C’EST COMPLIQUÉ !
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Il y avait eu l’en-avant de Paul Dumas à Dax, dont le choix vous avez fait réagir. Il y a maintenant celui de Giga Tutisani au stade des Alpes, qui nous servira de symbole cette fois.
Loin de nous l’idée de montrer du doigt le jeune pilier géorgien (air connu) pour sa première en Pro D2, sa faute de main illustre simplement la énième frustration du VRDR en ce début de saison. Et ce n’est pas sur ce dernier ballon porté maladroitement conclu que les Damiers ont laissé passer leur chance… C’est bien avant, après 25 premières minutes ultra dominées mais sans aucune récompense au score, au bout d’une première mi-temps où les Grenoblois ont eu du mal à exister et sanctionnée d’un retard de 3 points (7-10) au tableau d’affichage.
Le mot « frustration » va revenir sur toutes les lèvres après ce revers (17-20) et le nouveau point de bonus défensif (le 3e en 4 défaites) ne consolera personne. Un pack toujours aussi puissant, une touche impeccable, des intentions louables affichées, mises en œuvre et souvent bien huilées… jusqu’à ce qu’une une imprécision, une précipitation, un mauvais choix, un ballon tombé, un turnover lâché permette à Grenoble, pourtant souvent acculé, de s’en sortir… Rageant certes, décevant même, mais surtout la démonstration que les automatismes ne sont pas encore au point et que tension et fébrilité finissent par imposer le sceau de la défaite.
La pièce est donc décidée à ne pas tomber du bon côté en cette entame de championnat. En ajoutant que Marco Tauleigne s’est blessé au mollet à l’échauffement, qu’Axel Bruchet a vite quitté la pelouse la cheville en vrac et que Dupont et Rodor ont également été touchés.
La coupure de deux semaines devrait donc faire du bien aux corps, aux têtes et aux coaches qui vont pouvoir peaufiner leurs axes de travail. Le VRDR n’est pas loin, certaines individualités prennent de l’épaisseur, notamment chez les jeunes, la défense demeure solide, il est « pénible à jouer » selon le vœu de Romain Terrain et l’aveu de ses adversaires. Mais il ne gagne pas ou trop peu et s’est doucement enlisé au classement.
C’est compliqué, ça devient compliqué et il va falloir vraiment se montrer beaucoup plus réalistes pour profiter d’un deuxième bloc a priori moins ardu, à partir du 9 octobre (trois matches à domicile contre Béziers, Colomiers et Nevers pour deux déplacements à Oyonnax puis Biarritz). Au risque de traverser cette saison de la confirmation espérée dans un anonymat qui serait synonyme de régression.
Vivement qu’on puisse afficher des images d’essais victorieux !
P. Laf.
RÉACTION
ROMAIN TERRAIN, manager sportif (au micro d’Ici Drôme-Ardèche, le Dauphiné Libéré et l’Impartial) : « C’est frustrant. Une première erreur qui en entraîne une deuxième et précipite une troisième et on offre un essai... Il faut savoir stopper ces hémorragies, mieux gérer nos temps faibles, histoire de s’éviter ces coups qui font mal au score et au mental. J’ai des regrets parce que les garçons sont investis, appliqués, travaillent fort mais il leur manque cet instinct de tueur, celui qui te permet de transformer un ballottage a priori défavorable en avantage en ta faveur. »
« LÂCHER LES CHEVAUX »
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« Il faut lâcher les chevaux et on va aller gagner à Grenoble ! » C’est un grognard qui le prédit, Vincent Vial, un des durs au mal qui officient en première ligne d’un pack drômois conquérant. « Lâcher les chevaux », c’est une expression qui s’applique bien sûr et d’abord à ceux qui cavalent derrière, dont Mathieu Guillomot, lequel s’est mis en évidence contre Provence vendredi dernier. Et ne se cache pas derrière un doigt sur les lèvres : « Le plus gros changement, c’est le départ de Fabien (Fortassin) et l’arrivée de Benjamin (Thiéry). Devant, on était bien et on est resté sur les mêmes bases, donc ça va toujours bien. Derrière, dans le système offensif, ce ne sont plus nos mêmes repères, nos habitudes, c’est normal que ça prenne plus de temps à se mettre en place. Mais entre la première journée et la quatrième, on note une progression, on est sur la bonne voie. »
Ce serait donc si différent ? « La méthode, la façon de s’entraîner ont évolué, les attentes sur le rôle de chacun aussi, explique le trois-quarts centre. On met plus de verticalité dans le jeu, on évolue moins dans la largeur, les consignes de replacement ne sont pas les mêmes. Il a fallu s’adapter. Et puis il y a eu des blessures, l’accueil de Joris (Dupont) au dernier moment, qui n’a pas suivi la préparation d’avant saison mais qui s’est parfaitement intégré. »
Benjamin Thiéry, l’homme qui conduit la nouveauté, est convaincu que les Damiers ne sont pas loin de leur meilleur régime : « L’équipe se construit autour de choses nouvelles à assimiler et petit à petit ça prend forme, on voit des choses vraiment intéressantes. On ne va surtout pas tout remettre en question, on va continuer dans ce qu'on sait faire. Nous sommes à 80-90 % dans le vrai, il faut y ajouter le détail, la précision que requiert le haut niveau. »
Aucune alarme donc, malgré un bloc qui, d’un point de vue comptable, n’est pas encore au top, et qui engendre jusqu’alors beaucoup de frustration, le mot qui court au centre d’entraînement de Porchier : « On savait qu’on commençait par affronter des « gros » et pour l’instant le bilan est mitigé, admet Guillomot. Mais si ça tourne bien contre Grenoble, ce sera un premier bloc réussi. »
« Oui, il y avait de la place contre Aix, on aurait même dû s’imposer, déplore Thiéry. Il faut désormais la bonne analyse, la bonne digestion et devenir plus efficaces, plus intelligents, mieux finir les coups. » Et l’entraîneur des lignes arrière de commencer à compter un peu les points : « Les stats disent qu’à la 13e journée, cinq des six équipes de tête seront qualifiées à la fin. Il faut donc arriver à vite se positionner. »
Quant à Vincent Vial, toujours enthousiaste et truculent, il sait comment on va au combat : « Cette frustration, il faut qu’on l’évacue au stade des Alpes. Il va falloir mettre de la grosse intensité. Sur les vingt premières minutes, faire comprendre aux Grenoblois que ça va être compliqué. Je ne suis pas inquiet : je sais qu’à 21 heures, tous les gars seront prêts pour repartir avec quatre points. » Et de rappeler le bon souvenir d’avril dernier, quand le VRDR s’était imposé au stade des Alpes (25-19) : « Ce succès m’a beaucoup marqué mentalement et émotionnellement. On a fait un gros match complet, on n’entendait que les supporters du 16e Damier, tous ces gens venus nous soutenir et qui avaient éteint le stade des Alpes, c’était tellement beau ! »
Revivre ces grands moments pour se relancer. « Garuche » est émouvant et convaincant.
P. Laf.
LA COMPO
Ce vendredi (21 heures) à Grenoble (5e journée) :
Chouteau, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Bruchet (cap.), Tauleigne, Descube – Rodor (m), Méret (o) – Randle, Guillomot, Dupont, Marsan – Rozière.
REMPL. : Idoumi, Aléo, Suaud, Vachon, Dumas, Idrissi, Marrou, Tutisani.
MILASINOVICH ABSENT TROIS MOIS
Gareth Milasinovich, touché à la main contre Provence, a dû se faire opérer d’un pouce et sera absent douze semaines. Un coup dur qui entraîne la première apparition sur une feuille de match de Pro D2, du jeune Giga Tutisani, transfuge de Clermont et auteur d’une belle prestation samedi dernier avec les Espoirs. Lucas Méret a satisfait aux tests après son protocole commotion et tiendra sa place. Pour le reste, et à part pour Anatole Pauvert, en souffrance depuis de nombreux mois, ce sont plutôt des petits soucis qui ne devraient empêcher personne d’être sur pieds pour le prochain bloc.
EN TERRAIN CONNU
Plusieurs Damiers ont porté le maillot grenoblois : les membres de l’encadrement Jonathan Wisniewski et Benjamin Thiéry, mais aussi Florian Goumat, qui y a été formé, Vincent Vial et Louis Marrou, tout comme Kevin Goze, passé ce jeudi faire coucou à ses anciens équipiers du VRDR.
À GRENOBLE ET À OYONNAX
Ce jeudi, il restait quelques places dans le second bus affrété par le16e Damier pour ce déplacement à Grenoble. Et les supporters peuvent également déjà s’inscrire pour celui à Oyonnax, le 16 octobre. Tous renseignements sur Hello Asso, les réseaux sociaux ou au 06 44 19 80 67.
CRI DU CŒUR
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Je ne pouvais être à Pompidou ce dernier vendredi et me suis contenté de regarder VRDR-Provence sur petit écran. Et, pour l’avoir subie à distance, la frustration que ce match a engendrée n’en est pas moins grande.
En 338 articles, depuis que je tiens cette chronique, JAMAIS je n’ai dirigé mon propos contre l’arbitrage. Là, j’ai plus de mal à me contenir…
Certes, le VRDR s’est trop souvent mis à la faute en première mi-temps. Certes, l’alignement, privé de la tour McCauley, n’a pas été à la hauteur. Certes, les Damiers n’ont pas su profiter de leur supériorité numérique, bien au contraire puisqu’elle leur a valu d’encaisser un essai. Certes, ils n’ont pas été assez efficaces pour récompenser leurs moments forts. Certes, ils n’ont pas toujours joué juste et commis quelques erreurs de cadets. Certes, ils ont manqué d’expérience sur deux ou trois coups. Mais quand même…
Solides en défense, ultra dominateurs en mêlée fermée, capables de produire d’intéressants mouvements, ils auraient mérité meilleur sort face à l’ogre provençal. Un cador du championnat largement contrarié dans ses intentions et qui n’a finalement pas rendu une copie au niveau de ses moyens et de ses ambitions. Aix a surtout bénéficié de sa puissante vivacité et de sa réussite en contre, d’une grande expérience bien sûr, mais aussi de certains coups de sifflets qui se montrent souvent doux aux oreilles des gros budgets.
Parce que tout de même… Bien que Romain Terrain, aux micros de mes confrères de L’Impartial, Ici Drôme-Ardèche et Le Dauphiné Libéré, a reconnu toutes les lacunes énoncées et l’impérieuse nécessité de travailler à les corriger, sa placidité a fini par admettre à demi-mots – « On a promis de ne pas s’agacer devant les décisions du corps arbitral » - que le trio qui dirigeait ce choc contre Provence « n’a peut-être pas toujours officié comme il l’aurait dû ». Le manager sportif drômois évoquait alors le second essai provençal validé bien qu’entaché d’un voire deux en avants sur l’action qui le précédait.
Peut-être s’activait alors le balancier de la compensation après que la transformation de Mattéo Rodor avait été validée bien que, manifestement, pas passée entre les poteaux ? La colérique pression mise à la pause par Philippe Saint-André sur les hommes en noir a sans doute eu son effet. Pour deux points déplorés à l’excès, l’ex-sélectionneur en a certainement gagné quatre à la fin.
Oui, Romain Terrain évoquait à juste raison « un manque de maîtrise » des siens sur la mêlée à cinq de la 80e minute. Oui, Matthieu Vachon aurait été mieux inspiré de garder une seconde encore le ballon dans les pieds. Oui, la tentation était forte de s’en saisir précipitamment. Mais M. Rousselet n’aurait-il pas déjà dû accorder une nouvelle pénalité en faveur du pack drômois, lequel avait encore mis son homologue au supplice ?
On ne peut s’empêcher de penser qu’à l’aube d’une carrière internationale, ce jeune arbitre a pu inconsciemment souhaiter se préserver. Et s’il valait mieux le « pas de vague » d’un revers du modeste VRDR plutôt qu’une polémique initiée par un coach dont la voix porte fort ?
Terrain disait qu’un point de bonus c’est déjà ça. Mais refusait d’admettre que cette nouvelle défaite est « encourageante » malgré le cœur montré par ses joueurs. C’est bien. Signe que ce « coup sur la tête » digéré, le focus sera immédiatement remis sur le derby, vendredi à Grenoble. Pour espérer y remettre enfin la marche avant.
M. Rousselet est grenoblois, ce n’est pas lui qui arbitrera.
P. Laf.
LE CAS MÉRET
Victime d’un plaquage haut, méchant et jugé « déloyal » à la 15e minute, Lucas Méret, sévèrement sonné, a d’abord raté la pénalité dont il avait hérité puis a dû quitter définitivement la pelouse pour un protocole commotion. Léo Drouet, qui l’avait séché, n’a écopé que de dix minutes d’exclusion temporaire et a pu ensuite revenir participer à la victoire de Provence. Tandis que Méret a fini le match en simple spectateur et risque de ne pouvoir jouer vendredi prochain, sauf s’il satisfait positivement à un examen neurologique ce lundi. Une situation injuste et pénalisante, qui devrait être modifiée réglementairement, ce que n’a pas manqué de souligner Romain Terrain.
À GRENOBLE ET À OYONNAX
Le 16e Damier affrète un second bus pour le déplacement à Grenoble le vendredi 25 septembre prochain (21 heures) et prévoit déjà celui à Oyonnax, le 16 octobre. Renseignements et inscriptions, pour ces deux matches à l’extérieur, sur Hello Asso, les réseaux sociaux ou au 06 44 19 80 67.
COMME UN TOURNANT
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La saison dernière, dès la deuxième journée, un exploit à Aix-en-Provence (victoire 33-30) avait propulsé les Damiers vers une magnifique épopée. Ce serait un autre exploit que de battre, à Pompidou cette fois (ce vendredi à 19h30), les hommes de Philippe Saint-André, parfaitement lancés (3 victoires en 3 matches) dans ce championnat et désignés favoris pour la montée en Top 14.
Cet exploit, les Drômois n’ont pas su en saisir l’occasion à Brive, d’entrée de compétition, finalement satisfaits d’un bonus défensif (23-21). Et ils ont raté le coche la semaine dernière à Dax (défaite 20-27) malgré de légitimes ambitions.
Pour reprendre pied au plus haut sur la montagne Pro D2, le VRDR se doit donc de créer la sensation. Personne ne doute de l’implication, la motivation et l’engagement de ses joueurs. Chacun sait que le pack est capable de rivaliser, que l’alignement est de qualité et que la défense demeure un point fort. Reste à gommer les scories, recouvrer les automatismes et aligner les planètes pour prendre l’ascendant et le score.
Provence n’est pas Angoulême – largement battu (39-22) il y a deux semaines - et il faudra donc monter d’un bon cran le curseur. Romain Terrain pense que ses hommes en sont parfaitement capables : « Nous avons très bien travaillé cette semaine, le groupe est très concerné, les gars se sont beaucoup investis en y mettant de l’énergie et de l’enthousiasme. On sait ce qui nous a manqué à Dax : maîtrise, vitesse technique, ballons rendus, respect du plan de jeu. Là, on sait qui on affronte, une équipe qui nous avait dominé à Pompidou (34-21), en mai dernier, avec une stratégie simple et efficace. On s’attend à la même, basée sur leurs gros porteurs qui cassent la ligne défensive et mettent toute l’équipe dans l’avancée. Aix, ça cogne et ça va vite. À nous de trouver le supplément d’âme pour résister et mettre notre jeu en place. C’est un beau challenge. »
Cette défaite à Pompidou, « qui avait coûté cher au plan sportif et financier » (Terrain), privant les Damiers d’un barrage à domicile, est restée en travers de la gorge de Thomas Rozière et Axel Bruchet.
Le premier, qui reprend le numéro 15, veut se détacher un peu de ce mauvais souvenir pour « écrire une nouvelle histoire » : « Nous devons nous adapter à ces luttes aériennes qui deviennent maintenant un secteur clé pour gagner la bataille de l’occupation et s’imposer », explique celui qui est un des atouts du VRDR en ce domaine.
Le second, qui retrouve le brassard de capitaine, reconnaît que l’équipe « est encore un peu en rodage derrière mais devrait être capable rapidement de plus mettre la main sur le ballon ». « C’est un gros défi, conclut-il, mais on a de l’égo, on sait se transcender dans les grands rendez-vous, et on sait qu’une victoire nous libèrerait et nous mettrait en confiance. »
La tâche est ardue mais pas insurmontable. Pour la mener à bien, après quelques expérimentations dans les Landes, le staff revient à du plus classique en s’appuyant sur les cadres disponibles. C’est un premier tournant et une victoire serait un formidable boost, un coup de projecteur et la perspective de continuer à tenir les premiers rôles.
P. Laf.
LA COMPO : Trauth, Marco-Pena, Milasinovich – Suaud, Fabrègue – Bruchet (cap.), Real, Spanderashvili – Rodor (m), Méret (o) – Randle, Guillomot, Dupont, Marsan – Rozière.
REMPL. : Idoumi, Aléo, Descube, Tauleigne, Lhusero, Zenon, Vachon, Vial.
L’INFIRMERIE
Pour quelques bobos, Louis Marrou, Adrien Roux et Thembelani Bholi n’ont pu être alignés pour ce choc avec Provence. Ryan McCauley continue à soigner une lésion à l’ischio et pourrait, comme Florian Goumat, postuler pour le derby à Grenoble (le 25 septembre). Joris Moura s’est donné une déchirure au quadriceps et sera sans doute absent pour trois semaines.
TUTISANI VA BIEN
Le jeune pilier venu de Clermont à l’intersaison n’est encore apparu sur aucune feuille de match. Mais il va bien, est simplement victime (provisoirement) d’une très forte concurrence au poste. Il va continuer son apprentissage ce samedi avec les Espoirs avant de peut-être intégrer le groupe pro pour la fin de ce bloc.
LE 16e DAMIER DANS LE VIRAGE SUD
Frustrés non seulement d’être éloignés de la pelouse pendant les travaux mais aussi de ne pouvoir voir l’écran géant, les supporters du 16e Damier ont obtenu de la direction du VRDR la possibilité de quitter le virage nord de Pompidou pour s’installer dans celui du sud. Une très bonne nouvelle pour eux mais aussi, sans doute, pour l’ambiance au stade.
N’OUBLIEZ PAS LA NAVETTE…
Pour ce match contre Provence, et comme pour tous les matches à domicile désormais, n’oubliez pas qu’une navette gratuite vous emmène – et vous ramène ensuite ! - depuis le plateau des Couleures jusqu’à Pompidou. Et qu’un parking à vélos est disponible à l’entrée du stade.
… ET LE DÉPLACEMENT À GRENOBLE
Le 16e Damier affrète un second bus pour le déplacement à Grenoble le vendredi 25 septembre prochain (21 heures). Renseignements et inscriptions ce vendredi au stade ou sur Hello Asso ou encore au 06 44 19 80 67.
LES ESPOIRS REÇOIVENT LES CHAMPIONS DE FRANCE !
Gros choc pour les Espoirs du VRDR dans leur championnat de France Élite : ils reçoivent en effet à Romans (stade Guillermoz), ce samedi à 15 heures, l’ASM Clermont, championne de France en titre et qui vient de s’imposer à Toulon (37-31) pour la 1re journée. Ils auront donc besoin de tous vos encouragements !
JE VOULAIS VOUS DIRE…
Vous me faites l’honneur d’être très nombreux à suivre la Chronique et de plus en plus enclins à y laisser des commentaires très largement pertinents et constructifs. Je vous en remercie.
La capture d’écran empruntée à Canal + qui m’a servi à illustrer mon dernier article sur la défaite du VRDR à Dax (20-27) en a provoqué beaucoup, souvent critiques, parfois peu amènes et certains manifestant leur soutien à Paul Dumas.
Je les accepte bien volontiers tout en m’octroyant la possibilité d’y répondre globalement ici.
Mon message – et il est clarifié dès la 3e ligne de mon texte de vendredi soir (« Loin de nous l’idée de pointer du doigt le jeune demi de mêlée drômois… ») – a donné lieu à des interprétations erronées, parfois abusives.
Bien sûr que sa faute de main est « anecdotique » mais elle est symbolique et symptomatique de tous les maux dont a souffert le jeu des Damiers à Dax. Maladresses, pénalités concédées, jeu au pied peu convaincant, certains mauvais choix et un peu de précipitation n’ont pas permis de bonifier la belle copie rendue par les avants. L’en-avant de Paul, qui annihile les derniers espoirs des siens, n’en est qu’un cruel mais ultime - donc marquant - épiphénomène.
Bien sûr que son erreur est « pardonnable », elle lui était d’ailleurs déjà pardonnée au coup de sifflet final et il n’est évidemment pas question de « charger » cet élément prometteur, dont nous avons souligné l’excellent niveau dans de précédentes publications, pour lequel nous avons déjà demandé plus de temps de jeu et dont, dans mes conversations privées, je ne cesse de louer la vista, le dynamisme, la fermeté des appuis, l’engagement et la polyvalence. Nul besoin de le « soutenir », il connaît sa valeur et le chemin à suivre.
Quant à dire que « c’est cette image qui ressort », il s’agit d’une façon très limitative de survoler les choses, comme si certains se contentaient de lire la photo et sa légende. Je n’allais tout de même pas, dans un retour sur cette défaite au goût amer, l’illustrer d’une belle prise de balle du formidable Hugo Descube ni d’un des deux essais du très remuant et efficace Sacha Idoumi. Ce match fut très brouillon et insatisfaisant, on ne va pas en offrir un cliché limpide et valorisant.
Je rappelle aux nombreux nouveaux lecteurs de la Chronique que celle-ci propose – comme précisé dès sa création – « un traitement journalistique » de l’actualité de l’équipe pro du VRDR. Y garder un œil critique est donc une base incontournable, elle n’est pas un organe de communication du club, et je n’appliquerai jamais la politique de l’autruche. Bisounours ne rime avec rugby pro.
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Je me suis impliqué de manière totalement bénévole et indépendante dans cette petite aventure éditoriale avec, bien sûr, toute la bienveillance possible pour ce projet d’union des forces drômoises audacieux et séduisant, mais en conservant ma liberté de propos. L’un de ses premiers chapitres, après une triste défaite à Montauban, n’avait pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Depuis, près de 350 se sont enchaînés et l’audience n’a fait que croître. Même les plus acharnés supporters ne peuvent nier certaines évidences.
Celle de ce dernier vendredi, et elle n’est pas ciblée sur Paul Dumas, bien au contraire, nous rappelle que la prise de risque d’une composition faisant une bonne place à la jeunesse et l’inexpérience qui l’escorte n’est pas sans conséquences. On doit les accepter et comprendre les options des coaches qui veulent donner du temps de jeu au plus large panel d’éléments. C’est louable et certainement nécessaire à la construction du projet.
Vous me faites l’honneur d’être très nombreux à suivre la Chronique. Mais vous m’en faites trop si vous pensez que mes écrits pourraient avoir un quelconque retentissement sur l’avenir prometteur de Paul Dumas et les choix de Romain Terrain et son staff. La précocité de l’un et la compétence des autres n’attendent pas mes remarques pour prendre les bonnes décisions et garder leur cap. Les Damiers ont désormais une formation et des Espoirs de qualité. Nul doute que les semaines et les saisons à venir le démontreront encore.
P. Laf.
UN BON POINT POUR LES ESPOIRS
Pour leur premier match de championnat de France Élite, les Espoirs du VRDR, malgré cinq essais inscrits, se sont inclinés à Oyonnax (31-38) ce samedi. Mais ils empochent cependant un point de bonus défensif, puisque celui-ci est porté à un écart de – 7 points dans leur catégorie.
FRUSTRATION !
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L’en-avant de Paul Dumas, alors qu’il reste une dizaine de secondes à jouer et que le nul est à portée d’attaque, en est l’illustration : le VRDR a trop bredouillé son rugby pour rapporter le moindre point de son long voyage à Dax, battu 20-27.
Loin de nous l’idée de pointer du doigt le jeune demi de mêlée drômois, sa maladresse finale est le simple symbole d’une équipe qui n’a cessé de se chercher, qui a commis d’abord trop de fautes puis trop d’imprécisions dans son jeu pour se sortir du piège landais. Le turnover imposé par le staff et les circonstances a eu bien sûr les conséquences néfastes attendues sur les automatismes et un minimum de cohérence dans le domaine offensif. Les séquences de « hourrah rugby » se sont succédées, sans aucune maîtrise de part et d’autre, et à ce petit jeu brouillon ce sont les Dacquois, plus consistants dans les impacts, plus souvent conquérants sur les ballons « 50-50 » et, au final, plus réalistes, qui ont tiré les marrons de ces flammèches.
Rentrer à vide n’est pas une infamie bien sûr mais, après une première période largement subie, revenir aux vestiaires avec un écart de « seulement » - 10 (7-17) laissait beaucoup d’espoirs. Malgré les nombreuses pénalités concédées, la défense avait encore été efficace voire héroïque par moments, et l’on sentait les hommes d’Etcheto un poil fébriles, parfaitement prenables.
Las ! Malgré l’apport d’un banc solide et qui insufflé le regain d’énergie espéré, malgré une nouvelle fois (trois sur trois journées) une seconde mi-temps gagnée (13-10), les Damiers n’ont pas pu renverser la tendance. Il y avait pourtant de quoi faire mieux.
Les satisfactions ne manquent pas cependant, avec encore une très bonne tenue du pack - en touche comme en mêlée - pourtant largement remanié, et la fraîcheur et l’engagement des jeunes, à commencer par Hugo Descube, vaillant et irréprochable, et Paul Marsan, riche d’initiatives intéressantes et à qui il n’a manqué qu’un brin de réussite.
Le retour de Mattéo Rodor et de quelques cadres contre Provence devrait remettre le VRDR dans l’avancée. Il le faudra face à Provence, un ogre de la Pro D2, au risque de retomber dans l’anonymat du classement. On s’est tellement habitué à l’ivresse des sommets que ce serait une déception.
P. Laf.
RÉACTION
Scott Newlands (entraîneur des avants du VRDR) au micro de L’Impartial, Ici Drôme Ardèche et Le Dauphiné Libéré : « Je suis déçu parce que nous aurions dû prendre au moins un point. Nous avons manqué de précision et d’efficacité, notamment en début de deuxième mi-temps. Or sur les matches à l’extérieur, où les situations « 50-50 » basculent souvent en faveur de l’équipe locale, il faut être hyper performants, presque parfaits. J’ai cependant apprécié les efforts de ceux qui ont peu joué, qui se sont bien battus, et aussi notre abnégation défensive. Il faudra s’appliquer à gommer nos imperfections. »
LES ESPOIRS À L’ATTAQUE
Les Espoirs débutent leur championnat de France Élite cet après-midi (15 heures) à Oyonnax.
DE LA PROFONDEUR DE L’EFFECTIF
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Idrissi (cervicales), Goumat (côtes), McCauley et Rodor (petits bobos), Bholi (retour d’AfSud ce vendredi) ont des « maux » d’absence. Mais se priver en outre de Vial, Aléo, Fabrègue, Roux, Méret, Guillomot et Rozière pour le déplacement à Dax (coup d’envoi ce vendredi à 19h30) est un choix apparemment risqué. Ou pas. À voir.
C’est en tous cas le pari du staff qui a confié à Scott Newlands, l’entraîneur des avants, le soin de l’expliciter : « Dans ces blocs de cinq rencontres, où on ne peut pas tout enchaîner à 100 %, qui plus est pour un déplacement très long, on mise sur l’envie, l’engagement et surtout la fraîcheur. » Avec un objectif : « Aller gagner » à Dax.
Cela paraît audacieux mais n’est guère étonnant parce que cette stratégie était annoncée depuis le début de saison, l’infirmerie n’est pas trop garnie, la réception de Provence (le 18 septembre) se profile et parce que le voyage à Dax, qui sort d’une raclée à Aurillac (35-65), réussit plutôt bien aux Damiers qui restent sur deux victoires (en février 2025 puis en en mai dernier) à Maurice Boyau.
Il appartient désormais aux garçons peu ou pas vus ces dernières semaines à démontrer qu’ils ont le niveau espéré pour succéder à ceux qui ont bien entamé l’exercice et déjà récolté 6 points. Sachant que dans une ambiance landaise toujours chaude et hostile, propice à quelques dérapages parfois, il faudra que l’expérience des uns modère peut-être la fougue des plus jeunes.
On commence à deviner, puisque ça marche fort, que les options de jeu pourraient se restreindre à la conquête et son utilisation tout en puissance, dans la mesure où le VRDR semble capable de dominer physiquement pas mal d’adversaires. En attendant que « quelques lacunes sur certains secteurs soient comblées pour ajouter des cordes à notre arc » (Scott Newlands), que « des ajustements nous permettent de retrouver un jeu offensif plus complet » (Thomas Lhusero), un inévitable manque de repères collectifs, avec ce groupe chamboulé, devrait conduire à privilégier le combat. Ce qui n’est pas pour déplaire au très actif et polyvalent Sacha Idoumi : « Ce turnover est une opportunité pour ceux qui entrent et ont les dents qui rayent la pelouse. On sait qu’on peut faire mal sur les mauls et les mêlées, il faudra être bien présents dans les rucks. Comptons d’abord sur notre force de devant et ensuite on verra. »
Ça va taper fort. L’occasion de tester, en grandeur nature, la vraie profondeur de l’effectif drômois. De lever des interrogations et se projeter au mieux sur la fin de ce bloc difficile.
L’essentiel est d’y garder les voyants au vert.
P. Laf.
LA COMPO : Trauth, Idoumi, Milasinovich – Descube, Tauleigne – Bruchet, Vachon, Moore – Lhusero (m), Moura (o) – Randle, Marrou (cap.), Dupont, Marsan – Martin.
REMPL. : Chouteau, Marco-Pena, Ross, Suaud, Real, Spanderashvili, Ballin, Dumas.
LUC RAMOS CONSULTANT
L’arbitre international Luc Ramos, qui a dirigé la finale de Top 14 Toulouse-Montpellier en juin dernier et Brive-VRDR lors de la première journée de Pro D2 fin août, est venu prodiguer ses conseils auprès des Damiers afin de les informer sur les nouvelles dispositions du règlement et les points à surveiller pour éviter les fautes trop bêtes et pénalisantes.
MADE IN BALLONS PORTÉS !
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« Avec un paquet d’avants de ce niveau, tu peux voyager ! » Romain Terrain, ancien talonneur de haut niveau, jubilait au moment de dresser le bilan de cette victoire largement bonifiée sur Soyaux-Angoulême (39-22, six essais à deux). Il évoquait ainsi déjà peut-être le lointain déplacement à Dax, vendredi prochain.
Mais avant de voyager, son huit devant a montré qu’il sait déjà recevoir. Mattéo Rodor s’en réjouissait autant que son coach : « Derrière un pack pareil, tu es à l’abri et tu peux développer ton jeu. » Ou bien te contenter parfois des ballons portés, qui deviennent la spécialité drômoise. Au point que la maîtrise de l’exercice a offert un triplé à Dorian Marco-Pena, déjà auteur d’un essai du même genre à Brive la semaine précédente. « Je ne suis pas seul à aplatir, relativise le n°2 le plus prolifique du championnat, ce sont tous mes copains qui, par leur travail, m’accompagnent dans l’en-but. » Quatre fois (puisque Sacha Idoumi a également profité de ce rouleau-compresseur inarrêtable) le groupé pénétrant des Damiers a explosé la défense angoumoisine. Un coin qui semble s’enfoncer dans du beurre. « C’est dommage que nous n’ayons pas su défendre sur ces actions alors qu’on avait travaillé cet aspect, sachant que le VRDR allait sans doute insister là-dessus », déplorait humblement le 3e ligne visiteur Jean-Maurice Decubber. « C’est surtout dommage qu’on soit tombé dans leur jeu alors que les points forts de Valence-Romans sont exactement l’inverse des nôtres, grognait Alexandre Ruiz, le manager charentais. Par notre indiscipline, en ne sachant pas se soustraire à leur pression, on a tendu le fouet pour se faire battre. » Et le SA XV, qui n’a pas proposé grand-chose, par impuissance et surtout parce qu’il n’a cessé de subir, notamment en mêlée fermée, n’a connu « pratiquement que des moments faibles pendant que nos adversaires multipliaient les moments forts » (Ben Botica, l’ouvreur coupable d’un carton jaune).
S’il faut rendre un hommage appuyé aux « gros », on ne doit pas oublier que derrière, on a aussi vu du solide, avec, entre autres, les recrues Thomas Zénon et, même un cran au-dessus, Joris Dupont, qui apportent « une énergie, une envie, un désir de bien faire et de montrer leur valeur » salués par Romain Terrain. De quoi se rassurer quand on sait que Dylan Idrissi, qui vient de faire sonder ses cervicales, sera absent pour trois semaines sans doute.
Avec « cette grosse concurrence qui règne chez nos avants et tire le groupe vers le haut » (Mattéo Rodor), il semble acquis que la feuille de match sera renouvelée en profondeur pour ce prochain rendez-vous dacquois. Mais le réservoir dont dispose le staff, en ce domaine, ne laisse guère craindre une baisse de régime en conquête. On ne sait si ce sera suffisant pour rafler la mise dans les Landes. Mais nanti de six points en deux journées, le VRDR est dans de bons temps de passage. En croisant les doigts pour que le public envahisse de nouveau, le 18 septembre pour la venue de Provence, ce Pompidou en pleine mue : le seul petit regret de la soirée est en effet cette modeste affluence de 4 000 spectateurs pour assister à un si emballant spectacle. Ce serait dommage de manquer la suite.
P. Laf.
RÉAPPRENDRE À GAGNER !
Mine de rien et malgré des productions encourageantes voire rassurantes, le VRDR n’a plus gagné depuis le 8 mai à Dax (33-31). C’était l’avant-dernière journée de Pro D2, suivie depuis de cinq défaites dont deux en amical et encore une la semaine dernière, d’un rien à Brive (21-23).
Ce bilan n’a certes rien de catastrophique ou d’alarmiste mais il est temps de remettre les pendules à l’heure : au vu de leurs qualités et de leur nouveau statut, les Damiers ont l’obligation de s’imposer, dans un Pompidou en pleine restructuration, devant Soyaux-Angoulême. Et ce n’est pas la belle performance des Charentais (victoire 38-26 sur Colomiers) lors de la journée inaugurale qui doit instiller le moindre doute.
« Apprendre à gagner », ce leitmotiv que Romain Terrain répète depuis la reprise et qu’il n’a pas encore eu la satisfaction de voir appliqué par ses hommes depuis qu’il est le maître à bord, est devenu une nécessité. Au deuxième round d’un bloc corsé (déplacements à Dax puis Grenoble à venir, entrecoupés de la réception de l’ogre provençal), le moindre faux pas réveillerait des fantômes disparus depuis le printemps 2025.
Il s’agit donc de s’avancer déterminés, confiants mais hyper vigilants vers cet adversaire angoumoisin que les Drômois connaissent sur le bout des crampons. Les deux clubs ont croisé le fer à de nombreuses reprises, en Pro D2 comme en Nationale précédemment, souvent pour des résultats accrochés, les fortes personnalités de leurs entraîneurs successifs, Vincent Etcheto et, désormais, Alexandre Ruiz, ont parfois créé des tensions et une rivalité intime s’est ainsi créée.
Il conviendra donc d’aborder ce « petit classique » avec l’ambition de reprendre pied dans la première moitié du classement afin de se donner les moyens de ne plus la quitter. Un objectif dans les cordes du VRDR sur ce qu’on croit deviner de leur potentiel.
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« IL MANQUE GEORGES ! »
Benjamin Thiéry, le nouvel entraîneur des lignes arrière, va découvrir le stade Georges Pompidou : « Ou plutôt Pompidou, parce que pour l’instant il manque Georges ! » s’amuse-t-il en référence aux travaux en cours. « On va essuyer les plâtres, poursuit-il dans la métaphore, mais on sait que cette difficulté provisoire, c’est pour la bonne cause ! »
Le staff et les joueurs comptent donc sur de belles retrouvailles avec leur public et sur son soutien malgré les aménagements en cours. Ils savent qu’ils seront favoris et qu’un faux pas ferait mauvais genre : « Soyaux-Angoulême vient de passer 38 points à Colomiers, prévient Thiéry, les clubs ont leur image et leur réalité, et la réalité de Soyaux c’est du solide. Ils ont fait un bon recrutement et partent sur une nouvelle dynamique. Ce sera à nous de trouver nos liaisons et notre rythme, notre efficacité et on ne va pas relancer tous les ballons de derrière, ce serait une erreur. » Le pragmatisme et une certaine prudence sont donc de mise en ce début de compétition « au niveau très homogène ».
Louis Suaud s’avoue « très excité à l’idée de retrouver les supporters » et souhaite « une entame meilleure qu’à Brive parce que si on prend le score, nous sommes plus sereins ». Et l’ancien Niçois de compter sur « les certitudes d’un groupe qui a peu bougé et sait comment jouer ensemble ». Quant à Mattéo Rodor, déjà en jambes et en réussite à Brive, il tient à « valider cette première à domicile qu’on a évidemment cochée ». En précisant que « cette saison, il n’y aura pas de matches pour pouvoir lâcher ou faire une impasse, toutes les équipes vont batailler, chez elles comme à l’extérieur ». Et de conclure que l’environnement en chantier ne change rien, « ce ne sera pas une excuse » : « Notre public, nos familles, nos copains seront là, la pelouse est toujours aussi belle, nous serons chez nous. »
Chez soi, le VRDR, appuyé sur son vécu et ses performances en Pro D2, n’aura jamais plus d’autre objectif que la victoire.
P. Laf.
LA COMPO : Aléo, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Roux, Tauleigne (cap.), Suaud – Rodor (m), Méret (o) – Zénon, Guillomot, Dupont, Waqaninavatu - Rozière.
REMPL. : Idoumi, Trauth, Descube, Moore-Aiono, Lhusero, Marrou, Moura, Milasinovich.
LE SOUCI IDRISSI
Benjamin Thiéry se réjouissait, ce jeudi matin, d’une infirmerie « presque vide » : ce n’est en effet pas si grave pour Issam Hamel, touché aux côtes à Brive, et Ilia Spanderashvili, qui est revenu cabossé de ce déplacement, et préservé par sécurité. Thembelani Bholi étant par ailleurs retenu en Afrique du Sud par un deuil familial. Mais une mauvaise nouvelle est tombée dans l’après-midi : Dylan Idrissi souffre des cervicales et sera absent plusieurs semaines. Aïe !
POMPIDOU MODE D’EMPLOI
La tribune Élie Cester, en trois mois de travaux, un calendrier très serré, est déjà prête à accueillir public et activités du club dans des conditions modernisées et sécurisées. Même si ce jeudi, les hommes du bâtiment s’affairaient encore dans les travées.
Vestiaires et sanitaires, nouveau local médical, salle de presse, locaux dédiés aux agents, tout devrait fonctionner pour cette reprise. La modernisation des tribunes et la réorganisation des circulations sont achevées. Les aménagements intérieurs (nouvelles terrasses, deux salons et un auditorium) seront finalisés courant octobre.
Par ailleurs, la tribune ouest devrait être livrée l’été prochain, tandis que les travaux du parking, des guichets et du futur parvis central, qui accueillera notamment la bodega, débuteront au printemps 2027. Objectif : un site pleinement opérationnel pour la saison 2027-2028.
ATTENTION À LA CIRCULATION !
Pour le VRDR-SA XV de ce vendredi 4 septembre, notez que l’accès à Pompidou par la route de Romans ne sera pas possible en raison des travaux. Les spectateurs munis d’une autorisation de parking devront passer par la Chamberlière. Il faudra donc anticiper et suivre la signalétique spécifique. Rappelons qu’une navette gratuite est mise en place depuis le plateau des Couleures.
LA FORMATION AU CŒUR DU PROJET
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Florian Goumat est un exemple. Une carrière de 14 ans sous les mêmes couleurs, une fidélité et un engagement sans faille, une présence forte à tous les niveaux de la compétition, de la Fédérale à la Pro D2. Florian Goumat a inscrit son fils à l’école de rugby du VRDR et il en est heureux : « À mon époque, il n’y avait pas encore d’école à proprement parler et dans les catégories de jeunes nos adversaires étaient Châteaurenard, Vienne, Voiron… » Aujourd’hui, les jeunes Damiers peuvent commencer à s’initier au rugby à six ans et, à partir de 14 ans, poursuivre leur apprentissage en intégrant des équipes (U 15 Gaudermen, U 16 Alamercery, U 18 Crabos et, plus tard, Espoirs Reichel) qui évoluent toutes au plus haut niveau national. Et vont se mesurer à des clubs comme le Stade Toulousain, Toulon, le Stade Français, le Racing…
C’est cette montée en puissance, couplée à d’autres critères (scolarité, encadrement, suivi médical, etc.) qui vaut au VRDR de pouvoir aujourd’hui s’appuyer sur un Centre de formation et un Pôle Espoirs labellisés.
Pour les lancer du meilleur pied possible vers la saison qui s’ouvre, les dirigeants avaient convié l’ensemble de leurs jeunes, ce dernier lundi, à une soirée de présentation, de remerciements et de convivialité au musée de la Chaussure de Romans. Une présentation présidée par la maire de la ville, Marie-Hélène Thoraval, et animée par le directeur sportif, Jonathan Wisniewski. Les coprésidents, Jean-Pierre Cheval et Laurent Beaugiraud, les principaux responsables, éducateurs et bénévoles qui mènent ce joli vaisseau ont expliqué combien ils sont attachés à la double formation, rugbystique et scolaire, laquelle veille évidemment à produire des joueurs de qualité mais en faire parallèlement des citoyens (et des citoyennes, puisque les filles ont leur propre cursus désormais) qui auront les moyens d’assurer leur reconversion professionnelle au bout de leur carrière sportive.
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La Chronique se devait donc d’être à ce rendez-vous, tirer un coup de chapeau aux 17 partenaires éducatifs (dont le lycée Algoud-Laffemas de Valence, particulièrement investi) et à la quarantaine de partenaires institutionnels (dont toutes les collectivités régionale, départementale et locales) et privés qui sont un indispensable soutien. Avec un clin d’œil à Pieric Brenier, le mécène qui est en train d’offrir, dans un premier temps, un équipement formidable pour accueillir tous ces jeunes à Briffaut. Avec les travaux à Porchier et à Pompidou, le VRDR se trouve au cœur d’un vaste chantier propre à l’installer parmi les fiefs incontournables du rugby pro.
Cette formation sur place, qui permet de garder les jeunes et les attacher à leur territoire, est une composante essentielle, le socle de la réussite du VRDR en Pro D2. Les premiers effets sont visibles dans l’effectif professionnel où sont déjà intégrés des garçons issus de cette filière comme Adrien Roux, Adrien Martin et Esteban Chouteau. En attendant d’autres et nombreuses pépites…
P. Laf.
DES NAVETTES POUR POMPIDOU
Valence Romans Mobilités et le VRDR mettent en place, à partir de ce premier match à domicile, le 4 septembre contre Soyaux-Angoulême, des navettes gratuites au départ du plateau des Couleures. Un grand parking sera réservé aux spectateurs, qu’ils viennent depuis Valence ou Romans, et la navette partira toutes les dix minutes du rond-point de Conforama. Premier départ 1h30 avant le coup d’envoi, dernier retour depuis Pompidou 1h30 après la fin du match. Par ailleurs, rappelons qu’un parking à vélos est disponible au stade.
À GRENOBLE AVEC LE 16e DAMIER
Le 16e Damier organise un bus de supporters pour encourager le VRDR lors du derby à Grenoble, le vendredi 25 septembre. Départs de Valence à 18h20 et de Romans à 18h40. Tarif (bus + place au stade) : 25 euros (adhérent) ou 35 euros (non adhérent). Inscriptions au 06 44 19 80 67 ou sur HelloAsso ou par mail (le16iemedamier@gmail.com) ou au stade Pompidou lors des matches à domicile.
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