guère changé. Longtemps méconnaissable, plongé dans les profondeurs du classement et battu à domicile par le VRDR (29-37), l’ASBH s’est cependant offert, contre toute attente avant la trêve, le scalp du leader Vannes (23-17). Ce qui lui a permis de passer les Fêtes plus sereinement après toutes les secousses qui ont fait vaciller l’institution rouge et bleue. Beaucoup de flottement dans la gouvernance, un changement de staff fin octobre, intervention musclée du maire Robert Ménard, grosses tensions en interne, deux points retranchés par les instances pour des manquements financiers et comptables : l’automne aura été agité sur les bords de l’Orb. L’arbitre Anthony Lac est même venu prêcher la bonne parole pour essayer d’endiguer les problèmes récurrents d’indiscipline de l’équipe. Et, malgré ce succès de prestige sur l’ogre breton, les nuages demeurent… Avec cinq victoires pour dix défaites, le compteur est d’autant moins encourageant que les incertitudes sur l’avenir plombent les perspectives. Une vingtaine de joueurs sont en fin de contrat et l’on sait déjà que certains éléments-clés (Gontineac vers Castres, Abescat pour Grenoble, Pauta convoité par les formations de Top 14…) quitteront le navire. Quant au maître à jouer Samuel Marquès, trublion et serial marqueur, sans lequel Béziers serait encore plus bas sans doute, il file sur ses 37 ans et est également libre en juin prochain…

Attention donc à ce visiteur mal en point mais porteur d’une telle flamme, d’un tel passé historique, qu’il est capable de surprendre. Ce serait bien dommage puisque le VRDR pourrait boucler, en l’emportant, une année complète de victoires à domicile. Ce serait alors pour les Biterrois (déjà 7 défaites en 7 déplacements cette saison), une année complète sans victoire à l’extérieur.

Un choc des extrêmes en quelque sorte pour lequel les Damiers sont sommés d’honorer leur nouveau statut.

P. Laf.

 

 

 

 

 

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AVEROUS FOREVER

24 Décembre 2025

Puisque la Pro D2 respecte la trêve des confiseurs, je vais vous proposer une petite friandise sous le sapin en attendant la reprise. Loin dans le passé mais toujours savoureuse et connectée au VRDR d’aujourd’hui. OK ?

Je suis flatté et particulièrement honoré de compter Jean-Luc Averous parmi les nombreux « followers » de la Chronique. Jean-Luc Averous, doit-on le rappeler aux plus jeunes, c’est l’ancien ailier international de La Voulte, 25 sélections et de nombreux essais. Dont l’un est resté fameux et historique, inscrit à l’occasion de la première victoire de l’équipe de France sur les All Blacks en Nouvelle-Zélande (19-24), à l’Eden Park d’Auckland, le 14 juillet 1979.

Lui et moi sommes peu ou prou de la même génération, il était mon aîné au lycée Émile Loubet de Valence, et l’autre soir, en jetant un œil nostalgique sur la vidéo du Irlande-France de 1977, dernière levée du Grand Chelem de l’équipe de France dans le Tournoi des V Nations, je l’ai revu en action. Et j’ai pu constater combien Jean-Luc avait alors – en toute humilité, comme à son habitude - crevé l’écran.

D’abord, il était l’efficace lanceur attitré en touche alors que les Irlandais avaient déjà confié cette mission, comme c’est devenu la norme, à leur talonneur. Ensuite, il se sacrifie une première fois sur un dribbling endiablé des hommes en vert, se couchant sur le ballon avant de prendre un coup de pied en pleine tête puis se faire piétiner sans que l’arbitre ne bronche : « Jouez ! Jouez ! » Pas de vidéo et encore moins de protocole commotion à l’époque ! Quatre captures d’écran vous le racontent. On le relève groggy, éponge magique, il s’ébroue et et reprend sa place…

Enfin, c’est lui qui se jette sur un dégagement contré de Jean-Pierre Romeu, arrache un ballon a priori perdu, le transmet à Sangalli, lequel passe à Bertranne, relayé par Paco puis Bastiat vers l’essai de la quatrième victoire en quatre matches ! Le regretté-able Georges de Caunes (*), au commentaire -oui, ce n’était pas Roger Couderc ! -, attribuera le mérite du lancement de jeu à Sangalli mais c’est bien notre Drômardéchois qui est à l’origine de ce coup décisif. Les deux images du bas en témoignent.

Sachez donc que parmi les personnalités que vous croiserez à Pompidou, à la bodega ou dans les travées, est toujours présent ce Grand Monsieur du rugby des seventies, membre du Conseil d’administration, actionnaire et indéfectible soutien des Damiers. Cet homme aussi discret que valeureux est le symbole de ce rugby de la vallée du Rhône qui n’est pas né d’hier et se porte si bien aujourd’hui.

P. Laf.

(*) Ce match était exceptionnellement retransmis sur TF 1 et non pas Antenne 2. Georges de Caunes avait ce jour-là un consultant exceptionnel : le docteur Ken Kennedy, talonneur emblématique de l’équipe d’Irlande – qui officiait en même temps comme médecin de l’équipe ! -, parfaitement francophone et qui venait tout juste de prendre sa retraite internationale.

 

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DEMI-SAISON, MAXI RÉUSSITE

21 Décembre 2025

On ne va pas tout mettre à l’aune du début de saison dernière qui, la suite l’a démontré, n’était pas du tout en rapport avec la réelle valeur du VRDR. On va juste rappeler qu’en 2024 à la même époque, les Damiers pointaient à la 15e place de la Pro D2, avec 24 points seulement pour 5 victoires et 10 défaites… Le redressement est donc spectaculaire.

Au moment d’ouvrir les cadeaux et déguster la dinde, les voici donc, en cette entrée d’hiver, 3e du championnat, totalisant 47 points pour 11 succès et 4 revers.

Et comme les Drômois ont joué 7 matches à domicile pour 8 à l’extérieur, leur bilan au classement britannique – véritable reflet de la hiérarchie – est encore meilleur : ils y sont deuxièmes avec + 19 derrière Vannes (+ 26), mais devancent Provence (+ 18) et Colomiers (+15).

Une position et un bilan inespérés mais qui concrétisent à la fois les progrès et la stabilité d’un club qui se construit sereinement.

Entrons dans les détails. Ils sont évidemment globalement positifs. 434 points inscrits, c’est la 3e attaque (derrière Vannes et Provence). Dont 194 pour Lucas Méret, de loin le meilleur réalisateur du championnat, l’un des plus forts taux de réussite (86%) parmi les grands buteurs (avec le Carcassonnais John McPhillips), et pour qui la barre des 400 points ne paraît pas inaccessible. Le meilleur marqueur d’essais est pour l’instant le talonneur Dorian Marco-Pena (8), ce qui valide les progrès de l’équipe en matière de ballons portés. Le VRDR est largement en tête au nombre de plaquages réussis (2 364), nettement devant son dauphin Colomiers (1 996), avec une mention spéciale à Louis Suaud, deuxième meilleur plaqueur au plan national (161) après le Montois Wahel Ponpon (193). Ce qui confirme la grande capacité d’abnégation et les qualités défensives du groupe qui laisse souvent la possession et l’occupation du terrain (avant-dernier en ces deux domaines) pour mieux exploiter les espaces et possibilités de contre.

Les aspects sur lesquels il convient de progresser sont le nombre d’essais encaissés (53), à relativiser par le fait que 45% d’entre eux (24) ont été subis en trois matches « lâchés » à Brive, Oyonnax et Vannes. Les bonus sont également plutôt rares (3 offensifs, aucun défensif), alors que parmi les concurrents directs pour la qualification, aucun autre n’en a moins de 6.

Pour ce qui est de la fatigue constatée à Colomiers vendredi dernier, les chiffres permettent d’en mesurer l’ampleur : 13 joueurs ont accumulé 13 feuilles de match ou plus, Lhusero ayant même figuré sur les 15 (mais, souvent remplaçant, il n’a passé que 552 minutes sur le pré) ; parmi ces 13, on notera les noms de Fabrègue, Suaud et Idrissi, trois bonnes pioches du recrutement ; quant à Mathieu Guillomot, titulaire dans 13 rencontres et remplaçant dans une, il totalise 1 058 minutes de présence sur le terrain, soit le joueur le plus utilisé de toute la Pro D2 !

Terminons sur un agréable constat : avec 5 743 spectateurs en moyenne à Pompidou depuis fin août (avec un « guichets fermés » lors du récent derby contre Grenoble), la fréquentation du stade est de 18% supérieure à celle de l’an dernier (4 876). Ces bons résultats créent donc un engouement palpable et réjouissant.

Vivement 2026 !

P. Laf.

 

LES ESPOIRS JOUERONT LE MAINTIEN

Leur promotion en Élite n’aura pas été un long fleuve tranquille… Après un dernier match perdu de peu face à Grenoble (18-23), les Espoirs du VRDR, qui n’ont pas connu la victoire au cours de la première phase du championnat, devront batailler dans le « Challenge » à partir de mars, sorte de play-down où il faudra éviter la dernière place pour ne pas retomber en division inférieure.

 

 

 

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LES HéROS éTAIENT FATIGUéS

19 Décembre 2025

La bonne nouvelle de ce dernier vendredi 2025 de Pro D2 est venue d’un simple communiqué : Spanderashvili et Guillomot ont choisi de rester drômois (cf. ci-dessous).

Parce que pour ce qui fut du match à Colomiers, on va dire d’une litote qu’il s’agit d’une rencontre à oublier. Certes, et les Columérins l’ont montré, le VRDR s’est heurté à la meilleure défense du championnat. Il aura fallu attendre la toute fin des débats, une petite éclaircie avec l’entrée d’un sang un peu plus frais issu du banc et une supériorité numérique pour que les Damiers inscrivent enfin un essai. Sur un ballon porté, devenu une de leurs spécialités au fil des semaines mais qui, en ce 19 décembre, n’aura bien fonctionné qu’en cette seule et tardive circonstance.

La messe était alors quasiment dite et les dernières minutes confirmeront ensuite l’inefficacité des garçons de Fortassin. Lequel, c’est anecdotique mais révélateur, avait à peine râlé au micro de Canal + - « On ne respecte pas ce qu’on s’était dit, on rend trop de ballons au pied, on défend bien mais on va craquer si on ne fait que défendre ! » - que Colomiers inscrivait ses premiers 7 points…

La suite permettra de constater que pour Marrou et les siens, il s’agissait sans doute du choc de trop. Usés par un automne où ils ont fait mieux que tenir la baraque, accumulant les exploits, à effectif restreint au vu du nombre de blessures, et malgré un engagement par moments héroïque (les charges de Bholi, l’assurance et le dynamisme de Rozière…), ils n’ont jamais été en mesure de renverser la table. Ils se sont préservés d’un bonus offensif de leurs hôtes, c’est déjà un moindre mal. Ce trou d’air, autant psychologique que physique, était inévitable.

Cette dernière sortie de l’année ratée ne fera pas oublier tout le travail accompli, le chemin parcouru, le bonheur partagé, les folles soirées à Pompidou et les fructueux voyages. Le VRDR garde sa place sur le podium, passera les Fêtes au chaud et va requinquer ses troupes pour un programme de reprise accessible sur le papier (réceptions de Béziers et Carcassonne, déplacements à Mont-de-Marsan et Aurillac en janvier), maintenant que les Damiers rivalisent avec les gros bras. D’autant qu’une escouade de blessés en aura fini avec la convalescence et viendra, en pleine fraîcheur, au relais…

Noël au balcon, Pâques aux frissons. On y croit plus que jamais.

P. Laf.

FABIEN FORTASSIN (au micro de L’Impartial, le Dauphiné Libéré et Ici Drôme Ardèche) : « C’est une déception par rapport à la stratégie dont nous avions convenu : dès le premier ballon, au lieu de lancer le jeu, on tape en touche. C’est tout ce qu’on ne voulait pas faire ! Après, on a très bien défendu mais on y a laissé une énergie folle, dans de longues séquences, et les gars se sont vite mis dans le dur. Il y a eu trop d’approximations techniques, trop de déchet en touche et dans les rucks. J’avais demandé qu’on aborde ce match comme un barrage ou une demi-finale à l’extérieur… On doit encore prendre de l’expérience. »

 

SPANDERASHVILI ET GUILLOMOT RESTENT

« Le meilleur recrutement,  c’est d’abord de garder ses cadres… » L’antienne de Fabien Fortassin est devenue la ligne de conduite de ses dirigeants. C’est ainsi qu’on a appris ce vendredi matin que Ilia Spanderashvili et Mathieu Guillomot ont renouvelé pour deux ans leur contrat avec le VRDR. Deux excellentes nouvelles, d’autant plus appréciables que le 3e ligne géorgien était semble-t-il extrêmement courtisé. Cela confirme que le club drômois et son projet sont de plus en plus attractifs. Après d’autres importantes prolongations (Vial, Marco-Pena, Roux, Méret, Rodor, Guillomot) et les transferts assuré (Mignot) et supposé (Tauleigne) à venir, les Damiers sont en passe de constituer un effectif de qualité. D’autant plus intéressant qu’il s’agit pour neuf d’entre eux, de JIFF…

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UNE REVANCHE A PRENDRE

18 Décembre 2025

Encore un dernier effort. C’est ce que sont dit les joueurs du VRDR à l’amorce de cette ultime semaine d’entraînement de l’année. Fabien Fortassin est clair : « On avait abordé le derby contre Grenoble comme si c’était le dernier match de 2025. Mais lundi, lorsqu’on leur a demandé s’ils se sentaient en mode « pré-vacances », ils ont été unanimes pour dire qu’ils voulaient aller faire un gros match à Colomiers (ce vendredi à 19 heures). La semaine a été courte mais les entraînements ont été effectués avec beaucoup de sérieux et d’application. Les garçons sont motivés, ils ont pris goût à se créer des bons moments entre nous avec des belles histoires et victoires à l’extérieur. Et puis il y a l’envie de ne pas tomber du podium juste avant les Fêtes, ce qui risque de nous arriver en cas de défaite. On serait déçus si on prenait une trempe à Colomiers, il y a la volonté d'aller jouer et tenir le bras de fer. »

Le staff a composé son groupe en fonction de cet objectif avec un gros banc qui pourrait emporter la décision si, comme espéré, les deux équipes sont à touche-touche au score en début de seconde période.

Alors, si on excepte Dylan Idrissi, opéré des mollets et absent pour un mois, Andréa Pontanier, grippé, Dorian Marco-Pena et Vincent Vial laissés au repos après avoir beaucoup donné, et en intégrant aussi le désir de « générer un peu de rotation et récompenser les garçons qui travaillent bien la semaine », le VRDR présentera la formation la plus compétitive possible dans la banlieue toulousaine. La première ligne sera donc inédite « mais elle a de la gueule, elle apportera de la masse et de la densité qui sont des ingrédients importants en période hivernale », prédit le coach, lequel s’attend à « un match très ouvert » puisque les conditions météo devraient être bonnes.

Et puis, dans la tête, l’idée de prendre un revanche sur ces Columérins qui, le 10 janvier 2025, étaient venus gâcher le début d’année à Pompidou en s’y imposant 29 à 24. Les derniers à s’être imposés à Pompidou. Un levier de plus pour piquer l’orgueil et les intentions des Damiers.

Qui, quoi qu’il advienne ce vendredi, passeront un joyeux Noël.

LA COMPO DU VRDR : Aléo, Quattrin, Asomua – Suaud, Fabrègue – Roux, Vachon, Bholi – Lhusero (m), Méret (o) – Randle, Guillomot, Marrou (cap.), Lane – Rozière.

REMPL. : Idoumi, Chouteau, Milasinovich, McCauley, Real, Spanderashvili, Rodor, Neiceru.

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COLOMIERS, C’EST DU SOLIDE !

17 Décembre 2025

Commençons par le bémol : en tête de la Pro D2 jusqu’à la 7e journée cette saison, Colomiers Rugby reste sur une moins bonne passe depuis début novembre, avec trois défaites sur les cinq derniers matches, dont leur seconde à domicile, face à Provence (10-12), après celle concédée devant Vannes en octobre.

Mais cela n’empêche pas les Columérins de demeurer en haut de tableau avec l’ambition, en recevant le VRDR vendredi prochain (19 heures), de remonter sur le podium.

Parce que Colomiers, c’est du solide ! C’est d’abord un passé d’autant plus remarquable que cette petite ville de banlieue évolue dans l’ombre de l’immense Stade Toulousain. D’abord quatre fois vainqueur du défunt Challenge de l’Espérance (1989, 1990, 1992 et 2008), le club où s’est épanoui Fabien Galthié, l’actuel sélectionneur du XV de France, fut vainqueur du Challenge Européen en 1998, finaliste de la Coupe d’Europe en 1999 et du Championnat de France 2000. S’il a depuis quelque peu baissé de standing, il s’est appuyé sur la qualité de sa formation (plusieurs fois titré en Crabos – moins de 18 ans – et en Gaudermen – moins de 15 ans) pour prospérer en Pro D2. Il se qualifie en effet régulièrement pour les play-offs (en 2016, 2021, 2022 et encore au printemps dernier).

Le changement de staff intervenu à l’intersaison (Julien Sarraute est parti après huit ans à la tête du groupe pro), n’a en rien affecté les performances et l’état d’esprit. Le nouveau coach en chef, Florian Nicot, a gardé le même credo : « Colomiers doit rester une équipe chiante à jouer, qui ne lâche jamais rien », confiait-il l’été dernier à Midi Olympique. Et la consigne est bien appliquée semble-t-il, puisque les Haut-Garonnais possèdent la meilleure défense (215 points encaissés seulement) et sont en tête des ballons grattés (60).

Le recrutement 2025 a été ciblé sur des joueurs issus du Top 14 mais, si l’ouvreur Théo Giral (ex-Clermont) a bien pris en main le jeu et le but, Valentin Delpy (prêté par le Stade Toulousain) et Jules Danglot (ex-Toulon) se sont blessés et ne devraient pas être opérationnels avant janvier.

Thomas Larrieu, ancien du VRDR, talonneur et capitaine, sera également absent après le carton orange dont il a écopé vendredi dernier à Dax. Mais cet effectif jeune a suffisamment de ressources pour redresser la barre à l’occasion de ce dernier choc avant Noël.

Les Damiers le savent, Colomiers n’est jamais facile à jouer. Pour rappel, c’est la dernière formation à avoir gagné à Pompidou (24-29) le 10 janvier dernier. Source de motivation supplémentaire pour la bande à Fortassin.

P. Laf.

 

 

MERET ET ROUX OSCARISES

Jolie petite sauterie lundi dernier dans le réceptif de Pompidou pour la remise de deux Oscars de Midi Olympique au meilleur buteur du VRDR et de la Pro D2, Lucas Méret, et au grand espoir du cru, Adrien Roux. Des récompenses méritées et longuement applaudies par la grande famille des Damiers.

 

VIAL, ROUX… TAULEIGNE ?

Le pilier Vincent Vial et le flanker Adrien Roux ont décidé de poursuivre l’aventure, pour les deux prochaines saisons, sous le maillot à damier. Une excellente nouvelle puisque ce sont non seulement deux des éléments forts du groupe pro mais aussi parce que tous deux sont drômois, l’identité du club en sort valorisée. Un autre Drômois serait en approche : Marco Tauleigne, 3e ligne actuellement à Montpellier, international à quatre reprises, pourrait rejoindre le VRDR la saison prochaine. A suivre…

 

LES HISTORIQUES ONT DES SOUCIS

Comme pour illustrer ce que j’exprimais dans la précédente chronique, trois clubs historiques du grand Sud-Ouest ont été sanctionnés par les instances pour des soucis financiers : en dehors de lourdes amendes, Dax perd ainsi 9 points sur tapis vert, Biarritz et Béziers 2. Tous trois glissent du coup vers le bas du classement et les joueurs dacquois ont même lancé une menace de grève… Ces pénalités sont susceptibles d’appel mais celui-ci n’est pas suspensif.

 

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CES CHIFFRES QUI PARLENT

15 Décembre 2025

 

Je vais ici m’adresser aux nostalgiques… Moi aussi je cultive et chéris mes souvenirs mais ne rejette pas toutes les évolutions : nous n’avons d’autre choix que vivre avec son temps. Je vais me répéter, pour ceux – nombreux, merci ! – qui suivent attentivement la Chronique, mais le capitaine du titre de Nationale, Alexis Armary, de retour au pays, expliquait il y a peu : « De mes saisons au VRDR, j’ai retenu une leçon dont on devrait s’inspirer dans les Hautes-Pyrénées : la Drôme a su additionner ses ressources en rapprochant Valence et Romans, et ça marche ! Alors que nous, nous végétons en se regardant en chiens de faïence entre Tarbes, Lourdes, Bagnères, Lannemezan… » Kiosque Peynet et Jacquemart floqués sur le même maillot, ça commence à ressembler à un exemple.

Cette union qui fait sa force se traduit aujourd’hui en termes de classement pour le VRDR, étonnant et fier deuxième. La question désormais se pose : est-il – déjà – à sa place ? Peut-il viser plus haut ?

Depuis une trentaine d’années qu’il s’est professionnalisé, le XV s’est de plus en plus solidement implanté dans les grandes agglomérations. A partir de 2010, et à la notable exception de l’atypique Castres (qui bénéficie du soutien direct des laboratoires Fabre) par deux fois, tous les vainqueurs du Top 14 (Clermont, Toulon, Stade Français, Racing, Montpellier et, bien sûr, Toulouse à plusieurs reprises) sont issus de métropoles. Fini le temps où Biarritz, Agen, Tarbes, Béziers, Narbonne, Lourdes, Montauban, jusqu'aux héroïques voisins de La Voulte, se succédaient au palmarès. On peut le regretter mais c’est une réalité à laquelle personne ne peut plus se soustraire, basée sur des arguments sonnants et trébuchants : il faut de gros moyens pour briller au plus haut niveau(1).

Nanti de ce constat, je me suis amusé à me projeter. Le bassin économique de la moyenne vallée du Rhône est dynamique (pour preuve les nombreuses entreprises partenaires du club) et l’agglo Valence-Romans est densément peuplée : sur l’échelle de la Pro D2, avec ses 228 725 habitants, elle se situe en troisième position derrière Provence (1 933 030 puisque Marseille est associé à Aix pour le rugby pro) et Grenoble (455 590). Quand on compare à quelques clubs du Sud-Ouest, dont je fustige parfois le relatif immobilisme, c’est un énorme atout. Biarritz se partage avec Bayonne 330 533 habitants agglomérés et donc, dynamique et sponsors. On tombe à 146 013 à Soyaux-Angoulême, 131 867 pour Béziers, 116 510 à Carcassonne, 110 932 pour Brive, et respectivement 59 694 pour Dax et 57 192 pour Mont-de-Marsan, les deux Landais qui se toisent à 50 km de distance et dans le bas du tableau. On mettra Colomiers à part, noyé, avec ses 40 916 habitants, dans la métropole toulousaine quasiment entièrement tournée, pour le ballon ovale, vers la commune centre et son prestigieux Stade.

En se projetant, puisque le  « Plan Damiers » fixe l’objectif à 2029, on peut constater que de ce point de vue économico-démographique (2), Valence-Romans a le droit de prétendre au Top 14 où, si on fige les positions à aujourd’hui, l’entente drômoise figurerait en 9e position, devançant Perpignan, Pau, La Rochelle, Bayonne, Montauban et Castres la bodybuildée.

Le terrain livre une hiérarchie prometteuse à mi-course de la saison. Et les données statistiques en proposent une autre, intéressante, à terme. Le territoire drômois unifié semble posséder les moyens et atouts de ses ambitions.

P. Laf.

(1) On constate la même évolution dans d’autres sports co. Au basket, les trois gros clubs sont désormais Paris, Lyon-Villeurbanne et Monaco, la princière aux gros moyens. En handball, Paris remporte les finales face à Montpellier ou Nantes.

(2) J’ai choisi la hiérarchie démographique, parce qu’elle la plus accessible, parlante et incontestable. Mais j’ai consulté tous les indicateurs officiels de l’INSEE (nombre d’entreprises et d’emplois, taux d’activité et de chômage, revenu moyen des ménages, budget des collectivités locales, croissance de la population, etc.) et toutes les données convergent vers la même tendance : Valence-Romans 3e pour la Pro D2, aux environs de la 12e place sur l’ensemble des 30 clubs des deux premières divisions professionnelles.

 

 

 

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LA NOUVELLE DIMENSION

12 Décembre 2025

C’était déjà vrai depuis au moins deux journées mais désormais Fabien Fortassin valide et prend cette statistique à son compte : «100% des équipes comptant autant de points à la trêve on joué la phase finale. Alors oui, ne pas se qualifier serait une grosse déception. »

Avant de redonner la parole au coach drômois, on va la laisser aux Grenoblois que son XV a largement battus (33-15) : « Nous avons été constamment sous pression, privés de munitions, dominés dans tous les compartiments du jeu par une très belle équipe de Valence-Romans nettement supérieure à nous », a ainsi concédé Julien Farnoux, l’arrière et capitaine visiteur, après la défaite.

Cet aveu marque une bascule : un VRDR au niveau supérieur à celui du FC Grenoble, qui aspire à retrouver le Top 14 et affiche des objectifs immédiats bien plus élevés, c’est un peu le monde à l’envers. Et un VRDR solide dauphin de Vannes au classement, qui reste sur 5 victoires consécutives, 14 successives à Pompidou et sans jamais en laisser repartir son adversaire avec le bonus défensif depuis le début de la saison, ça vous hisse parmi les cadors : « Oui, on fait partie des grosses cylindrées, reconnaît Fortassin. Notre force c’est le collectif et, sans prétention aucune, le fait que nous n’avons pas de réelle faiblesse. » Surpuissants en mêlée, héroïques et désormais disciplinés en défense, efficaces dans leurs moments forts et, notamment ce vendredi dans les débuts de mi-temps psychologiquement si importants, les Damiers évoluent en pleine sérénité. Face à des Isérois venus avec un groupe compétitif et des intentions, ils n’ont jamais tremblé. Ils maîtrisent leur sujet : à chaque fois qu’ils ciblent un match, ils le gagnent. « C’en est presque trop beau mais tant mieux, on en profite ! », ajoute le boss. On en est presque à regretter que Lhusero – mais il a marqué un si bel essai auparavant qu’on ne va pas lui en faire reproche… - ait gâché la pénaltouche du possible bonus offensif. 11 victoires en 14 rencontres, c’est un temps de passage de candidat au titre et à la montée. Un temps de passage seulement : «On ne va pas s’enflammer, les équilibres restent fragiles alors qu’il reste 16 matches à disputer », tempère tout de suite le coach.

Le groupe arrive à maturité et tourne à plein régime, il n’est plus question de se cacher, il faut assumer ce nouveau statut et rien n’indique qu’il n’en sera pas capable dans la seconde moitié du championnat. Surtout que, même si quelques signes de fatigue apparaissent, les premiers retours des blessés longue durée et l’arrivée de l’ailier Xavier Mignot vont apporter du sang neuf en janvier.

Même s’il dit se méfier des voyants trop au vert, Fortassin sait qu’il dispose d’une formation tout terrain, capable de s’imposer quel que soit l’adversité et le contexte, un collectif d’où il est impossible de dégager une individualité. En la circonstance, on a pu apprécier l’étonnante pointe de vitesse d’un pilier, Andréa Pontanier, les appuis jaillissants du convaicant Calum Randle et l’invention de Lucas Méret qui, après avoir brillamment usé du 50-22, a même inventé le « 50-23 » en poussant le réceptionneur à la faute… Mais les 23 ont été à la hauteur de la mission.

 

 

Tout sourit au VRDR qui surfe sur son nuage et régale son public. C’est une nouvelle géographie du rugby d’élite que semble dessiner la Pro D2, où pointent en tête des projets souvent bien ficelés aux dépens des clubs du Sud-Ouest, peut-être trop ancrés dans leurs certitudes, et qui désertent pour le moment les six premières places, à la notable exception de Colomiers*. Le phare drômois espère être une lumière durable dans cette redistribution des cartes.

Il est un peu en avance sur les prévisions. Personne ne s’en plaindra, à commencer par les 8 113 spectateurs qui se pressaient autour de son panache pour ce derby. L’engouement est un bon ingrédient pour la confiance.

P. Laf.

(*) Vannes, Valence-Romans, Aix-en-Provence, Colomiers, Oyonnax et Aurillac.

 

PLAIDOYER POUR LE COCKTAIL

L’explosion du nombre d’invités des partenaires pour cette affiche VRDR-FCG ava

it conduit l’équipe dirigeante à privatiser la Bodega à l’heure apéritive. C’est évidemment très bien pour le rayonnement et les finances du club mais dommageable pour ceux qui apprécient, avant match, l’excellent cocktail des Damiers… Il n’est proposé à aucune autre buvette et il faut vraiment trouver une solution. Grâce à l’aimable et dynamique Corentin, nous avons pu cependant nous rabattre, avec plaisir, sur une belle coupette de clairette. Mais, de grâce, rendez-nous le cocktail !

 

 

 

 

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C’EST LA FÊTE !

11 Décembre 2025

Ce jeudi matin, au retour de leur échauffement avant la mise en place à Pompidou, on a entendu plusieurs Damiers qui chantaient. Et d’autres se chambrer joyeusement. Le signe que l’ambiance est excellente au sein du club et du groupe à la veille d’un derby (attention, coup d’envoi à 19 heures !), dans un stade à guichets fermés, que Dorian Marco-Pena présente en quatre mots qui sonnent juste : « C’est la fête ! »

Oui, c’est une sorte de fête permanente cette saison au VRDR, qui surfe sur ses succès (4 consécutifs à ce jour) et qui, 2e au classement, s’apprête à recevoir un FC Grenoble englué dans ses soucis sportifs (10e avec plus de défaites que de victoires…) et extra-sportifs (changement d’entraîneur en cours de saison et même une grève des joueurs…). « On est devant eux au classement et donc favoris, mais Grenoble c'est trois finales en trois ans et reste donc une grosse écurie de cette pro D2, rappelle opportunément le talonneur aux 8 essais au compteur. Ces derbys sont toujours des matchs serrés, engagés, à prendre très au sérieux. »

Le Biterrois d’origine, qui vient de prolonger pour deux ans, demeure cependant confiant : « Ici, il y a tout qui pousse, il y a tout pour nous mettre en situation de réussir. Le staff nous manage très bien, on fait d’excellents entraînements et des rendus corrects le vendredi soir. » Et le voilà donc propulsé en tête au classement des marqueurs, preuve qu’en matière de ballons portés « on a franchi un cap », dit-il : « C’est mon nom qui s’affiche mais c'est l'ensemble de l'équipe et surtout tous les avants qui me font briller aujourd'hui. On a un ballon qui avance tout le temps… »  

Son coach, Fabien Fortassin, qui se réjouit de la prolongation de Dorian et de Lucas Méret et prévient qu’il y aura « bientôt une autre vague d’annonces », est également conscient du danger : « Grenoble court après la qualification et, dans leur situation, ça passe par des points pris à l'extérieur. Et quoi de mieux qu’un derby pour se relancer ? » Et même si le débrief de la victoire à Biarritz – « un match maîtrisé » - est très positif, « il faut garder cette capacité de se remettre en question et de se dire qu’on peut et doit toujours faire mieux ».

Revient le discours de la nécessaire humilité : « La grosse équipe reste le FCG, il ne faut pas se tromper, et notre costume de petit nous va très bien. On est devant au classement mais on a encore beaucoup à apprendre d'eux, leurs objectifs sont beaucoup plus élevés que les nôtres. » Et puis ce petit avantage d’avoir joué le jeudi la semaine précédente : « En termes de fraîcheur physique, Grenoble sera avantagé : ils ont eu un jour de récupération de plus, ils ont un très court déplacement et nous nous rentrons d’un long voyage. Mais la fraîcheur mentale est de notre côté et souvent, dans ce genre de choc, c’est la tête qui décide… »

Quant aux gradins pleins à ras bord, ça ne suscitera pas une émotion insurmontable : « C'est quelque chose maintenant qu'on gère. On commence à s'habituer à jouer devant un public nombreux et même aussi aux caméras. »

Ça tombe bien, c’est au tour de Marco-Pena de passer au micro de Canal +. Il y aura un reportage sur le VRDR ce jeudi soir à la mi-temps d’Angoulême – Agen. Une preuve de plus que la planète rugby observe désormais de près ce qui se passe dans la Drôme…

P. Laf .

COMPO DU VRDR : Pontanier, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Suaud, Spanderashvili, Real – Rodor (m), Méret (o) – Idrissi, Guillomot, Marrou (cap.), Lane – Rozière.

Remplaçants : Aléo, Idoumi, Milasinovich, Bholi, Roux, Vachon, Lhusero, Randle.

 

UN TOP ARBITRE

C’est Ludovic Cayre, arbitre régulier en Top 14, qui a même dirigé en 2024 la finale du championnat Toulouse – Bègles-Bordeaux, qui a été désigné pour VRDR-Grenoble. Ce qui réjouit Fabien Fortassin : « C’est top et ç’a un petit côté rassurant. On est ravis et fiers de voir l’un des meilleurs arbitres de France venir à Pompidou. Cela montre qu’aujourd’hui Top 14 et Pro D2 ressemblent quasiment à un Top 30. Ce sont des championnats très attractifs, qui suscitent tous deux une grande attention de la part des instances. »

 

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