RÉAPPRENDRE À GAGNER !
Mine de rien et malgré des productions encourageantes voire rassurantes, le VRDR n’a plus gagné depuis le 8 mai à Dax (33-31). C’était l’avant-dernière journée de Pro D2, suivie depuis de cinq défaites dont deux en amical et encore une la semaine dernière, d’un rien à Brive (21-23).
Ce bilan n’a certes rien de catastrophique ou d’alarmiste mais il est temps de remettre les pendules à l’heure : au vu de leurs qualités et de leur nouveau statut, les Damiers ont l’obligation de s’imposer, dans un Pompidou en pleine restructuration, devant Soyaux-Angoulême. Et ce n’est pas la belle performance des Charentais (victoire 38-26 sur Colomiers) lors de la journée inaugurale qui doit instiller le moindre doute.
« Apprendre à gagner », ce leitmotiv que Romain Terrain répète depuis la reprise et qu’il n’a pas encore eu la satisfaction de voir appliqué par ses hommes depuis qu’il est le maître à bord, est devenu une nécessité. Au deuxième round d’un bloc corsé (déplacements à Dax puis Grenoble à venir, entrecoupés de la réception de l’ogre provençal), le moindre faux pas réveillerait des fantômes disparus depuis le printemps 2025.
Il s’agit donc de s’avancer déterminés, confiants mais hyper vigilants vers cet adversaire angoumoisin que les Drômois connaissent sur le bout des crampons. Les deux clubs ont croisé le fer à de nombreuses reprises, en Pro D2 comme en Nationale précédemment, souvent pour des résultats accrochés, les fortes personnalités de leurs entraîneurs successifs, Vincent Etcheto et, désormais, Alexandre Ruiz, ont parfois créé des tensions et une rivalité intime s’est ainsi créée.
Il conviendra donc d’aborder ce « petit classique » avec l’ambition de reprendre pied dans la première moitié du classement afin de se donner les moyens de ne plus la quitter. Un objectif dans les cordes du VRDR sur ce qu’on croit deviner de leur potentiel.
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« IL MANQUE GEORGES ! »
Benjamin Thiéry, le nouvel entraîneur des lignes arrière, va découvrir le stade Georges Pompidou : « Ou plutôt Pompidou, parce que pour l’instant il manque Georges ! » s’amuse-t-il en référence aux travaux en cours. « On va essuyer les plâtres, poursuit-il dans la métaphore, mais on sait que cette difficulté provisoire, c’est pour la bonne cause ! »
Le staff et les joueurs comptent donc sur de belles retrouvailles avec leur public et sur son soutien malgré les aménagements en cours. Ils savent qu’ils seront favoris et qu’un faux pas ferait mauvais genre : « Soyaux-Angoulême vient de passer 38 points à Colomiers, prévient Thiéry, les clubs ont leur image et leur réalité, et la réalité de Soyaux c’est du solide. Ils ont fait un bon recrutement et partent sur une nouvelle dynamique. Ce sera à nous de trouver nos liaisons et notre rythme, notre efficacité et on ne va pas relancer tous les ballons de derrière, ce serait une erreur. » Le pragmatisme et une certaine prudence sont donc de mise en ce début de compétition « au niveau très homogène ».
Louis Suaud s’avoue « très excité à l’idée de retrouver les supporters » et souhaite « une entame meilleure qu’à Brive parce que si on prend le score, nous sommes plus sereins ». Et l’ancien Niçois de compter sur « les certitudes d’un groupe qui a peu bougé et sait comment jouer ensemble ». Quant à Mattéo Rodor, déjà en jambes et en réussite à Brive, il tient à « valider cette première à domicile qu’on a évidemment cochée ». En précisant que « cette saison, il n’y aura pas de matches pour pouvoir lâcher ou faire une impasse, toutes les équipes vont batailler, chez elles comme à l’extérieur ». Et de conclure que l’environnement en chantier ne change rien, « ce ne sera pas une excuse » : « Notre public, nos familles, nos copains seront là, la pelouse est toujours aussi belle, nous serons chez nous. »
Chez soi, le VRDR, appuyé sur son vécu et ses performances en Pro D2, n’aura jamais plus d’autre objectif que la victoire.
P. Laf.
LA COMPO : Aléo, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Roux, Tauleigne (cap.), Suaud – Rodor (m), Méret (o) – Zénon, Guillomot, Dupont, Waqaninavatu - Rozière.
REMPL. : Idoumi, Trauth, Descube, Moore-Aiono, Lhusero, Marrou, Moura, Milasinovich.
LE SOUCI IDRISSI
Benjamin Thiéry se réjouissait, ce jeudi matin, d’une infirmerie « presque vide » : ce n’est en effet pas si grave pour Issam Hamel, touché aux côtes à Brive, et Ilia Spanderashvili, qui est revenu cabossé de ce déplacement, et préservé par sécurité. Thembelani Bholi étant par ailleurs retenu en Afrique du Sud par un deuil familial. Mais une mauvaise nouvelle est tombée dans l’après-midi : Dylan Idrissi souffre des cervicales et sera absent plusieurs semaines. Aïe !
POMPIDOU MODE D’EMPLOI
La tribune Élie Cester, en trois mois de travaux, un calendrier très serré, est déjà prête à accueillir public et activités du club dans des conditions modernisées et sécurisées. Même si ce jeudi, les hommes du bâtiment s’affairaient encore dans les travées.
Vestiaires et sanitaires, nouveau local médical, salle de presse, locaux dédiés aux agents, tout devrait fonctionner pour cette reprise. La modernisation des tribunes et la réorganisation des circulations sont achevées. Les aménagements intérieurs (nouvelles terrasses, deux salons et un auditorium) seront finalisés courant octobre.
Par ailleurs, la tribune ouest devrait être livrée l’été prochain, tandis que les travaux du parking, des guichets et du futur parvis central, qui accueillera notamment la bodega, débuteront au printemps 2027. Objectif : un site pleinement opérationnel pour la saison 2027-2028.
ATTENTION À LA CIRCULATION !
Pour le VRDR-SA XV de ce vendredi 4 septembre, notez que l’accès à Pompidou par la route de Romans ne sera pas possible en raison des travaux. Les spectateurs munis d’une autorisation de parking devront passer par la Chamberlière. Il faudra donc anticiper et suivre la signalétique spécifique. Rappelons qu’une navette gratuite est mise en place depuis le plateau des Couleures.
LA FORMATION AU CŒUR DU PROJET
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Florian Goumat est un exemple. Une carrière de 14 ans sous les mêmes couleurs, une fidélité et un engagement sans faille, une présence forte à tous les niveaux de la compétition, de la Fédérale à la Pro D2. Florian Goumat a inscrit son fils à l’école de rugby du VRDR et il en est heureux : « À mon époque, il n’y avait pas encore d’école à proprement parler et dans les catégories de jeunes nos adversaires étaient Châteaurenard, Vienne, Voiron… » Aujourd’hui, les jeunes Damiers peuvent commencer à s’initier au rugby à six ans et, à partir de 14 ans, poursuivre leur apprentissage en intégrant des équipes (U 15 Gaudermen, U 16 Alamercery, U 18 Crabos et, plus tard, Espoirs Reichel) qui évoluent toutes au plus haut niveau national. Et vont se mesurer à des clubs comme le Stade Toulousain, Toulon, le Stade Français, le Racing…
C’est cette montée en puissance, couplée à d’autres critères (scolarité, encadrement, suivi médical, etc.) qui vaut au VRDR de pouvoir aujourd’hui s’appuyer sur un Centre de formation et un Pôle Espoirs labellisés.
Pour les lancer du meilleur pied possible vers la saison qui s’ouvre, les dirigeants avaient convié l’ensemble de leurs jeunes, ce dernier lundi, à une soirée de présentation, de remerciements et de convivialité au musée de la Chaussure de Romans. Une présentation présidée par la maire de la ville, Marie-Hélène Thoraval, et animée par le directeur sportif, Jonathan Wisniewski. Les coprésidents, Jean-Pierre Cheval et Laurent Beaugiraud, les principaux responsables, éducateurs et bénévoles qui mènent ce joli vaisseau ont expliqué combien ils sont attachés à la double formation, rugbystique et scolaire, laquelle veille évidemment à produire des joueurs de qualité mais en faire parallèlement des citoyens (et des citoyennes, puisque les filles ont leur propre cursus désormais) qui auront les moyens d’assurer leur reconversion professionnelle au bout de leur carrière sportive.
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La Chronique se devait donc d’être à ce rendez-vous, tirer un coup de chapeau aux 17 partenaires éducatifs (dont le lycée Algoud-Laffemas de Valence, particulièrement investi) et à la quarantaine de partenaires institutionnels (dont toutes les collectivités régionale, départementale et locales) et privés qui sont un indispensable soutien. Avec un clin d’œil à Pieric Brenier, le mécène qui est en train d’offrir, dans un premier temps, un équipement formidable pour accueillir tous ces jeunes à Briffaut. Avec les travaux à Porchier et à Pompidou, le VRDR se trouve au cœur d’un vaste chantier propre à l’installer parmi les fiefs incontournables du rugby pro.
Cette formation sur place, qui permet de garder les jeunes et les attacher à leur territoire, est une composante essentielle, le socle de la réussite du VRDR en Pro D2. Les premiers effets sont visibles dans l’effectif professionnel où sont déjà intégrés des garçons issus de cette filière comme Adrien Roux, Adrien Martin et Esteban Chouteau. En attendant d’autres et nombreuses pépites…
P. Laf.
DES NAVETTES POUR POMPIDOU
Valence Romans Mobilités et le VRDR mettent en place, à partir de ce premier match à domicile, le 4 septembre contre Soyaux-Angoulême, des navettes gratuites au départ du plateau des Couleures. Un grand parking sera réservé aux spectateurs, qu’ils viennent depuis Valence ou Romans, et la navette partira toutes les dix minutes du rond-point de Conforama. Premier départ 1h30 avant le coup d’envoi, dernier retour depuis Pompidou 1h30 après la fin du match. Par ailleurs, rappelons qu’un parking à vélos est disponible au stade.
À GRENOBLE AVEC LE 16e DAMIER
Le 16e Damier organise un bus de supporters pour encourager le VRDR lors du derby à Grenoble, le vendredi 25 septembre. Départs de Valence à 18h20 et de Romans à 18h40. Tarif (bus + place au stade) : 25 euros (adhérent) ou 35 euros (non adhérent). Inscriptions au 06 44 19 80 67 ou sur HelloAsso ou par mail (le16iemedamier@gmail.com) ou au stade Pompidou lors des matches à domicile.
ILS ONT DE LA RESSOURCE !
Franchement, après leurs vingt premières minutes calamiteuses à Amédée Domenech, on n’en menait pas trop large : et si la malédiction qui frappe en Pro D2, la saison suivante, la surprise de l’exercice précédent allait se répéter ? À entendre les commentaires sur Canal + Sport l’évoquer à chaque arrêt de jeu, on s’auto-persuadait qu’on avait vu le VRDR trop beau. 0-14 à la 13e, 6-17 aux citrons, des fautes à la pelle, une apathie manifeste, des duels systématiquement perdus, un ballon trop régulièrement rendu à l’adversaire, cette première demi copie n’était qu’erreurs et ratures. Une lueur pourtant : en jouant aussi mal, les Damiers n’étaient menés « que » de 11 points. Et l’on sait Romain Terrain et son staff capables de remonter les troupes en un petit quart d’heure de vestiaire.
C’est exactement ce qui s’est passé, les murs ont dû trembler – « On a remonté les curseurs », selon la litote du coach en chef - et, au retour sur le pré, le Valence-Romans qu’on aime ressuscitait. Faire douter les Brivistes dans leur antre, puis les faire trembler jusqu’au bout après avoir enduré autant de pénalités, en se contentant d’exister pendant 40 minutes, relève de l’exploit. Dorian Marco-Pena le disait après la rencontre – et son premier essai de la saison, celui du bonus défensif – au micro de Canal : « Nous avons d’abord été trop sanctionnés pour surnager mais nous pouvons être fiers de notre réaction, d’avoir su relever la tête ! »
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Après avoir subi la pression, sans doute autant psychologique que physique, le pack a retrouvé son allant et toute sa puissance face à ce qui, pourtant, se fait de mieux dans ce championnat. Libérés derrière un huit de devant solide et rassurant, la cavalerie a beaucoup tenté, avec du déchet certes, mais toujours dans l’avancée, dans le sens de la conquête. Les remplaçants ont fait le job, le jeu aérien s’est nettement amélioré, la touche est redevenue une force, les ballons portés – déjà en nets progrès en amical devant Oyonnax – ont très bien fonctionné, on en était presque à regretter que le raté de Lucas Méret, sur la transformation finale, n’offre pas un point de plus aux Drômois – et deux de moins au Corréziens. Personne n’en voudra au roi des buteurs, dont le pied a si souvent assuré des victoires à ses copains.
Au final, ce 23-21 et son bonus défensif au goût de victoire compte tenu de son scénario, est une troisième courte défaite consécutive (après les deux en amical) encourageante pour le VRDR. Maintenant, il va s’agir d’enfin gagner, vendredi prochain (19h30) contre Soyaux-Angoulême. Afin de confirmer ce qu’on pressent : ces Damiers, s’ils sont présents dès le coup d’envoi, ont les moyens de tenir le haut du pavé cette saison encore.
P. Laf.
Romain Terrain (au micro de L’Impartial, le Dauphiné Libéré et Ici Drôme-Ardèche) : « La frustration vient surtout de notre première mi-temps qu’on a joué qu’à demi, timorés, plus spectateurs qu’acteurs. En fin de compte, nous atteignons notre objectif d’essayer de marquer des points chaque week-end et, s’il y a encore beaucoup de travail, ce match nous offre une bonne base pour bosser. » Le manager sportif a par ailleurs précisé que Issam Hamel passera des examens pour connaître la gravité de sa blessure aux côtes.
LA PATTE TERRAIN ?
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La première compo présentée par Romain Terrain propose quelques petites surprises. La première concerne le brassard de capitaine, qui sera confié à Marco Tauleigne dès son entrée en scène sous les couleurs du VRDR en Pro D2 : sans doute l’autorité et le vécu de l’ancien international, transfuge de Montpellier cet été, seront-ils des atouts envers ses camarades et l’arbitre. L’autre recrue titularisée d’emblée sera Thomas Zénon, qui, comme Issam Hamel, retrouvera ses anciens coéquipiers brivistes : on compte apparemment, côté Damiers, sur un éventuel esprit de revanche ainsi que sur leur parfaite connaissance du contexte local. La titularisation de Hamel pousse Dorian Marco-Pena sur le banc, c’est plutôt inattendu, tout comme les absences de Louis Marrou et Paul Marsan. La liste des remplaçants comporte cinq avants pour trois joueurs des lignes arrière, manifestement choisis pour leur polyvalence. Il y a de l’originalité dans les premiers choix de Terrain, espérons qu’ils brouilleront un peu les pistes corréziennes. Match ce vendredi 28 août à 21 heures, en direct sur Canal + Sport.
P. Laf.
LA COMPO : Aléo, Hamel, Vial – McCauley, Fabrègue – Suaud, Tauleigne (cap.), Spanderashvili – Rodor (m), Méret (o) – Zénon, Guillomot, Idrissi, Waqaninavatu – Rozière.
REMPL. : Marco-Pena, Trauth, Descube, Roux, Lhusero, Moura, Dupont, Milasinovich.
FORTASSIN « À 200% BRIVISTE »
Fabien Fortassin, l’ancien manager général des Damiers, s’est exprimé sur les ondes de Ici Limousin avant ce Brive-VRDR : « C'est un petit clin d'œil du destin. Je savais que Valence-Romans avait demandé le premier match à l'extérieur. Je sais que chaque fois, la Ligue veut une grosse affiche en début de saison. Je vous avoue que ça ne m'a pas plus surpris que ça, dans le sens où il y a la petite histoire qui va avec. Mais de toute façon, il aurait fallu les jouer à un moment donné. C'est vrai que ça va faire bizarre parce que je n'aurais pas encore fait de compétition, que j'aurais mes anciens joueurs avec qui, je vous avoue, j'ai encore des contacts et on échange pas mal. J'ai toujours fonctionné en restant assez proche de mes joueurs. Il y en a certains, là-bas, que j'ai eus pendant trois ans et on a vécu de belles choses. Donc oui, il y a un lien très fort avec eux et ce premier match sera particulier, mais je suis briviste à 200%. Désolé, mais si on peut leur mettre ce qu'il faut, on ne se gênera pas (rires). »
LES DIRIGEANTS ET LES SUPPORTERS ONT ÉCHANGÉ
Interpellés par l’augmentation du prix des abonnements alors qu’ils seront moins bien placés dans le stade, les fidèles du VRDR avaient obtenu une réunion d’échange avec les dirigeants. Une centaine de personnes y ont participé et le dialogue, s’il a laissé quelques interrogations en suspens, a permis un apaisement des tensions. Certes il n’est pas prévu un second écran géant dans l’immédiat mais la porte est ouverte pour en installer un ponctuellement pour certaines grosses affiches ; possibilité de mettre en places des navettes entre Romans et Pompidou les soirs de matches ; ouverture possible de place en pesage, sur la piste d’athlétisme, lorsque de grosses affluences seront prévues ; effort sur les tarifs pour les supporters du 16e Damier la saison prochaine, lesquels espèrent un emplacement le plus central possible ; aide du club pour les animations et déplacements des supporters ; regrets de la direction pour la présentation des joueurs relativement ratée fin juillet sur le Champ de Mars à Valence. Enfin, le 16e Damier, et c’est important, a réitéré son amour pour le club et son soutien aux joueurs.
À BRIVE POUR UN COUP ?
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En septembre dernier, le VRDR s’était rendu à Brive sans grande ambition, avec une équipe très mixte, pour y encaisser un cinglant 48-10, troisième défaite sans appel en trois déplacements en Corrèze.
Il faut bien avouer que le stade Amédée Domenech et ses 11 000 spectateurs de moyenne, antre d’un club historique, champion d’Europe en 1997, quatre fois finaliste du championnat de France et encore en Top 14 en 2023, s’apparente à une forteresse. Son budget quasiment deux fois supérieur à celui du club drômois, son ambition de retrouver rapidement l’Élite, la confiance mise dans un nouveau staff et un groupe truffé d’internationaux irlandais, argentin, sud-africain et géorgiens et placé sous la baguette d’un maître à jouer et buteur hors pair, l’Anglais Jamie Shillcock, tout cela incite au plus grand respect. Mais pas à la crainte.
C’est que les Damiers n’ont peur de rien et de personne et, d’ailleurs, n’en auraient plus le loisir depuis leur dernier parcours qui les a installés parmi les équipes en vue de la compétition. Romain Terrain et son staff ne s’autorisent pas d’impasses et sont décidés à jouer à chaque sortie leurs meilleures cartes. Les propos de Marco Tauleigne, Vincent Vial et leurs copains, jeudi dernier après leur dernier canter à Vienne, ne laissaient pas place au doute. Ils se déplaceront pour gagner.
Ce défi XXL est pimenté par le fait que la plupart des joueurs du VRDR vont retrouver, dès cette première occasion, leur ancien mentor, Fabien Fortassin, passé dans l’opposition, adjoint du nouveau manager général briviste, Grégory Patat. De quoi provoquer un surcroit de motivation et de laisser augurer de sympathiques mais explosives retrouvailles…
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La maison d’en face, à l’effectif resserré et relativement stable, paraît supérieurement armée, ainsi que tend à le démontrer ce tout frais succès en amical contre le Racing (38-31), le récent demi-finaliste de Top 14, transpercé de six essais. Et les Damiers ne pourront pas compter sur l’effet de surprise, qui les avait portés vers un succès fondateur (33-30) dès la 2e journée 2025-2026 à Aix-en-Provence…
Il s’agira donc d’un combat les yeux dans les yeux, musclé et, on l’espère, ouvert et indécis. Canal + en a fait le pari, qui a choisi l’exposition maximale pour ce choc érigé en tête d’affiche de la première journée (ce vendredi à 21 heures). Signe que le VRDR, nolens volens, est déjà passé à la dimension supérieure.
P. Laf.
UN CHÈQUE DE 2,2 M€
La Ligue nationale de rugby a publié les montants des aides qu’elle accorde aux clubs pros en fonction de plusieurs critères (solidarité, méritocratie sportive, formation, infrastructures). Le VRDR se trouve ainsi nanti d’un chèque de 2,2 M€ pour la saison écoulée, dans une moyenne plutôt basse pour la Pro D2. C’est logiquement Vannes, le champion, qui a touché le plus (3 M€) et c’est Biarritz qui est le moins bien loti (2,1 M€). Pour le Top 14, évidemment mieux payé parce que les droits télé y sont plus importants et parce que le XV de France met la main au portefeuille, cette manne s’échelonne de 8,6 M€ pour Toulouse à 4,9 M€ pour Perpignan. À noter que Montauban, relégué en Pro D2, a encaissé 5,2 M€.
AU COMPTOIR !
Pour ceux qui souhaitent suivre Brive-VRDR dans une ambiance 100% Damiers, le Comptoir de Famille, à La Voulte, QG du 16e Damier, propose ce vendredi soir son grand écran et les encouragements à distance autour d’une planche charcuterie et fromages (à réserver avant ce mercredi soir) ou d’un verre.
ET SI ON JOUAIT ?
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Romain, ne t’inquiète pas, on ne va pas s’ériger en comité de sélection ! Mais en cette avant saison alléchante et prometteuse, impatients d’assister aux premières joutes officielles et de jauger ce VRDR dont on attend de belles étincelles, le petit jeu de la compo pourrait égayer les échanges avec des followers devenus nombreux et assidus. Même si mon tempérament ne m’a jamais poussé à être parieur ou pythonisse, l’idée m’a titillé et je l’ai trouvée légère et amusante : essayer de plus ou moins deviner quel sera le premier groupe destiné à aller défier Brive vendredi dans son antre. L’exercice est purement gratuit, il n’engage à rien sauf à peut-être mesurer le degré de popularité de l’un ou l’autre des Damiers auprès des supporters… Avec sans doute une prime aux garçons qu’on connaît, qui ont déjà porté l’équipe vers son acmé du printemps dernier et pour lesquels chacun nourrit un sentiment d’admiration et de reconnaissance mêlées.
Sur les deux matches de préparation, chacun a pu constater que l’effectif est dense, que ses éléments sont de plus en plus polyvalents et souvent interchangeables et que les Espoirs peuvent y jouer un rôle intéressant voire permanent. Romain Terrain a annoncé que « il n’y aura pas une minute gratuite » : aucune place ne sera jamais acquise et la concurrence jouera à fond.
Avec cette chance que l’effectif est quasi au complet pour cette entame du championnat, on peut donc scruter les forces ligne par ligne :
PREMIÈRE LIGNE : Trauth ayant vocation à remplacer Pontanier, l’ex-Biterrois aura du temps de jeu au pilier gauche, même si le staff s’est beaucoup appuyé sur Aléo dans cette phase préparatoire ; part d’un peu plus loin : Chouteau. À droite, Vial et Milasinovich devraient se relayer ; partent de plus loin : Ross et le jeune Tutisani. Au talon, le serial marqueur Marco-Pena a bien sûr l’avantage, Hamel et Idoumi étant des doublures de qualité ; part de plus loin : le jeune Nublat.
DEUXIÈME LIGNE : McCauley, sauteur hors pair et à l’abattage défensif impressionnant, continuera à y imposer son double mètre, Fabrègue étant certainement son associé en début de saison en l’absence provisoire de Goumat ; Descube a par ailleurs déjà montré qu’il est plus qu’un jeune plein d’avenir ; au cas où, Suaud, Bholi voire Tauleigne peuvent monter d’un cran.
TROISIÈME LIGNE : le secteur le plus dense du VRDR, où cela va sans doute pas mal tourner ; on peut imaginer que Spanderashvili et Tauleigne seront a priori les plus sollicités eu égard à leur statut et leur impact, mais la liste des postulants est longue avec Suaud, Bholi, Réal, Vachon, Roux, Bruchet, Moore-Aiono et même Idoumi, capable d’être un flanker actif et efficace.
MÊLÉE : Rodor a un temps d’avance mais il est bien secondé par Lhusero et le jeune Dumas qui pourra gagner du temps de jeu.
OUVERTURE : Méret, buteur émérite et chef d’orchestre de qualité, y est incontestable et indispensable ; Martin, Moura voire Rodor ou Lhusero pourront lui octroyer des moments pour souffler.
CENTRES : Idrissi est déjà en jambes, Guillomot le sera bientôt et on espère Marrou prêt à apporter sa puissance et son expérience ; avec Dupont, le petit nouveau, ils se disputeront les places ; grosse interrogation sur les capacités de Pauvert à reprendre sa place après sa grave blessure ; partent de plus loin, les jeunes Ballin et Liborio.
AILIERS : Marsan et Zénon semblent en pole sur la ligne de départ… sauf si Rozière n’est pas titularisé à l’arrière. Partent de plus loin : Waqaninavatu, qui lève peu à peu les doutes qui l’entouraient, Randle voire Debricon.
ARRIÈRE : si ses genoux ne grincent plus, Moura a le profil idéal ; sinon, Rozière est tout aussi à l’aise que lui dans la fonction ; cependant, Martin ne demande qu’à épanouir encore son talent et Zénon peut entrer dans la danse.
Voilà les données telles que je les perçois. À vous de me contredire et, surtout, de vous faire plaisir à choisir « vos » 23. Faites-le tranquillement et sans vous prendre la tête. Ni celle des autres internautes. Aucune dérive ne sera tolérée. Il s’agit d’un jeu amical, sans prix ni conséquences, pas d’une foire d’empoigne. J’espère que cela sera bien compris et bien perçu.
Allez Romain, à toi de te casser la tête ! Et là, c’est pour de vrai ! C’est toi, qui en définitive, et parce que tu es le mieux placé, feras les bons choix !
P. Laf.
ÇA MOTIVE !
Cinq entraîneurs avaient eu le nez creux l’été dernier, lors du traditionnel pronostic de Midi Olympique, en prévoyant une qualification du VRDR pour les barrages. Cette année, s’ils plébiscitent Provence pour le titre de Pro D2, aucun des seize coaches n’entrevoit les Damiers parmi les six premiers de la saison régulière ! Le VRDR est même le seul club à ne pas être cité avec le promu narbonnais ! Un manque de considération qui devrait piquer au vif les hommes de Romain Terrain et accroître encore leur motivation de démontrer que leurs performances de la saison écoulée annoncent de beaux lendemains…
PARLONS VRDR !
Rappel important : la direction du VRDR propose à l’ensemble des supporters un moment d’échange et de libres questions sur tous les sujets concernant le projet du club, les infrastructures, la billetterie, la communication, la formation, etc. ce mercredi 26 août à 19 heures, dans l’espace Atelier du stade Pompidou. Tout le monde est bienvenu !
EN MODE COMBATTANT
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L’an dernier à pareille époque, le VRDR sortait d’une déculottée pour son second et dernier match de préparation contre Oyonnax (7-42). C’était sa deuxième défaite en amical. Ce qui ne l’avait pas empêché d’ensuite réaliser la magnifique saison que l’on sait.
Ce jeudi à Vienne, il a beaucoup mieux résisté face au même adversaire, battu d’un seul point (26-27) après avoir montré des intentions et des enchaînements très intéressants. Ce qui faisait dire à Vincent Vial, le « régional de l’étape » (il a joué cinq saisons au CS Vienne) : « Là, à la différence de l’été dernier, il y a du contenu, le rugby commence à se mettre en place et même s’il y a encore trop de fautes, beaucoup de scories à gommer, on est déjà dans le combat, je ne suis pas inquiet pour la suite, c’est de bon augure. Si on est mieux dans nos temps de passage, cela veut peut-être dire qu’on sera encore mieux ensuite. » Et de se projeter sur le premier rendez-vous de Pro D2, le 28 en Corrèze : « C’est ce jour-là qu’on doit être prêts pour gagner à Brive. »
Vial est enthousiaste, comme tout le groupe, que l’on sent conquérant et impatient d’en découdre. Et de montrer que son parcours de la saison dernière lui donne à la fois un statut et de l’ambition. Avec ce qu’on a vu à Vienne, face à un autre prétendant aux phases finales après s’être mesuré à Grenoble sur ses terres, un optimisme raisonnable est de mise. Il faudra juste réapprendre à gagner.
C’est ce à quoi vont s’attacher Romain Terrain et son staff dans la semaine qui les sépare de ce premier gros choc : « Il y a une progression et c’est normal parce que les choses sérieuses commencent vendredi prochain, se réjouit le manager sportif. Le paquet d’avants est au niveau, les ballons portés sont bien plus fructueux, le système défensif se met en place. On a demandé aux garçons d’être pénibles à jouer et de prendre des initiatives. De ce côté-là, c’est positif. Après, il y a bien sûr encore du déchet, on est trop sanctionnés, mais il y a eu du mouvement, des courses sans ballon, de l’énergie. »
Passés de 14-10 à 14-24 et réduits à 14 en début de seconde période, les Damiers ont ensuite parfaitement réagi et les quatre essais parfaitement construits (Rodor, Marco-Pena, le jeune Liborio et Idoumi) ont récompensé leurs efforts puis leur révolte.
Rassuré de n’avoir pas déploré de nouveaux bobos, Romain Terrain ne va pas se plaindre d’être confronté à un casse-tête au moment de choisir les 23 qui débuteront le championnat : « On va avoir un effectif quasi au complet et maintenant, c’est un luxe et un challenge, ce sera à nous de maintenir en confiance et sous pression ceux qui vont jouer un peu moins que les autres, pour qu’ils soient performants dès qu’on aura besoin d’eux. Les blocs sont longs et difficiles, on a besoin de tout le monde. »
Il y en a un dont on peut gager qu’il sera sur la feuille de cette entame, c’est Marco Tauleigne. Positionné en n°8, l’ancien Montpelliérain n’a pas paru pénalisé physiquement par ses – très actives - vacances prolongées. Il sera une pièce maîtresse du pack : « Il faut désormais faire plus que rivaliser, on doit mieux mettre notre jeu en place, moins tomber de ballons sur les contre-attaques. Ce sont des points à régler mais sur l’état d'esprit, le groupe a répondu présent. On travaille avec l’ambition de faire aussi bien que l’an dernier. » Quant à son rôle de leader, il l’endosse pour l’instant par l’exemple : « Je suis motivé et je prends tranquillement mes repères. On verra plus tard s’il y a besoin que je prenne la parole, les choses doivent se faire naturellement. »
Ce VRDR-là ne se nourrit pas de discours, il bosse. Le crash-test est pour bientôt. La vérité sort toujours du terrain.
P. Laf.
GOUMAT OUT
La deuxième ligne du VRDR sera un peu sous tension ces prochaines semaines parce que Florian Goumat souffre d’une côte fêlée depuis le match amical à Grenoble. « Il faut que ça se répare et Flo ne sera pas opérationnel avant plusieurs semaines, peut-être pour la réception de Provence (le 18 septembre) ou plutôt pour le déplacement à Grenoble (le 25 septembre), annonce Romain Terrain. Cela fait un poids lourd de moins mais les jeunes montrent de belles choses… » Quant à Thomas Lhusero, sa sortie prématurée pour un choc sur le bras était une simple précaution. Il devrait reprendre l’entraînement ce dimanche.
RÉPÉTITION GÉNÉRALE
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Ce jeudi soir (19 heures), au stade Jean Etcheberry de Vienne (Isère), le VRDR jouera son second et dernier match de préparation face à Oyonnax.
À une semaine de la reprise du championnat (à Brive le 28 août pour les Damiers), la configuration sera cette fois différente pour deux équipes en quête d’un rassérénant succès après deux amicales défaites face à Grenoble (20-26) côté drômois et Nevers (21-41) pour les Oyomen. « Apprendre à gagner » est un leitmotiv chez Romain Terrain.
Les compositions d’équipes seront donc moins élargies et plus proches de celles appelées à débuter en Pro D2. Il s’agit de déjà roder les automatismes et mesurer les capacités défensives et offensives de chacun. Un test grandeur nature avant les derniers jours pour éventuellement corriger le tir.
Vous trouverez en annexe la composition du VRDR mais sachez que le staff s’appuiera sur trois premières lignes différentes (30 minutes + 30 minutes + 20 minutes chacune) et que 32 joueurs devraient fouler la pelouse pour un temps de jeu individuel maximal de 50 minutes.
Louis Marrou, qui suit par ailleurs la préparation, est dispensé de cette rencontre, laquelle sera l’occasion, pour Loan Real, de purger son avant-dernier match de suspension. En dehors du dernier blessé longue durée, Anatole Pauvert, Izzy Moore et Calum Randle, momentanément sur le flanc, ne reprendront l’entraînement que dimanche, tandis que Florian Goumat (touché aux côtes) et Jean Ballin (qui souffre de la crête iliaque) sont attente de résultats d’imagerie pour connaître la durée de leur indisponibilité.
Notez qu’en lever de rideau, à partir de 16h30, les équipes Espoirs des deux clubs s’affronteront également en amical… avant de se retrouver le 12 septembre à Guillermoz, pour la première journée du championnat Élite Espoirs cette fois !
P. Laf.
PARLONS VRDR !
La direction du VRDR propose à l’ensemble des supporters un moment d’échange et de libres questions sur tous les sujets concernant le projet du club, les infrastructures, la billetterie, la communication, la formation… le mercredi 26 août à 19 heures, dans l’espace Atelier du stade Pompidou. Tout le monde est bienvenu !
Jean-Pierre Cheval : « On a besoin de tout le monde ! »
Jean-Pierre Cheval, co-président du VRDR, a répondu à nos questions en cette avant-saison prometteuse au plan sportif mais marquée par la profonde restructuration du stade Pompidou.
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« Comment s’annonce la saison sous l’angle sportif ?
- On ne cesse de répéter que le club se construit étape par étape. On vient de vivre une très belle saison, réussie au-delà de toute espérance. Et, même si nous sommes du coup un petit peu en avance sur les standards, on veut absolument confirmer. On veut que cette performance corresponde au niveau réel de nos joueurs. Il n’y a pas eu beaucoup de turnover, on a une vraie continuité dans l'effectif avec des plus-values apportées par des garçons d’expérience, ce fut un recrutement chirurgical. On veut confirmer et s'inscrire dans le haut de la Pro D2, être compétitifs pour la qualif.
- Stabilité oui, mais les supporters espéraient un peu plus d’apports dans les lignes arrière…
- Numériquement, nous avons eu plus de départs que de recrues. C'est un choix sportif, pris en concertation avec le directeur sportif et le staff. On veut laisser du temps de jeu à nos jeunes. Or on sait que pour arriver à maturité devant, c’est un peu plus long. En revanche, derrière, on a des jeunes prometteurs, avec notre équipe Espoirs qui évolue en Élite. Il y a du potentiel et on va essayer de le valoriser. Le jeune Paul Marsan a, par exemple, été une belle surprise au printemps dernier. Ils sont nombreux, il y a de la polyvalence, ça va créer de la concurrence, on n'a pas d'inquiétude là-dessus.
- Au niveau budgétaire, partenaires, comment se présente la saison ?
- Ça va bien avec 9,5 M€ pour la section professionnelle et 11,5 M€ en englobant l’association. On conserve la fidélité de nombreux anciens partenaires et on en a de nouveaux qui nous rejoignent. Ils viennent même souvent d'un peu plus loin, conséquence du fait qu’on commence à rayonner sur un territoire plus large au long de la vallée du Rhône.
- Et pour les abonnements ?
- On est dans les clous malgré cette saison de transition avec les travaux au stade. On a communiqué pour expliquer qu'on sera en mode dégradé. Mais il y aura quand même des places pour tous, peut-être pas de la même qualité, on l'a vu avec les supporters...
- Oui, ça grogne…
- Ça grogne un petit peu mais il faut malheureusement en passer par là pour avoir demain un stade qui correspondra mieux à nos attentes et offrira une meilleure expérience. On a bien entendu les récriminations et mesuré le fait que l'abonnement est un peu plus cher pour des places moins bien placées.
- On ne peut pas envisager un deuxième écran pour ceux qui seront situés derrière, l’actuel, implanté dans le virage nord ?
- Il y a toujours d'autres solutions mais elles ont des coûts et, dans l’immédiat, ce n’est pas prévu.
- Ne pourriez-vous pas organiser une réunion avec les abonnés et les supporters pour entendre leurs griefs et expliquer vos choix ?
- Si c’est leur demande, pourquoi pas ? Moi j'aime la transparence. Les supporters sont en relation avec notre directeur général, Adrien Ruiz. Il faut que je lui demande qu’il le fasse et si besoin que les présidents y participent. On est très contents de ce que le 16e Damier apporte, de l’ambiance qu’il amène, la dynamique ainsi créée. On ne veut surtout pas que ça s’arrête, et s’il le faut, on fera une réunion pour répondre à leurs questions. Ils doivent comprendre qu’on a un modèle économique et qu’on construit doucement notre projet. Là, aujourd’hui, on est dans la rénovation des infrastructures, avec les conséquences que ça entraîne pour tout le monde…
- Ce sera un peu long, notamment pour la tribune ouest…
- Oui, elle sera livrée sans doute en novembre 2027. Mais la tribune existante, il faut le rappeler, sera mieux que rénovée, ce sera une vraie nouvelle tribune, pensée pour améliorer les circulations et la visibilité, des espaces modifiés, des terrasses sans plus aucun pilier gênant. On aura une salle de presse vraiment adaptée, qui servira aussi les jours sans match avec un petit auditorium.
- Ce qui peut accréditer l’idée que vous privilégiez les partenaires par rapport aux supporters…
- Pas du tout ! On a besoin de tout le monde, c'est un projet collectif. On a besoin des partenaires parce qu'ils offrent des moyens financiers et on a besoin du grand public parce que c’est l'âme du club. D’ailleurs, dès le début de la saison 27-28, le virage sud sera aménagé pour accueillir au mieux spectateurs et supporters. On ne les oublie pas !
- Le VRDR a créé un engouement jamais vu ici – plus de 6 200 spectateurs de moyenne – et ce serait dommage de le brider…
- On parle d'un jeune club, qui vient de fêter ses dix ans, mais il a deux parents qui sont âgés, qui transmettent une histoire. On n’oublie pas le passé. Aujourd’hui nous sommes heureux d’emporter l'adhésion des Valentinois, des Romanais et de notre territoire élargi. En portant ce projet, on a généré une âme, on a envie que ça perdure et c’est d’abord l’affaire des joueurs, être derrière eux parce qu’ils séduisent et enthousiasment avec le jeu proposé. Et il y a bien sûr aussi la qualité d'accueil pour ces publics de supporters qu’on ne va pas négliger, sachant que pendant deux ans ce sera un peu plus compliqué.
- C’est cette union des anciens rivaux qui fait votre force, c’est cette initiative qui a suscité la ferveur. Il faut garder cette unité…
- Nous, les présidents, avons été sollicités par des clubs pyrénéens pour nous demander comment nous avions réussi à rassembler les forces et les bonnes volontés. On est plus forts, plus solides, plus conquérants tous ensemble. Moi, je ne suis pas du sérail, je travaille avec toute l’agglo et sur un vaste territoire. C’est le même principe que j’ai appliqué à notre projet rugby. Quand tu ambitionnes de viser un jour le Top 14, regarde au-dessus pour constater que les clubs de l’élite s’appuient tous sur de grands bassins de vie et économiques.
- Et sur la formation…
- On travaille très en amont sur le groupe pro. Qu'on a construit au fil des années et cette année on donne un grand élan au groupe Espoir, qui a assuré son maintien en Élite. L’occasion de remercier tout l’encadrement, entraîneurs, éducateurs qui contribuent à cette progression. On a voulu structurer le centre de formation et travailler sur le groupe Espoir pour qu’il devienne la véritable antichambre notre équipe première, le mettre dans les meilleures conditions. Voilà pourquoi on libère quelques places dans le groupe professionnel, pourquoi dix jeunes ont suivi la préparation des pros. C’est le fruit d’une coordination entre les différents effectifs, le travail de l’ombre du directeur sportif. »
Propos recueillis par P. Laf.
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JORIS DUPONT ARRIVE
C’est un puissant centre de 25 ans (1,83, 83 kg), capable d’évoluer à l’aile, qui va venir remplacer Xavier Mignot, lequel a récemment décidé de mettre un terme à sa carrière : Joris Dupont, passé par Castres et le Top 14 mais laissé sur le carreau par la relégation de Mont-de-Marsan en Nationale cherchait à rebondir après avoir joué 22 matches et inscrit 4 essais pour le Stade Montois. Le VRDR s’est vite mis d’accord avec le joueur qui devrait rapidement être opérationnel.
DÉJÀ DANS LE RYTHME
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Il aura fallu un dernier essai au coup de sifflet final pour que le FC Grenoble, longtemps mené au score (7-17 en début de seconde période), finisse par l’emporter (26-20) sur le VRDR.
Motivés par leur dernière au stade Lesdiguières – avant que celui-ci entame une profonde mue, un chantier presque aussi important que celui de Pompidou – et soutenus par une belle chambrée de supporters – même si on a souvent entendu les encouragements du 16e Damier…-, les Alpins avaient également l’avantage de disputer leur second match de préparation, après celui, beaucoup plus facilement gagné, contre Aurillac (43-21).
C’était donc en revanche une première dans le grand bain pour les Damiers qui s’en sont bien sortis, malgré ce petit retard, par rapport à leurs adversaires, dans la préparation.
Avant un prochain et dernier choc avec Oyonnax (jeudi 20 août à 19 heures à Vienne), le rendu est plutôt encourageant, les garçons sont, pour la plupart, physiquement au point et les enseignements, même s’il y a encore du travail à effectuer, positifs, comme le dira ci-dessous le manager sportif, Romain Terrain.
Pour notre part, nous nous plaisons à souligner :
- Le deuxième des trois essais drômois, inscrit par le jeune Tom Nublat, talonneur Espoir, et entré en jeu en troisième ligne, soulignant combien la polyvalence demeure un maître mot au VRDR.
- L’essai suivant, conclu puissamment et rageusement par Marco Tauleigne, la recrue phare de l’été, sur son deuxième ballon touché seulement : le troisième ligne international, qui vient pourtant juste de reprendre l’entraînement, montre ainsi son envie d’apporter un gros plus à un pack déjà conquérant.
- Les cannes d’Adrien Martin et Dylan Idrissi qui, par de belles chevauchées, confirment d’entrée tout le bien qu’on pensait déjà d’eux. Tout comme l’assurance et l’abattage de Thomas Rozière, qui est toujours aussi précieux sur les ballons hauts.
P. Laf.
TERRAIN A APPRÉCIÉ
Romain Terrain, le coach en chef tirait un bilan plutôt positif de cette sortie franchement musclée. Même s’il grognait d’avoir manqué une belle occasion de « battre ces Grenoblois chez eux ». Nous lui rappellerons que les Damiers avaient perdu en amical contre Provence le 14 août 2025 (22-26) avant de prendre leur revanche à Aix (33-30) trois semaines plus tard en championnat… Le rendez-vous de Pro D2 au stade des Alpes, cette année, est fixé au 25 septembre… « Oui c'était un vrai match, Grenoble nous a fait déjà entrer dans la compétition, souligne Terrain. On a eu un peu de mal à se mettre dans le rythme. Mais petit à petit on est monté, malgré le mal qu’on a eu à bien sortir et conserver le ballon. Je regrette la défaite sur le fil mais je suis satisfait de la seconde mi-temps, quand on a su ralentir et embêter plus souvent les Grenoblois. Le souci, c’est qu’on a été trop fréquemment sanctionnés pour repartir chez eux et inverser la pression, à chaque fois on nous renvoyait chez nous et on a laissé là énormément d'énergie. Perdre laisse un petit goût amer parce qu’on est venus pour apprendre à gagner les matchs, à tenir un score quand on mène. On a manqué de sens stratégique sur certains moments clés. Cependant, je suis très positif sur l'engagement, on a été pénibles, et sur le peu de munitions qu’on a eu on s’est montrés efficaces. »
MIGNOT MET UN TERME À SA CARRIÈRE…
Xavier Mignot, centre et ailier international, recruté l’hiver dernier par le VRDR n’y aura fait qu’un passage éclair. Il a en effet annoncé cette semaine mettre un terme prématuré à sa carrière. En concertation avec le staff et les dirigeants. Romain Terrain : « Xavier avait fait trois semaines de préparation plutôt intéressantes mais on savait qu’avoir stoppé pendant six mois et ressentir des douleurs récurrentes le handicapaient. On a bien perçu, au moment du match contre les Espoirs, qu’il était physiquement dans le dur et moralement dans le doute. Je lui ai demandé de réfléchir quelques jours et il m’a ensuite appelé pour me dire qu’il avait mal, qu’il n’avait plus l’énergie nécessaire pour s’impliquer à fond. Il a été le plus honnête possible et je regrette son arrêt parce qu’il aurait pu être un élément moteur pour le groupe. » Jean-Pierre Cheval, le co-président : « L'an dernier, Xavier n’a pas eu le temps de jeu espéré, il arrivait d’une expérience aux États-Unis et a peut-être été surpris par le niveau de la Pro D2. En parallèle, il avait des projets personnels de reconversion et il est venu nous dire qu’il doutait de retrouver l’intégralité de ses capacités sportives. On a vite convenu que son arrêt de carrière était la meilleure solution, même si c’est bien sûr une déception pour tout le monde. »
… SON SUCCESSEUR CONNU LUNDI
Le club en fera l’annonce officielle ce lundi mais le remplaçant de Xavier Mignot a déjà signé, ce jeudi, en faveur du VRDR. Son profil, en se référant aux petites indications livrées par Romain Terrain et Jean-Pierre Cheval : un joueur français, sur le marché, jeune et très motivé, qui connaît bien le championnat, plutôt centre qu’ailier, que le club suivait déjà et qui devrait apporter une belle dose d’énergie.
DES NOUVELLES DE MOORE ET MARROU
Izzy Moore-Aiono et Louis Marrou ne figuraient pas sur la feuille de match à Grenoble. Le premier souffre d’un coup au genou subi mercredi à l’entraînement mais devrait revenir pour la rencontre de ce jeudi contre Oyonnax. Quant à l’expérimenté Louis Marrou, heureux papa depuis quelques jours, il a été convenu qu’il serait dispensé des matches amicaux mais il postulera dès la reprise du championnat.
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