LE VRDR CRÈVE L’ÉCRAN
Cher suiveurs, deux petites choses en exergue de cette chronique d’entre-deux blocs :
- Des raisons personnelles m’éloignent un peu, malheureusement, du quotidien du VRDR. Je serai aux matches à domicile mais vais rater quelques conférences de presse. Cela créera sans doute, je l’espère provisoirement, un peu d’irrégularité dans mes écrits et infos. Merci par avance de m’en excuser.
- C’est apparemment inévitable sur Facebook et les réseaux sociaux : une période un peu moins favorable crée quelque turbulence dans l’opinion. Vos réactions en témoignent. Mais je ne souhaite pas, comme ce fut parfois la tendance ces derniers jours, que cela tourne à la discussion de comptoir voire aux invectives. Non seulement je ne le souhaite pas mais ne le tolèrerai pas. Cette chronique essaie d’être le plus argumentée et pertinente possible. Cela laisse bien sûr la place à l’erreur (de ma part) et à la critique (de la vôtre). Mais elle a aussi vocation, tout en maintenant une raisonnable distance journalistique, à souligner les aspects positifs de cette louable entreprise qu’est le développement d’un club de rugby de haut niveau en moyenne vallée du Rhône, de l’accompagner sans nourrir de stériles polémiques. Merci de respecter ce choix et cette perspective en modérant en amont vos propos.
LES CHIFFRES SONT TÊTUS
Cela dit, je vais apporter de l’eau au moulin de ceux qui sont convaincus que le ralentissement constaté depuis début 2026 dans les productions et performances du VRDR n’est que passager. En témoignent, comme toujours ici, les chiffres, ceux qui ne mentent pas. Certes, sur ce dernier bloc, ce fut poussif et moins fructueux que sur les précédents. N’empêche : en 4 rencontres, le VRDR, qui n’est jamais sorti bredouille du terrain, a engrangé 10 points. C’est beaucoup moins bien, dans le même temps, que ceux qui mènent l’échappée : Vannes (+ 18), Provence (+19) et Colomiers (+17) ont fait mieux et ont sorti les Damiers de leurs rétroviseurs. Mais la 4e place drômoise est toujours bien accrochée puisque les suivants immédiats (Oyonnax, +11 et Brive, +10) n’ont pas su se montrer plus performants. Quant à ceux qui aspirent à la qualification, ils présentent un bilan nettement moins favorable que celui du VRDR : Agen (7e), Aurillac (8e), Grenoble (10e) et Angoulême (11e) sont à + 5, et Nevers (9e) à + 2 seulement sur ce dernier bloc. En semblant piétiner, les hommes de Fortassin confortent cependant leur place dans le top 6. C’est un enseignement très intéressant, non ? Qu’on peut compléter du fameux classement britannique, celui qui donne la meilleure photo : 1. Vannes, 36 points ; 2. Provence, 29 ; 3. Colomiers, 24 ; 4. Valence-Romans, 21 ; 5. Oyonnax, 14 ; 6. Brive, 5.
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ROIS DU PRIME TIME !
Une autre preuve qu’on compte sur eux pour jouer jusqu’au bout une place en play-offs émerge de la programmation de Canal + : pour les déplacements à Agen (vendredi 20 février à 19 heures), à Angoulême (jeudi 26 février à 21 heures) et pour la si attendue réception du leader Vannes (vendredi 6 mars à 21 heures), le VRDR bénéficiera trois fois de suite de l’exposition maximale sur la chaîne premium. Une marque de déférence et aussi la responsabilité de donner une bonne image. La rançon du succès.
Vannes sera d’ailleurs le début d’une série de chocs, à Pompidou, avec tout ce qui se fait de mieux en Pro D2. Gros avantage mais aussi grosse pression. On n’en est pas encore là.
DEUX ABSENCES SUPPLÉMENTAIRES
Deux internationaux vont manquer au pack en ce mois de février, retenus par le championnat d’Europe, sorte de « Tournoi B » : Vincent Vial, dont la sélection helvétique a trois matches à son programme ; et Ilia Spanderashvili, a priori pour un programme similaire avec la Géorgie mais qui doit passer des examens médicaux à la suite d’une blessure contractée à Aurillac. Quoi qu’il en soit, il faudra se passer de ses services jusqu’au moins à début mars…
La coupure, espérons-le cette fois-ci, devrait faire du bien pour trouver un second souffle. L’effectif restera amoindri pour la réception de Biarritz (vendredi 13 février à 19h30). Un match qu’il conviendra de remporter pour repartir d’un meilleur pied et ne pas laisser instiller le doute.
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
UN POINT AUX TRIPES
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Ce VRDR 2026 a un rugby vraiment brouillon, loin de ses hauts standards de l’année dernière. Mais il a aussi du caractère, celui qui lui a permis d’arracher un point de bonus défensif, ce vendredi, bien après la sirène. Au bilan, malgré quatre matches mal emmanchés, les Damiers récoltent 10 points sur ce bloc achevé donc par une courte défaite dans le bourbier d’Aurillac (32-28) et restent solidement accroché en queue du quatuor de tête.
Je ne regrette pas d’avoir traité de la fatigue et des difficultés en touche lors de mes dernières chroniques. Ces deux facteurs négatifs ont manifestement influé sur l’issue du match avec des retards à l’allumage à tous les étages et des pénaltouches et un 50-22 mal négociés. Ce ne sont que les symptômes évidents d’un mal lancinant et récurrent qui a suscité déception, frustration et même colère chez Fabien Fortassin. Lequel a encore regretté que ses hommes ne respectent pas le plan de route.
Sur cette pelouse toujours à la limite du praticable en hiver, Matthieu Vachon et les siens, pourtant prévenus de ces conditions, ont longtemps patiné, apathiques et sans ressort avant cette soudaine révolte qui, in extremis et en deux petites minutes, leur a permis de ne pas quitter bredouilles le Cantal. De quoi prouver qu’ils ont les moyens de mieux faire. C’était la seule satisfaction du coach qui promet à ceux qui l’ont déçu quelques mises à l’écart qu’il espère salutaires. « Trop indisciplinés, pas bons sur les ballons hauts et les courses sans ballon, pas à leur niveau en défense », il estime que la coupure à venir (pas de match avant la réception de Biarritz le 13 février) pourra « remettre les têtes à l’endroit ». En assortissant son courroux d’une prédiction : « Je sais que ça reviendra. »
Il va falloir retrouver grinta et détermination pour éviter toute dégringolade et désillusion après les promesses de l’automne. Le programme qui attend le VRDR est en effet corsé : après Biarritz, deux déplacements consécutifs à haut risque s’enchaîneront (à Agen puis Angoulême) avant d’accueillir le leader et épouvantail Vannes le 3 mars. A partir de cette date et jusqu’à la fin de la saison régulière, ce seront tous les gros calibres qui viendront à Pompidou : Oyonnax, Colomiers, Brive et enfin Provence pour la dernière journée.
Il va falloir redevenir conquérants !
P. Laf.
OSEA ET OWEN SUR LE FLANC
Pour des lésions différentes (fracture du péroné pour Osea, pubalgie pour Owen), les ailiers Waqaninavatu et Lane vont endurer une indisponibilité comprise entre six et huit semaines. Les lignes arrière continuent à être largement touchées…
CANAL PROMEUT LE VRDR
L’excellent début de saison du VRDR a séduit Canal +. Après Aurillac-VRDR, les deux prochains déplacements du VRDR seront décalés pour une diffusion sur Canal + Sport : à Agen le vendredi 20 février à 19 heures et à Soyaux-Angoulême le jeudi 26 février à 21 heures. Bien pour l’exposition médiatique, moins bien pour la récupération… La rançon du succès !
ENCORE UN TOURNANT
« La fatigue se fait sentir chez certains, il faut apporter un peu d’énergie nouvelle » : c’est par cette phrase que Fabien Fortassin explique qu’il fait entrer sept nouveaux par rapport au groupe qui s’est péniblement défait de Carcassonne vendredi dernier.
C’est qu’il faudra des forces vives pour s’imposer à Aurillac (ce vendredi, attention ! coup d’envoi à 19 heures) sur cette pelouse de Jean Alric qu’on peut prévoir lourde – elle ne sera pas gelée ! - comme souvent en période hivernale. Et où jusqu’à présent, le VRDR n’a jamais gagné.
C’est une fois de plus – et c’est systématiquement le cas quand on fréquente les hauteurs du classement et qu’on aspire à un Top 6 voire Top 4 pour monter l’ambition d’un cran – un tournant de la saison. Certes sans pression aucune et sans conséquence grave et immédiate, mais pour garder la cadence et ne pas se laisser décrocher par le trio de tête, il serait bon de ne pas revenir à vide du Cantal. Mais le Stade Aurillacois, qui reste sur quatre défaites consécutives et a glissé à la 10e place, qui a largement fait tourner pour son dernier déplacement à Aix-en-Provence, aura mis tous les atouts pour reprendre sa marche en avant. Le VRDR est attendu !
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Parmi les sept entrants côté drômois, on comptabilise quatre Espoirs, certains désormais bien connus comme le pilier Esteban Chouteau, le demi de mêlée Paul Dumas et Adrien Martin, qui enchaîne une deuxième titularisation à l’arrière. Pour les accompagner, le prometteur ailier Jocelyn Debricon, déjà du voyage à Vannes en octobre dernier. Et l’on notera les grands débuts de Izzy Moore-Aiono, un troisième ligne samoan de 25 ans, ancien de Castres et des Saracens, qui, blessé, n’a encore jamais porté le maillot à damier. Le staff compte sur sa mobilité et son explosivité (103 kg pour 1,83 m) pour aller au combat.
Notons par ailleurs le retour de Mattéo Rodor à la mêlée, la mise au repos de Louis Marrou, qui laisse le brassard à Mathieu Vachon, et les absences sur blessures d’Osea Waqaninavatu, Owen Lane et Joris Moura, tandis que Xavier Mignot est victime d’un virus. Les lignes arrière sont à flux tendu…
Gros combat en vue !
P. Laf.
LA COMPO DU VRDR : Chouteau, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Suaud, Vachon (cap.), Spanderashvili – Rodor (m), Méret (o) – Rozière, Guillomot, Neiceru, Debricon – Martin.
REMPLAÇANTS : Pontanier, Idoumi, Asomua, Goumat, Bruchet, Real, Moore-Aiono, Dumas.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
LA TOUCHE, QUESTIONS ET RÉPONSES
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Parmi les raisons du parcours exceptionnel des Damiers depuis le début du championnat, la solidité du pack est essentielle. Parce qu’ils ont gardé la puissante ossature de la saison précédente et donc affiné leurs automatismes, parce qu’ils ont su s’adjoindre et intégrer des éléments de grande qualité dans la conquête et en défense (Fabrègue, Suaud…), les avants sont la source des bons résultats actuels. « No scrum no win » (« Sans mêlée, pas de victoire ») disent les Anglais. Et, pour une fois, ils ont raison.
En mêlée fermée, dans le combat, au plaquage, les « gros » du VRDR n’ont donc de leçon à recevoir de personne. Reste cependant un domaine où ils semblent moins performants que lors de l’exercice précédent : la touche.
On se souvient notamment de ces pénaltouches mal négociées et improductives lors des trois derniers matches, face à Béziers, Mont-de-Marsan et Carcassonne. Des occasions ratées inhabituelles et pénalisantes même si elles ne doivent pas faire oublier que le ballon porté est devenu une arme maîtresse du VRDR, en témoignent les 10 essais inscrits par le talonneur, Dorian Marco-Pena.
On peut s’essayer à dégager des explications à ces petits toussotements :
- Le petit « coup de mou » général qui a affecté l’effectif depuis la fin 2025 et qui, évidemment, a un impact sur la dynamique en touche.
- Le départ de Cyril Deligny vers Agen : ce talonneur expérimenté était un lanceur efficace, parfait pendant de Dorian Marco-Pena.
- La blessure d’Issam Hamel : opéré d’un genou dès cet été, l’ancien talonneur de Brive, 28 ans, n’a pu apporter son vécu et son savoir-faire en la matière. Un gros manque, heureusement provisoire.
- La promotion précipitée du jeune Sacha Idoumi (23 ans), présent sur plus de feuilles de match que prévu, très actif dans le jeu mais qui a dû assimiler en un temps record toutes les subtilités d’une parfaite relation lanceur-sauteurs.
- L’appel, comme joker médical, au Canadien Andrew Quattrin, arrivé d’outre-Atlantique, et auquel il faut évidemment un temps d’adaptation au rugby à la française.
- Les absences prolongées de garçons comme Florian Goumat et, surtout, Axel Bruchet, qui soulageaient beaucoup Ryan McCauley, le sauteur n°1.
- Le fait que le VRDR est beaucoup plus observé, de par ses performances, qu’auparavant. « On est énormément regardés et décryptés, explique Marco-Pena. Les adversaires parviennent donc un peu plus à nous contrer. »
Au bout de constat à plusieurs étages, on va donner la parole aux garçons directement concernés, à commencer par Axel Bruchet : « On est très bien défensivement sur les touches, on embête beaucoup les équipes adverses, on les contre et les perturbe. Mais il est vrai qu’offensivement, on se trompe un peu, peut-être va-t-on chercher « trop difficile », il va falloir se rassurer sur des choses un peu plus simples. On a de bons sauteurs, on a de bons lanceurs. On ne va donc pas trop se prendre la tête là-dessus et garder nos points forts sur la mêlée et les ballons portés. »
Quant au lanceur en chef, Dorian Marco-Pena, il demeure résolument optimiste : « Notre touche n’est pas au top en ce moment, tant au niveau du lancer que du timing. Mais on travaille très, très fort avec Scott (Newlands) et les leaders de touche. Il y a un petit déclic à trouver et qui va nous faire avancer. Je suis pas du tout inquiet pour ça. »
La conclusion est pour Bruchet : « Oui, il y a eu quelques erreurs sur les annonces, ces petits détails qu’il faut rectifier si on veut monter parmi les grosses équipes. » Bonne remarque, parce que la différence qui existe encore entre ces « grosses équipes » et le VRDR, ce sont les bonus offensifs, bien sûr plus facilement accessibles quand on est efficace d’entrée dans la zone de marque. Peut-être le dernier palier à franchir, sans pression aucune, pour que les Damiers entrent définitivement dans la cour des grands…
C’est qu’on deviendrait exigeants !
P. Laf.
« ÇA COMMENCE À SENTIR BON ! »
« ÇA COMMENCE À SENTIR BON ! »
Je vous propose de passer vite sur cette nouvelle copie inaboutie mais victorieuse rendue par le VRDR face à Carcassonne (24-17). C’est Bernard Goutta, l’entraîneur des Audois, qui en tire le plus lucidement la leçon : « On a ce qu’on mérite face à une très bonne équipe de Valence-Romans bien en place qui a joué un match parfait tactiquement, avec une bonne conquête, un bon jeu au pied, une forte pression qu’on n’a pas su inverser. » Avec cette conclusion : « Je pense qu’on a tous vu le même match ! »
Oui, on l’a vu et on s’est par moments encore profondément ennuyé. La faute d’abord, il faut leur rendre cet hommage, à des visiteurs qui ont héroïquement défendu, surtout dans les longs temps forts drômois de part et d’autre de la pause. La faute évidemment à toutes ces imprécisions (neuf en-avant dans les zones de marque) qui ont empêché Marrou et les siens de prendre le large et emballer les débats.
On ne va donc pas s’attarder sur une bataille dont l’issue n’a cependant fait guère de doute et, comme le dit Fabien Fortassin, « qu’en avril ou en mai, on l’espère, on aura oubliée ». Avant de lucidement balayer les doutes par : « Il faut retenir les quatre points, savoir les prendre. »
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Parce que la vérité de cette 18e journée, qui confirme que les Damiers, en panne d’inspiration et d’efficacité, traversent leur premier temps faible de la saison, c’est que la situation au classement ne fait que s’embellir : le premier non qualifiable est désormais 17 points derrière. Un gouffre. Alors, ainsi que le coach s’en lèche les babines, « ça devient forcément intéressant, très intéressant, ça commence à sentir bon ».
Certes rien n’est acquis mais partons des réalités comptables.
- Une 16e victoire consécutive à Pompidou – où, depuis le début du championnat, aucun adversaire n’a pris le moindre bonus défensif – et 13 succès au compteur pour cet exercice 2025-2026, soit 3 et 4 de plus qu’Oyonnax et Brive les poursuivants immédiats.
- Au classement britannique, reflet le plus fiable de la situation, le VRDR compte 20 points, bien calé dans une échappée à cinq (Vannes 32, Provence 25, Colomiers 23 et Oyonnax 17), loin devant le 6e, Brive (5), et avec un avantage énorme sur le premier des prétendants derrière, Agen (2).
- Depuis le début d’année, ce VRDR poussif a cependant engrangé 9 points en trois matches. Dans le même temps, les clubs qui prétendent à le rejoindre dans le Top 6 ont connu des vaches plutôt maigres : Grenoble et Angoulême en ont récolté 5, Nevers 2, Aurillac 1 et Agen zéro !
- Sur ce début de deuxième phase, le XV drômois prend, sur l’aller-retour, 8 points contre Béziers et Carcassonne et 5 points devant Mont-de-Marsan.
- Considéré à juste titre comme l’équipe surprise de cette Pro D2, le VRDR, solide quatrième, compte 56 points après 18 journées. La saison dernière, les observateurs encensaient l’irruption parmi les gros de Soyaux-Angoulême qui, pourtant, n’en était qu’à 48 points et 5e au même stade. Quant à Dax, glorifié pour ses étonnantes performances en 2024, il s’y contentait alors de 41 points et d’une 5e place également.
Et envisageons les perspectives. Un périlleux déplacement vendredi à Aurillac, où la rudesse du climat et de l’adversaire font toujours craindre la sortie de route. Biarritz à domicile le 13 février, puis deux voyages successifs à Agen et Angoulême avant d’aborder cette excitante dernière ligne droite : le Valence-Romans s’apprête à accueillir, en enfilade, ses cinq autres compagnons d’échappée ! Dans l’ordre : Vannes, Oyonnax, Colomiers, Brive et Provence… Ça va bouillir. Avec cette certitude : les Damiers ont leur avenir entre leurs mains.
En attendant ce printemps de feu, on va mettre l’accent sur deux enseignements. Le premier, c’est que Dorian Marco-Pena, avec son doublé et un total de 10 essais (son 23e pour le VRDR, un record), devient coleader du classement des marqueurs et le premier parmi les talonneurs, ce qui prouve bien que, malgré les dernières ratées, le ballon porté demeure une grande force des Drômois. Et l’autre c’est cette constance de Lucas Méret devant les perches, encore auteur d’un sans faute et, en prime, d’une passe au pied millimétrée pour l’essai libérateur de Thomas Rozière. Un buteur de cette classe est un bien rare et précieux !
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
RETROUVER DE L’ALLANT
Fabien Fortassin ne souscrit pas pleinement aux conclusions chiffrées de la dernière Chronique. Il ne croit « pas que la fatigue est la raison première de notre petite baisse de niveau ». Pour lui, c’est d’abord dans les têtes que ça se passe, que ça s’est passé : « On a peut-être un peu trop parlé du classement et la défaite à Mont-de-Marsan nous a remis les pieds sur terre. Les garçons ont compris que s’ils ne font pas le nécessaire, ils seront dominés dans le combat. Il faut passer en mode guerrier et, en réinjectant du sang frais, on va avoir des joueurs qui ont tout à prouver, ça va rebooster tout le monde. En tout cas, c'est ce qu’on espère. »
Axel Bruchet sera face à Carcassonne (ce vendredi à 19h30 à Pompidou) un des fournisseurs d’énergie nouvelle. Il n’a pas joué depuis le 3 octobre, il a forcément faim et a aussi constaté que « un peu de fatigue s’installe » chez ses copains. Physique ou psychologique, il ne se pose pas la question, il sait juste que sa mission sera d’aider à « remettre de l’envie et de l’enthousiasme, à répondre présent dans l’agressivité » : « Quand on voit depuis les tribunes (il a été opéré des deux épaules) ou devant son écran ce qu’ils ont été capables de faire, on a envie de revenir pour croquer dans le gâteau », explique le troisième ligne aile, qui pourrait bientôt annoncer une prolongation de contrat.
A l’issue d’une « très bonne semaine de travail où on n’a parlé que de Carcassonne – équipe réputée rugueuse et au gros paquet d’avants - et de notre propre contenu » (Fortassin), le staff espère que les 23 joueurs désignés mettront plus de conviction, plus d’intentions qu’à Mont-de-Marsan. « Face à un adversaire qui joue sa survie à chaque match (les Audois sont derniers au classement), il faut qu’on domine tous les secteurs, qu’il n’y ait rien de facile pour eux, qu’on retrouve notre grinta, qu’on soit des ronces ! »
Voilà pour le programme, ambitieux, qui devrait permettre aux Damiers, devant une belle chambrée (plus de 5 000 billets avaient été vendus ce jeudi matin), de reprendre la vitesse de croisière les ayant portés au plus haut niveau. Avec deux petites attractions en prime : la titularisation du jeune Adrien Martin à l’arrière – ouvreur de formation, Fortassin lui donne ainsi une chance de montrer son aisance sous les ballons hauts et sa qualité de jeu au pied – et la première feuille de match de l’international Xavier Mignot, recrue phare de l’hiver.
P. Laf.
LA COMPO DU VRDR : Aléo, Marco-Pena, Milasinovich – McCauley, Goumat – Bruchet, Vachon, Spanderashvili – Lhusero (m), Méret (o) – Waqaninavatu, Marrou (cap.), Guillomot, Rozière – Martin. REMPLAÇANTS : Pontanier, Quattrin, Asomua, Fabrègue, Suaud, Dumas, Neiceru, Mignot.
IDRISSI PROLONGE
Le jeune centre ou ailier Dylan Idrissi, arrivé l’été dernier du Racing 92, a prolongé de deux ans son contrat au VRDR. « Son intelligence tactique et son aisance technique en feront un élément essentiel de l’équipe dans le futur », se réjouit Fabien Fortassin. Qui compte sur un retour de Dylan, qui a subi une intervention au mollet, « dans un bon mois ».
LE POINT SUR LES BLESSÉS
Owen Lane se fait opérer ce vendredi d’une pubalgie, il faut compter sur une absence de huit semaines. Joris Moura, qui a joué à Mont-de-Marsan, continue à souffrir de son genou et ne peut enchaîner les matches. Mattéo Rodor a été victime d’une contracture à l’adducteur sans lésion et devrait postuler pour le prochain déplacement à Aurillac. Tout comme Thembelani Bholi et Loan Real, qui ont des douleurs aux épaules sans trop de gravité.
HOMMAGE À DANIEL
Un hommage sera rendu avant le coup d’envoi à Daniel Garde, supporter de toujours du VRDR, hélas brutalement disparu il y a quelques jours et inhumé mardi dernier à Valence.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions au stade ce vendredi, sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
SOS FATIGUE !
Savez-vous pourquoi j’ai souvent recours aux chiffres ? Parce qu’ils sont révélateurs. D’aucuns avancent qu’on leur fait dire ce qu’on veut… Mais quand on les prend bruts, ils ne trompent pas.
A la suite des trois sorties consécutives plutôt ratées du VRDR (qui lui ont quand même rapporté cinq points !) à cheval sur le Jour de l’An (à Colomiers, devant Béziers et à Mont-de-Marsan), j’ai donc cherché une explication dans les chiffres. Et je n’ai pas eu à aller bien loin…
Le temps de jeu d’abord : cinq Damiers (Rozière, Méret, Guillomot, Suaud et Marrou) font partie des quinze joueurs de Pro D2 ayant passé le plus de temps sur le terrain. Signe que la rotation est minimale : 12 joueurs du VRDR ont déjà cumulé, depuis le début de saison, 15 feuilles de match ou plus ; les équipes qui suivent, dans ce classement du recours aux mêmes éléments, sont Dax et Mont-de-Marsan, chez lesquels on en dénombre… 5 seulement ! Par comparaison, chez les autres membres de l’actuel top 6, Colomiers a 4 joueurs à 15 feuilles de match, Vannes 3, Oyonnax 2, Provence et Brive un seul… C’est déjà parlant. Fortassin a utilisé 40 joueurs en 17 journées. Seul Colomiers en a appelé aussi peu (40 également), tandis que tous les autres candidats à la qualification tournent déjà à 45 au moins (Agen) et jusqu’à 50 (Brive). Chez les adversaires, la tâche est donc plus largement et équitablement répartie.
Ajoutez à ce constat celui du jeu proprement dit : le VRDR caracole en tête des plaquages réussis (2680), très loin devant son dauphin en la matière, Colomiers (2260). Cinq des dix plus gros plaqueurs de Pro D2 sont d’ailleurs drômois : Suaud, Real, Fabrègue, Bholi et Vial. Pas étonnant, dès lors que les Damiers soient derniers en termes de possession (46,2%) et avant-derniers pour ce qui est l’occupation du terrain (45,9%), juste devant la lanterne rouge, Carcassonne.
Fabien Fortassin et ses garçons le répètent désormais à chaque intervention : « On ne va pas tenir le coup si on continue à passer notre temps à défendre ! » Un vœu pour l’instant pas suivi d’effet. La défense (avec la conquête sur les phases statiques) est devenue le point fort, très fort, du VRDR. Mais il consume les énergies, dans ce sport si exigeant physiquement qu’est le rugby professionnel, surtout quand l’effectif tourne si peu…
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Il y a certes des circonstances explicatives et atténuantes à cet état de fait. Depuis l’été – et parfois même dès le printemps – les blessures, souvent de longue durée, se sont multipliées. Ce qui a encore réduit la profondeur d’un banc déjà loin d’être pléthorique. Les retours se font au compte-gouttes, même si pas mal de convalescents voient désormais le bout du tunnel. Mais on n’intègre pas si facilement et sans risques des quinzistes, lesquels ne sont pas immédiatement interchangeables. Pour chaque phase de jeu, les automatismes, le vécu commun, la répétition des gestes et des combinaisons sont une composante et un atout décisifs pour le bon fonctionnement d’une équipe. Or, parmi ceux qui devraient être enfin aptes en ce mois de janvier, quatre n’ont encore jamais porté le maillot à damier en compétition (Chanet, Ross, Moore-Aiono et la recrue Mignot) et leur présence aux entraînements collectifs est toute récente.
Le staff a bien conscience de la fatigue qui point et pénalise les actuelles performances. Il est certain que du sang frais va entrer contre Carcassonne ce vendredi (19 h 30) à Pompidou. Mais on ne peut se le permettre qu’à bon escient et à doses limitées. Il ne faudrait pas, faute d’un liant suffisant, enclencher une spirale négative contre le promu.
La bonne surprise du début de championnat est à un moment charnière de son parcours et de son évolution.
P. Laf.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions au stand du 16e au stade ce vendredi, sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
UN PEU DE MOU DANS LA CORDE À NŒUDS
A cheval sur la trêve, le VRDR est dans un moment faible de son parcours. La défaite à Colomiers, le 19 décembre, avait montré certaines limites qu’on avait attribuées à la fatigue. La pénible victoire sur Béziers, le 9 janvier, acquise aux forceps par manque de rythme, confirmait que les Damiers ont du mal à retrouver leur allant. Et s’ils ne sont pas revenus victorieux de Mont-de-Marsan, en ce vendredi soir, ce n’est qu’à leur manque de fraîcheur et de réalisme qu’ils le doivent. A de mauvais choix et à leurs imprécisions aussi, qu’on ne peut attribuer entièrement au ballon glissant. Leur flamboyante demi-saison les met à l’abri de toute critique excessive mais, en d’autres circonstances, on n’aurait pas hésité à parler de faute professionnelle tant les Damiers ont dominé la conquête, notamment en mêlée, tant ils ont héroïquement défendu lors du premier moment fort des Montois (20e-40e), tant ils ont eu l’occasion de refaire leur retard au moment de leur réaction en supériorité numérique. Avec ces pénaltouches gâchées, défaut déjà apparu la journée précédente.
Ces reproches pourraient même être encore atténués par le fait qu’ils ont su préserver le point du bonus défensif. Une mansuétude dont Fabien Fortassin ne fait pas montre, lui qui n’a trouvé aucune consolation, dans ce nouveau brouillon de rugby, à la punition des vingt heures de bus de ce lointain déplacement. « Pauvres en tout sauf en mêlée, on n’a rien fait, rien proposé, pestait-il devant les micros de Ici Drôme Ardèche, le Dauphiné Libéré et l’Impartial en conférence d’après-match, en colère contre ses joueurs. On a été mauvais sur les ballons aériens et on n’a pas plaqué leurs porteurs aux jambes, deux domaines que nous avions pourtant particulièrement travaillés. Depuis des semaines, les gars sont brossés dans le sens du poil, ils ont fini par croire qu’ils étaient les plus beaux mais ce costume de starlettes ne leur va pas du tout ! J’ai l’impression qu’ils jouent en pensant plus au tableau d’affichage qu’au contenu ! »
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Cependant, partis dans les Landes avec 13 points d’avance sur le 7e et premier non qualifiable, ils en reviennent avec un matelas de 14 points désormais. Un qui perd gagne qui les conforte dans le haut du tableau – où ils demeurent à la 4e place, légèrement distancés par Provence qui trouve enfin sa vitesse de croisière - mais ne doit pas faire oublier qu’il y a donc un peu de mou dans la corde à nœuds.
On a donc le droit de se montrer déçus du résultat puisqu’il y avait la place de faire mieux et que, justement, le VRDR nous a habitués à faire mieux. Fortassin, qui attend « une révolte » à l’occasion de la venue de Carcassonne à Pompidou la semaine prochaine, va sans doute instiller du sang frais. Avec prudence cependant, parce que l’équipe audoise, certes lanterne rouge, se bat bec et ongles pour sa survie et vient de battre Dax.
Il n’y a aucun péril, l’édifice tient bon et le groupe retrouvera vite le chemin du succès. On n’avait eu quasiment que des hauts depuis l’entame du championnat, il était patent que les bas arriveraient. Et l’on peut se souvenir qu’un point gratté à l’extérieur, les saisons précédentes, auraient été accueilli comme une grande satisfaction. Mais c’est la manière qui déçoit.
La barre est placée haut et l’exigence en est le logique corollaire. Elle va s’exercer maintenant sur le prochain rendez-vous où, là, il ne faudra pas se manquer, aucune excuse ne sera acceptée.
C’est ça mettre l’eau à la bouche : les supporters ont envie de croquer tous les week-ends !
P. Laf.
RODOR TOUCHÉ AUX ADDUCTEURS
Remplacé par Thomas Lhusero à la mi-temps, Mattéo Rodor souffre des adducteurs. Il est bien sûr trop tôt pour juger de la gravité de sa blessure et évaluer son éventuelle indisponibilité.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
REMEMBER BIARRITZ !
REMEMBER BIARRITZ !
Fabien Fortassin l’avait déjà annoncé juste après la sortie laborieuse mais victorieuse (8-0) face à Béziers vendredi dernier : l’enchaînement succès difficile contre Nevers (13-3) puis match abouti à Biarritz (37-25), fin novembre - début décembre, est un scénario qu’il espère revivre : « Après cette piqûre de rappel, on veut croire qu’il y aura pas mal de similitudes pour ce déplacement à Mont-de-Marsan et que l’envie de bien y réussir sera au rendez-vous. On y va pour faire un résultat, avec un peu plus de rythme forcément et sur un terrain synthétique qui peut nous convenir. L'idée, c’est de très peu changer le groupe par rapport au week-end dernier parce que je pense que les gars seront beaucoup mieux en termes de condition physique. On va se mesurer à une équipe qui joue le maintien, on sait que ce sera difficile, mais on connaît ce genre de situation et il faut qu’on s’en serve. »
Après Mont-de-Marsan, 15e, il y aura la réception de Carcassonne, 16e et dernier, l’occasion d’engranger des points ? « On aimerait, parce que le calendrier propose un vrai virage, avec deux déplacements consécutifs pour Oyonnax, Brive qui va à Vannes et Agen à Grenoble, a noté le manager général. En deux journées, il y a la possibilité de se constituer un matelas plus confortable sur les 5e et 6e, sachant que ce sont deux clubs qu’on va recevoir ensuite. Ces deux semaines peuvent être un accélérateur pour notre but : rester dans le top 6. »
Même s’il ne s’est jamais caché derrière son petit doigt, un Fabien Fortassin qui se projette c’est un peu nouveau mais conforme aux appétits qui naissent logiquement au VRDR. Avec toute la méfiance que requiert un adversaire, le Stade Montois, qui reste sur une performance encourageante chez l’ogre vannetais, où il a perdu (29-47) mais inscrit 4 essais : « Mont-de-Marsan reste une valeur sûre de la Pro D2, considère le boss. Ils ont une énorme expérience de la Pro D2 et des joueurs de qualité. C'est une équipe qui, chez elle, a battu Provence et Vannes. On est prévenus. Mais mes Damiers savent en général répondre présent quand la pression est forte et le choc intense. Ça va sans doute ressembler à Biarritz où on avait tenu le choc. Il faudra encore être prêts à rivaliser dès l’entame. Et, ensuite, être entreprenants, provoquer. On ne va pas faire vingt heures de bus pour s’ennuyer comme vendredi dernier ! »
Sacha Idoumi, le talonneur qui compte déjà 13 feuilles de match et adore prendre sa part dans l’animation offensive, est au diapason : « On ne va pas pouvoir s’appuyer seulement sur la défense pendant le reste de la saison, on doit aussi construire notre jeu et inscrire des essais ballon en main. On a à cœur de montrer une autre image de notre attaque. » Légitime objectif qui ne débouche pas sur un excès de confiance : « Honnêtement, on se considère encore parmi les petits de cette division même si actuellement on fréquente le haut du tableau, tempère tout de suite l’ancien Niçois. C’est notre première saison à ce niveau et ce qu’on souhaite c’est juste préserver l’avance qu’on a su prendre. »
Le VRDR n’a pas la grosse tête, simplement une grosse ambition dans les Landes.
P. Laf.
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UNE GROSSE ÉQUIPE
S’il n’y avait quelques bobos (lire-ci-dessous), le groupe de 23 aurait été quasi identique à celui de vendredi dernier. En tous cas, au vu de la liste des 28 qui partent ce jeudi à Mont-de-Marsan, on se dirige encore vers l’équipe la plus forte possible sur le papier :
LES AVANTS : Aléo, Chouteau, Pontanier, Quattrin, Idoumi, Marco-Pena, Milasinovich, Vial, McCauley, Fabrègue, Huguen, Goumat, Roux, Spanderashvili, Bholi, Suaud, Real.
DERRIERE : Rodor, Dumas, Lhusero, Méret, Martin, Waqaninavatu, Randle, Mawalu, Neiceru, Rozière, Moura.
Coup d'envoi ce vendredi 16 janvier à 19h30.
LE RETOUR DES BOBOS
L’infirmerie accueille hélas de nouveaux joueurs : le cas d’Owen Lane est le plus sérieux, qui traîne une pubalgie handicapante. Il a consulté un spécialiste et espère vite se soigner efficacement. Son absence conduira sans doute Thomas Rozière à passer à l’aile et Joris Moura à précipiter – un peu – son retour à l’arrière. Deux éléments à l’aise sous les ballons hauts, ce ne sera pas un luxe ! Par ailleurs, Mathieu Vachon déplore une coupure au niveau du plancher orbital et Matthieu Guillomot souffre des cervicales. Leur indisponibilité ne devrait pas être très longue.
ENCORE JOUER LES PROLONGATIONS
On a appris cette semaine que le pilier Anthony Aléo resterait au VRDR jusqu’en juin 2027. Le staff discute actuellement avec les deux vétérans, Thembelani Bholi et Florian Goumat, pour savoir s’ils veulent rempiler. Le choix leur appartient. Et Fabien Fortassin assure qu’il y aura quelques annonces d’autres prolongations dans les semaines à venir.
À AGEN AVEC LE 16e DAMIER
Le club des supporters du 16e Damier organise un déplacement pour aller encourager le VRDR à Agen le vendredi 20 février. Inscriptions sur HelloAsso, au 06 44 19 80 67, sur les réseaux sociaux du groupe ou bien par mail à le16iemedamier@gmail.com
DU MONDE AU BALCON
À la demande générale de ceux qui n’ont pas suivi, on va vous faire un point sur les retours de blessure au VRDR. Après que le groupe, réduit par les indisponibilités, a passé les deux derniers blocs au charbon, il voit arriver des renforts au balcon pour ce début d'année. Ouf!
Les piliers Tom Ross et Louis Chanet, les 3e ligne Izzy Moore-Aiono et Axel Bruchet, l’arrière (ou ouvreur) Joris Moura – les trois premiers, arrivés l’été dernier, n’ayant encore jamais joué une minute en Pro D2 avec les Damiers – sont opérationnels. Ils devraient apparaître peu à peu sur les prochaines feuilles de match du bloc en cours. Il faudra en revanche attendre un peu pour voir revenir d’abord le trois-quarts Dylan Idrissi, opéré des mollets, puis le centre Anatole Pauvert, le pilier Kevin Goze et le talonneur Issam Hamel. Mais le groupe qui s’entraîne normalement tourne autour des 43 garçons, sachant que Xavier Mignot, l’ailier international dont la dernière apparition en compétition date des SuperSevens d’août dernier, mais qui, sérieux, est physiquement affûté, postulera lui aussi très vite.
Mignot, recrue phare avec Marco Tauleigne qui arrivera, lui, en juillet de Montpellier, n’est pas là par hasard : « Comme Marco, originaire du Teil, Xavier est un garçon issu du territoire, puisqu’il est berjallien, explique Fortassin qui, avec son staff, essaie de renforcer l’identité du VRDR. Aujourd’hui, nous sommes capables d'attirer ce genre de joueurs, tout comme on a déjà su séduire des internationaux étrangers, comme Lane ou Spanderashvili. On continue à progresser avec des hommes très expérimentés, aux beaux CV et intéressants par leur polyvalence. Je suis friand de ces profils qui peuvent couvrir plusieurs postes, ailier ou centre pour l’un, deuxième ou troisième ligne pour l’autre, qui sentent le jeu. Et c’est un plus d’avoir validé leurs contrats aussi tôt dans la saison grâce à l’assurance que nous nous maintiendrons. Ce qui nous a aussi permis de très tôt prolonger les joueurs qu'on voulait conserver. Le recrutement n’est pas bouclé mais il n’y aura pas énormément d’annonces maintenant, peut-être deux ou trois recrues encore. »
Il est vrai aussi que l’équipe Espoirs, qui a eu du mal à exister en Élite cet automne tout en connaissant un léger mieux avant la trêve, ne fournit pas encore assez de réservistes compétitifs. Il faut laisser mûrir. Et s’appuyer sur un collectif qui fait déjà ses preuves et s’étoffe intelligemment.
P. Laf.
LA FORTERESSE IMPRENABLE
C’est peu dire que Fabien Fortassin n’a guère souscrit au slogan de la campagne d’abonnements du VRDR, « Faire de Pompidou notre forteresse imprenable ! ». « Imaginez qu’on prenne Vannes à domicile d’entrée et qu’on perde… On aurait l’air de quoi ? » sourit-il régulièrement à cette évocation. Mais le slogan est pourtant bel et bien devenu une réalité. En alignant quinze victoires de rang à domicile, les Damiers sont aujourd’hui la seule équipe de Pro D2 invaincue depuis un an à domicile. Une performance qui deviendrait un exploit si les venues, en seconde partie de saison, des cadors de la compétition (Vannes, Oyonnax, Colomiers, Brive et Provence dans l’ordre). Quel excitant printemps cela promet !
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HOMMAGE À UN PUR
Daniel Garde était un discret et un fidèle. Abonné en tribune G, soutien toujours positif des Damiers, follower assidu et pertinent de la Chronique, c’était un vrai et solide supporter. Il est brutalement décédé ce dernier week-end et sa haute silhouette, son air bonhomme et ses réflexions toujours frappées du bon sens et jamais dans l’excès vont nous manquer. Et manquer encore plus cruellement à Jacques, son voisin au stade et son ami de 40 ans. Nos condoléances à sa famille et plus particulièrement à ses cousins, Martine et Jean-Luc.
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