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La Chronique des Damiers
Articles récents

UNE PRIME À L’EXPORT ?

29 Octobre 2026

Le stade Aguilera est une enceinte qui réussit plutôt bien aux Damiers : ils y ont conquis leur première victoire à l’extérieur en Pro D2 (31-29) en janvier 2021 et, il y a un peu moins d’un an, ils sont retournés s’y imposer (37-25) à l’issue d’une rencontre nettement dominée.

Est-ce à dire que ce nouveau voyage à Biarritz sera pour le VRDR l’occasion d’aller cueillir leur premier succès en déplacement cette saison ? Pas si sûr.

D’abord parce que l’adversaire, pour une fois, a vécu un été tranquille, sans soucis extrasportifs ni pénalisation en points au classement à l’entame du championnat. Le club semble avoir ainsi retrouvé une sérénité pour travailler qui lui a valu un départ canon, 4e après la cinquième journée.

Depuis, avec deux défaites à Aurillac (33-52) puis Grenoble (10-24) et un nul face à Angoulême, la machine s’est mise à toussoter et les Biarrots sont rentrés dans le rang, 8e avec 20 points, soit à portée des Drômois.

Si Scott Newlands, l’entraîneur des avants du VRDR, « craint les débuts de match » de ses hôtes de ce vendredi soir (21 heures), il a dû noter que ces derniers ont beaucoup plus de mal en fin de rencontre puisqu’ils ont systématiquement concédé leurs trois défaites sur une nette baisse de régime après la pause.

« Il faudra surtout bien défendre, être disciplinés et jouer dans les bonnes zones du terrain », prévient Newlands. Joris Moura, qui revient en jeu après de longues semaines contrariées par ses douleurs aux genoux, a une jolie expression : « Elle nous fait de l’œil cette victoire à l’extérieur, et il va falloir avoir en tête la partition qu’on avait jouée l’an dernier au pays Basque, cette maîtrise, cette efficacité pour espérer quelque chose. Nous sommes encore un peu brouillons, on se cherche, on est parfois trop restés dans le cadre fixé par manque de confiance. » Une confiance qu’il espère retrouver derrière un pack conquérant : « Notre jeune charnière aura peut-être un peu de confort pour apporter de la fraîcheur, de l’énergie, les prises de risques qui peuvent faire basculer un résultat. »

C’est qu’à la fois à cause des indisponibilités (Thomas Lhusero, blessé, et Rodor à peine remis) et du choix de laisser au repos Lucas Méret, ceux qui initient la bonification des ballons gagnés devant constitueront une paire expérimentale inédite : Paul Dumas à la mêlée et Adrien Martin à l’ouverture. Deux Espoirs de qualité qui seront sous le feu des projecteurs mais entourés de partenaires d’expérience, une combinaison osée et pourquoi pas gagnante ?

Malgré la litanie des blessures (voir ci-dessous), le huit de devant, largement remanié, reste solide et il y aura des jambes derrière (avec Joris Dupont – Paul Marsan ayant droit à une pause - à l’aile) pour concrétiser. Et si la bascule vers le haut du tableau avait lieu, dans une composition originale, à 750 km de Pompidou ?

P. Laf.

LA COMPO : Trauth, Idoumi, Ross – Descube, Bholi – Bruchet, Real, Spanderashvili – Dumas (m), Martin (o) – Waqaninavatu, Marrou (cap.), Guillomot, Dupont – Moura.

REMPL. : Hamel, Aléo, Goumat, Roux, Rodor, Ballin, Moore-Aiono, Tutisani.

 

INQUIÉTUDE POUR IDRISSI

Le brillant jeune centre du VRDR, Dylan Idrissi, a pris un coup à la jambe lors de la réception de Colomiers et son état inquiète : des examens complémentaires seront nécessaires pour évaluer la gravité et la durée de son indisponibilité. Par ailleurs, l’infirmerie ne désemplit pas puisque Thomas Lhusero, Thomas Zénon, Hugo Fabrègue, Marco Tauleigne, Vincent Vial, Louis Suaud et Matthieu Vachon sont également sur le flanc. Sans oublier les absences longue durée de Gareth Milasinovich (retour en janvier) et Anatole Pauvert (retour incertain). Pas d’inquiétude pour Dorian Marco-Pena, Ryan McCauley et Lucas Méret, il s’agit d’un choix du staff. Quant à Ilia Spanderashvili et Joris Moura, ils disputeront ce vendredi leur dernier match avec les Damiers avant une coupure de plus d’un mois pour cause de sélection.

 

À NICE AVEC LE 16e DAMIER

Le 16e Damier organise un déplacement à Nice à l’occasion du match du VRDR le vendredi 20 novembre. Renseignements et inscriptions au 06 44 19 80 67 ou sur HelloAsso, les réseaux sociaux ou bien lors du prochain rendez-vous à Pompidou, le 6 novembre, pour la réception de Nevers.

 

OCTOBRE EST TOUJOURS ROSE

La vente aux enchères des maillots spéciaux portés et dédicacés par les joueurs, effectuée auprès des partenaires du club le soir de la victoire sur Colomiers, a rapporté 34 000 euros en faveur d’Octobre Rose et la recherche sur le cancer. Vous pouvez encore arrondir cette somme en vous portant acquéreur des maillots des remplaçants – qui furent excellents ce soir-là ! – grâce aux enchères en ligne sur la boutique du VRDR.

 

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LES DÉCIDEURS

23 Octobre 2026

Le VRDR, classique, a choisi de les appeler sobrement « les remplaçants ». Certains clubs préfèrent leur attribuer le grade de « finisseurs ». Et d’autres, plus audacieux, leur confèrent le rôle de « décideurs ». Contre Colomiers ce dernier vendredi, les VRDR aurait dû leur emprunter ce terme pour sa feuille de match. Parce que c’est du banc qu’est venue la décision.

Les entrées d’une nouvelle première ligne, du duo Bholi-Spanderashvili suivi par Descube, de Lhusero et d’un dynamiteur nommé Waqaninavatu ont en effet changé le cours d’un match mal embarqué.

Benjamin Thiéry, coach des lignes arrière, reconnaît que les murs ont tremblé à la pause, atteinte avec un déficit de huit points : « Ma ligne de trois quarts montrait de la fébrilité, il fallait les remettre en confiance. Mais il y a eu des manques dans le combat qu’on ne pouvait pas accepter. » Transpercés par une « charnière qui nous a bien baladés pendant 25 minutes » (Lhusero), les Damiers n’en menaient pas plus large que leurs supporters. « On s’est fait un peu peur, avouait Joris Dupont. Mais on a su réagir et on retient le positif. »

Le positif ce sont les quatre points de la victoire, obtenue sur une petite marge (28-23) mais essentielle pour l’avenir immédiat : « C’était un match charnière, on a eu chaud mais on l’a gagné, se réjouissait Thiéry. On a grillé un joker à domicile, on n’a plus le droit à l’erreur. »

Une fois de plus, le pack, royal en ballons portés, a été ultra dominant, en mêlée, et encore plus en touche. Mais une fois de plus, les lancements ont ensuite souvent été laborieux, cela a mis beaucoup de temps, trop de temps à se transformer en points. Dupont avance son explication : « On a été défaillants sur des pertes de balle, on manque encore de repères, on s’est parfois laissé endormir et ils nous ont bien embêtés dans les rucks, il y avait toujours une main qui traînait, des ballons pas propres, les conditions capricieuses puisqu’on approche de l’hiver. » Ce que son coach, Benjamin Thiéry, traduit par : « On n’a pas encore le match référence, on a des bribes de beau jeu, on doit travailler la constance. » Après huit matches, il va falloir y parvenir.

Thomas Lhusero pointe les blessures (*), qui perturbent l’organisation, contrarient l’affinage des automatismes, mais souligne « le caractère, qui nous a permis de rester dans le match et de repasser devant ».    

Subsistent ces lacunes qui empêchent de bonifier les points forts. Mais cette victoire permet de rester dans l’entre-deux au classement (mais désormais plus près du Top 6 que des équipes menacées) : « Maintenant, on est dans la course à l’incertitude parce qu’on se retrouve encore au milieu, constate Thiéry. Il va falloir aller chercher la bascule, à un moment donné, qui nous replacera dans la bagarre pour la qualification. À l’extérieur bien sûr. »

Vendredi prochain à Biarritz ?

P. Laf.

(*) En croisant les doigts pour que Dylan Idrissi, qui boîtait bas, et Lucas Méret, qui a pris un coup juste après la sirène, ne gardent pas de séquelles de ce dur combat.

OCTOBRE ROSE JUSQU’EN NOVEMBRE

Si les maillots spéciaux « Octobre Rose » numérotés de 1 à 15 ont été mis aux enchères auprès des partenaires, ceux des fameux « décideurs », 16 à 23, sont accessibles à travers le site de la boutique du VRDR jusqu’au 1er novembre. À vos claviers !

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PAS DE BLAGUE !

22 Octobre 2026

S’il veut basculer du bon côté du championnat, le VRDR n’a d’autre choix que terminer de la meilleure des manières ce bloc de cinq matches écorné par une lourde défaite rageante, la semaine dernière à Oyonnax. Cela commence donc par un succès sur Colomiers à Pompidou ce vendredi soir (19h30). Impérativement.

Benjamin Thiéry, le coach des lignes arrière, l’exprime à sa manière : « Au classement, nous sommes quatre points devant le barragiste et à six points du sixième. Nous voilà donc dans une transition, en espérant que ça nous sourie et qu'on puisse aller chercher vers le haut. »

Ce sourire, qu’ils n’ont pas toujours eu depuis l’entame, les Damiers espèrent bien le retrouver immédiatement malgré une relative hécatombe dans leurs rangs (lire ci-dessous) : « On a un groupe assez homogène, on est à flux tendu sur certains postes mais on n'est pas en carence, rassure Thiéry. L’équipe sera toujours meilleure que le meilleur de l’équipe. »

La formule fonctionne bien et il est vrai que pour l’instant, l’interchangeabilité n’a guère nui au rendement d’ensemble.

« Colomiers est une équipe offensive qui a fini deuxième de la dernière saison régulière grâce à sa grosse défense, prévient Thiéry. Ils sont généreux et solidaires. Ce qu’on ne veut pas, c’est être encore en retard au démarrage et ne pas profiter de notre fraîcheur de début de match. » L’idéal serait, comme contre Béziers il y a quinze jours, de « maîtriser le scénario et ne pas le subir ». Surtout surfer sur cette impression que les Damiers n’ont pas été loin face aux cadors et qu’ils vont aborder des adversaires a priori plus accessibles : « On va jouer des équipes qui ne sont pas en confiance actuellement mais il faut éviter tout relâchement, prévient celui qui est arrivé de Nevers. On veut progresser jusqu’à la fin des matches aller, trouver une constance dans la performance. »

S’il y en a un qui est régulier et peut donner le tempo, c’est bien Dorian Marco-Pena, meilleur marqueur d’essais du club : « Contre Colomiers, ça va être engagé, c’est une équipe qui a des choses à se faire pardonner et qui va venir avec zéro complexe à Pompidou. J’attends beaucoup d’intensité, beaucoup de déplacements de jeu et une belle bataille dans les rucks, c'est leur point fort. » Lui qui a vu la défaite à Oyonnax depuis les tribunes garde pleine confiance : « Le groupe a très bien réagi, s'est remis au boulot très vite, malgré une semaine sous la pluie on a eu une qualité d'entraînement exceptionnelle. Tous les matchs à la maison vont être capitaux, il va falloir remettre la gagne en route. On a la bonne pression, celle qui fait qu’on sait répondre présent à Pompidou. Ça va payer, c'est sûr ! » Le staff va encore compter sur son pack dominant : « C'est une fierté, un travail de longue haleine qui récompense ce que Romain (Terrain) a mis en place depuis son arrivée, explique le talonneur fer de lance. Et maintenant on peut se payer, mêlée fermée et ballons portés sont de beaux atouts. »

Et il y en a aussi derrière des atouts, notamment Joris Dupont, sorti de son chômage pour s’épanouir au sein de la ligne de trois-quarts : « Je ne m'attendais pas à retrouver un club de cette envergure et j’en suis heureux, on m’a tout de suite mis en confiance et j’ai pu enchaîner. »

L’ancien Montois va être pour la première fois associé, au centre, avec Dylan Idrissi, « un très bon passeur, un très bon joueur de duels doté d’une belle vitesse. »

Pour tout dire, cette compo avec une première ligne inédite, un Dumas qui a une chance à saisir et une ligne d’attaque jeune et en jambes, est attractive. On a hâte de la voir à l’œuvre et à la manœuvre. Pour reprendre le bon fil d’une saison qui n’attend plus qu’un « vrai » match référence. Allez, pas de blague !

P. Laf.

 

LA COMPO

LE XV : Chouteau, Marco-Pena, Ross – McCauley, Goumat – Bruchet (cap.), Vachon, Moore-Aiono – Dumas (m), Méret (o) – Randle, Dupont, Idrissi, Marsan – Rozière.

REMPL. : Hamel, Trauth, Descube, Bholi, Spanderashvili, Tutisani, Lhusero, Waqaninavatu.

 

DU MONDE SUR LE FLANC

L’infirmerie est bien pleine au VRDR. Heureusement, à part Anatole Pauvert, bien sûr, et Gareth Milasinovich, qui n’est pas attendu avant janvier, les retours devraient assez vite s’enchaîner. Demeure cependant un doute pour Marco Tauleigne, dont la date de reprise n’est pas encore fixée. Seront sûrement de retour à l’entraînement la semaine prochaine, Louis Marrou, Mattéo Rodor, Mathieu Guillomot et Louis Suaud. Pour Vincent Vial, Hugo Fabrègue, Loan Real et Thomas Zénon, cela pourra prendre un peu plus de temps. Quant à Ilia Spanderashvili, il va bien mais disparaîtra des radars drômois pendant plus d’un mois pour cause de sélection avec la Géorgie.

OCTOBRE ROSE 14e !

Ce vendredi, à l'occasion de la réception de Colomiers Rugby  à Pompidou, le Valence Romans Drôme Rugby se mobilise pour la quatorzième année consécutive en faveur d'Octobre Rose au profit de l'association Agir contre le cancer 26 (ACC26). Cette mobilisation, rendez-vous incontournable de la vie du club, a permis de déjà collecter 166 000 euros destinés à soutenir des actions concrètes en faveur des personnes touchées par la maladie. Un maillot collector, celui que porteront les Damiers, sera disponible en version replica à la boutique du club et deux ventes aux enchères exceptionnelles seront organisées à l’issue de la rencontre : maillots et shorts officiels des n°1 à 15 portés par les titulaires et dédicacés, au pavillon Alizon, l’espace réceptif accueillant des partenaires ; et les maillots et shorts officiels des n°16 à 23, également portés et dédicacés, sur la boutique en ligne du VRDR. Par ailleurs, dès 17h30, seront proposés animations, cocktail rose à la Bodega, et vente d’accessoires aux couleurs d'Octobre Rose.

 

 

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ENTRE DEUX EAUX

20 Octobre 2026

Pas facile d’écrire sur le rugby quand le pays est à feu et presque à sang. Mais il faut bien forcer un peu sa nature, la résilience est un mot à la mode et l’optimisme ne doit pas disparaître de notre vocabulaire. Donc on y va.

J’ai eu le plaisir d’être invité à causer un peu de la Chronique sur Ici Drôme Ardèche à la mi-temps du match à Oyonnax. Et j’ai spontanément annoncé que j’allais un peu plus « éditorialiser » mon propos puisque désormais la conférence de presse d’avant match est diffusée sur les réseaux du VRDR et que nous sommes convenus de ne plus donner la composition de l’équipe avant 18 heures la veille de la rencontre. Les principales plus-values que ce blog offrait sont donc caduques. Ce qui n’est pas plus mal -même si certains détails mériteraient d’être discutés-, cela signifiant que la communication du club est en progrès.

Au cours de ce bref entretien sur les ondes, Valéry Lombardo m’a opportunément rappelé que l’un des intérêts de cette Chronique est de susciter des réactions et un échange avec et entre ses suiveurs. Ces retours directs, que ne peuvent vraiment avoir les médias traditionnels, est un vrai plus et donne même des idées d’angles d’attaque ou carrément de sujets à aborder. D’autant que jamais, alors qu’on en est à la quatrième saison de parution, les commentaires n’ont débordé le cadre d’un minimum de bienséance malgré quelques grincheux de service… N’est-ce pas Loïc ?

Alors, à un moment où l’équipe pro navigue entre deux eaux, les interrogations autour d’elle se font nombreuses. Le temps est donc venu de faire un point sur la situation. Mon point. Ce sera long – on me le reproche parfois. Mais je vais aller dans les coins.

AU DÉBIT :

  • Une difficulté à conclure, surtout constatée en début d’exercice, qui a empêché de transformer en victoires des bonus défensifs. Cela a coûté des points certes, mais l’équipe a montré que dans le jeu elle peut rivaliser et on sent que la liaison entre les deux blocs s’est améliorée. Sept essais contre Béziers, encore trois à Oyonnax : l’huile arrive dans les rouages.
  • Des courants d’air ponctuels dommageables, comme cette espèce d’opération portes ouvertes en deux temps, au début et en fin de match, à Oyonnax, qui te met deux fois dans le dur et l’impossibilité de s’en sortir. Oui, il y a parfois des trous dans un treillis défensif par ailleurs pourtant solide : sixième défense du championnat malgré les 51 points encaissés dans l’Ain et quatrième au nombre de plaquages réussis (1).
  • Le départ de Fabien Fortassin qui a bien sûr déstabilisé un groupe qui répondait parfaitement à ses principes et consignes. Romain Terrain, rompu depuis plusieurs années au discours et aux méthodes de celui dont il fut l’adjoint, a paru aux coprésidents l’option la plus judicieuse pour reprendre le flambeau. On peut leur faire confiance, leurs coaches précédents, Authier et Fortassin, ont répondu à leurs attentes et sont aujourd’hui engagés par de grosses écuries du championnat. Un temps d’adaptation a été nécessaire pour la pleine intégration au staff de Benjamin Thiéry, à la philosophie différente concernant les lignes arrière.
  • Des choix de composition d’équipe qui ont pu parfois interpeller. La seule fois où elle a semblé un peu « mixte », à Dax, certains ont pensé que c’était regrettable à l’occasion du déplacement qui paraissait le plus accessible du bloc. Et mettre par ailleurs, sur les six autres rencontres disputées, un groupe qui paraît très compétitif nourrit aussi quelques critiques. Le trio d’entraîneurs a rompu, sur ce point, avec la philosophie de Fabien Fortassin, qui acceptait des voyages à vide pour mieux préparer les réceptions suivantes. C’est une option audacieuse mais elle permet de maintenir tout l’effectif parfaitement concerné et prouve que sa profondeur est plutôt intéressante puisque les temps de jeu sont mieux partagés. À la différence de la saison dernière, peu de Damiers (trois seulement, Rozière, Suaud et Méret) figurent parmi les cinquante joueurs les plus utilisés de Pro D2. Une manière de garantir plus de fraîcheur ?
  • Le recrutement, c’est quasi inévitable, suscite des commentaires. Son bilan n’est objectivement ni flamboyant ni négatif. La très bonne pioche est incontestablement Descube mais Dupont, d’abord, et Trauth font manifestement bien le job. Tout comme Ross et Moore-Aiono qu’on peut considérer comme de nouveaux éléments puisqu’on ne les a presque pas vus jusque-là. Tutisani et Zénon doivent encore prouver. Quant à Tauleigne, les pépins physiques l’empêchent pour l’instant d’apporter tout ce que le staff a misé sur lui. Et même si Méret semble retrouver son rythme et sa précision, on peut regretter, puisque Moura bataille avec ses genoux et que Martin est encore tendre, qu’il n’y ait pas dans l’effectif un autre 10 confirmé pour le soulager et préparer son inévitable succession à terme.

 

AU CRÉDIT :

  • Un pack généralement ultradominant, c’est une garantie en Pro D2. Quand tu rivalises sans souci en mêlée fermée et dans l’alignement, le reste du jeu est facilité. D’autant que tu scores déjà beaucoup sur ballons portés. Reste à améliorer le rendement dans les collisions et les rucks pour gagner en efficacité et rendre encore plus fluide la liaison avec les lignes arrière.
  • L’envie et la capacité d’aller chercher les bonus, offensifs lors des deux victoires et défensifs pour trois des cinq défaites. De petits points certes, qui ne rattrapent pas ceux laissés échapper en route, mais qui laissent à flot et des espoirs au classement et pourront compter à la fin. Cette volonté de « ne pas lâcher » souvent soulignée par l’entraîneur d’en face.
  • La stabilité de l’effectif par rapport à la saison passée, qui favorise bien sûr les automatismes et renforce la solidarité. Un petit avantage dont le VRDR n’a pas su profiter à fond sur les toutes premières journées.
  • La fidélité des partenaires et du public qui, en cette période de grand chantier du stade, et malgré les contraintes et désagréments que cela induit, ont maintenu leur confiance et leur enthousiasme. 5 200 spectateurs contre Béziers, en hausse par rapport à la réception de Provence, c’est encourageant.
  • Un projet qui se construit, au propre comme au figuré, à Porchier comme à Pompidou, dont la mise en place fait parfois grincer des dents ou suscite des incompréhensions mais toujours dans l’avancée. On sent bien que le VRDR, désormais, c’est du solide, section pro comme association, et que le club a les moyens de tenir ses objectifs.

Chacun avait conscience que cet exercice 26-27 serait celui d’une transition, au niveau structurel et sportif, et que la superbe cinquième place du printemps dernier serait difficile à atteindre de nouveau. Les quelques ratées ne doivent pas faire oublier que les Damiers ont joué, en sept journées, six des sept premiers au classement. Et qu’ils leur ont pris huit points, pour un total de 13, évidemment loin des 21 qu’ils totalisaient il y a un an à la même époque.

C’est donc sur ce deuxième bloc, mal entamé à Oyonnax, que va se décider, tout le monde s’accorde sur ce point, vers quel championnat va basculer le VRDR. S’il s’agit de rester dans le coup de la qualification, il va falloir impérativement battre Colomiers (ce vendredi) puis Nevers (le 6 novembre) à domicile et aller gratter quelque chose à Biarritz et/ou à Nice. Un scénario plus négatif serait non seulement décevant mais renverrait les Damiers dans un total anonymat voire dans la bataille du maintien. Ce serait un coup d’arrêt dans la progression d’un club qui a l’ambition et les moyens de devenir un solide pensionnaire de Pro D2. Et les rêves de Top 14 à plus longue échéance s’en trouveraient amochés.

Je ne peux terminer sans détourner une sentence célèbre et souvent pertinente : « Quand on se considère, d’aucuns se désolent, mais quand on se compare, on se console. »

Certes Oyo, Provence, Grenoble ou Brive semblent évoluer à l’étage au-dessus. Mais un supporter de Valence-Romans doit aujourd’hui être plus serein que celui de Nevers, Béziers ou Narbonne.

Entre deux eaux mais pas noyés.

P. Laf.

  1. Louis Suaud (5e) et Hugo Descube (11e en dépit d’un temps de jeu nettement inférieur à ceux qui le précèdent au classement) figurent parmi les meilleurs plaqueurs de Pro D2.
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VINGT MINUTES EN ENFER

16 Octobre 2026

  • Toi, ça va ?
  • Maktava !

Luka Maktava, 26 points ce vendredi soir, meilleur buteur mais surtout super dynamiteur de l’actuelle Pro D2, a encore frappé. Et envoyé Oyonnax vers un bonus inespéré à cinq minutes de la sirène.

Pas de chance pour le VRDR, l’ouvreur géorgien, bien identifié par les coaches comme un garçon « qui a des pétards dans les jambes », va bientôt rejoindre sa sélection pour la période internationale. Mais il était bien à Charles Mathon pour démolir en quelques coups de rein l’espoir de bonus drômois voire même de victoire. Parce que malgré le score (51-25) qui ressemble à tous les scores d’Oyo en leur fabuleux début de saison et à toutes les déconvenues que les Damiers ont vécu dans cet antre maudit, cela s’est joué en cinq minutes.

Les cinq dernières minutes qui ont levé les incertitudes et le suspense, comme dans la série éponyme qui mettait en scène le commissaire Bourrel. Les cinq dernières minutes qui ont été un calvaire ponctué de trois essais encaissés pour les visiteurs.

Cinq minutes ? Mais pas que… Les quinze premières aussi, où les Aindinois, hyper rapides et surpuissants, déjà sous la baguette magique de leur ouvreur, avaient franchi trois fois et menaient déjà 21-0. Les Damiers semblaient groggy, un peu comme Béziers qui avait subi pareille catastrophique entame à Pompidou la semaine précédente, et qui ne s’en était jamais relevé. Alors que Marrou et les siens allaient réagir fort, montrer leur caractère, devenir audacieux et conquérants. Pour d’abord faire douter les leaders, avant de prendre les choses en main, les pousser souvent à la faute et de les dominer dans quasiment tous les compartiments du jeu, à commencer par la mêlée fermée, qui est vraiment dominante à chaque sortie. C’était beau à voir.

Mais quand tu encaisses 21 points dans les quinze premières minutes et encore 21 dans les cinq dernières, tu n’as aucune chance de rapporter quelque chose... Même si tu as gagné 25-9 pendant les 60 minutes du cœur du match, tu repars bredouille.

Benjamin Thiéry faisait mine d’en plaisanter au micro de Canal + : « On a l’habitude de jouer à 19h30, alors nous n’étions pas prêts à 19 heures… » Mais le coach des lignes arrière devait fulminer intérieurement.

Le VRDR rentre donc à vide de ce voyage de tous les dangers. Mais il a montré un visage engageant, prouvé qu’il peut rivaliser et qu’il a finalement peu de lacunes si ce n’est cette difficulté à concrétiser parfois. Parce que cet épilogue à Oyonnax, très douloureux, était finalement prévisible après que l’espoir de rapporter un point s’était envolé. Avec des finisseurs entrés – notamment à cause des blessures de Suaud et Guillomot - dès le début de la seconde période, trop d’éléments qui rentraient de convalescence ou manquaient de rythme, l’issue fut logiquement fatale. Rien de bien grave puisque le pain noir (déplacements à Brive, Grenoble et Oyonnax, réception de Provence) proposé par les cadors est – provisoirement – derrière soi. Si les Damiers conservent la même envie, le même état d’esprit, leurs faiblesses ne devraient pas constituer un handicap trop lourd lors des prochains rendez-vous.

Il faudra juste se remettre la tête à l’endroit pour confirmer cette heure de grande qualité face à Colomiers vendredi prochain.

  • Alors, ça va ?
  •  T’inquiète, ça va aller…

P. Laf.

RÉACTIONS

 ROMAIN TERRAIN (manager sportif du VRDR), au micro de l’Impartial, Ici Drôme Ardèche et le Dauphiné Libéré : « L’entame a été cataclysmique, on était amorphes, on manquait d’énergie, aucun contact gagnant. On avait prévu un autre scénario. Heureusement, les gars ont eu une belle réaction, ont fini par bien jouer ensemble, mettre en place ce qu’on travaille toute la semaine. Mais il faut essayer de comprendre pourquoi ça ne fonctionne pas dès le départ et pourquoi sur la fin tu relâches. » Romain Terrain a par ailleurs indiqué que Louis Suaud est blessé à la cheville et Mathieu Guillomot aux cervicales.

FABIEN CIBRAY (manager général d’Oyonnax), au micro de Canal + : « On est passé par toutes les émotions ce soir. On avait dit qu’il fallait démarrer très, très fort et que ça paierait notamment en fin de match et je pense qu’on ne s’est pas trompés. Le VRDR a fait une belle partie et a su remonter doucement et nous mettre en difficulté. Un beau match qui va nous permettre de progresser. »

 

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TENIR LE BRAS DE FER

15 Octobre 2026

Dès la fin de VRDR-Béziers, vendredi dernier, malgré l’euphorie d’une très large victoire (47-20), Lucas Méret a exhorté ses coéquipiers à « ne pas lâcher à Oyonnax ». Le buteur drômois est instruit par l’expérience, puisque la « défaite moyenne » des Damiers à Oyonnax – où ils n’ont jamais gagné – se chiffre à 49-14… Autant dire que la cité de la plasturgie est une terre jusqu’à présent maudite pour l’ouvreur et les siens. Et que la position des Aindinois, nets leaders invaincus au classement, qui empilent les excellentes performances (trois bonus offensifs et jamais moins de 47 points inscrits en trois matches à domicile), n’incite guère à l’optimisme.

La raclée étant devenue la norme dans le Haut-Bugey, comment y échapper, ce vendredi à 19 heures ?

Déjà, par l’engagement. Et sur cet aspect, on peut faire confiance à Florian Goumat, bien remis de ses soucis aux côtes de début de saison : « À Oyo, on sait où on met les pieds. L'impact physique sera important, devant ils sont costauds, mais nous sommes plutôt bien dans ce secteur, on s'attend vraiment à un beau combat. À nous de tenir jusqu'à la mi-temps, si possible jusqu’à la 60e pour arriver à faire basculer la pièce du bon côté dans le money-time. On a un bon état d’esprit et c’est sur les matches à l’extérieur que ça se démontre. » Et Thomas Zénon, recruté pour sa polyvalence et titulaire à l’aile ce vendredi, y part « sans pression » : « On n’a rien à perdre, pas d’attente particulière si ce n’est essayer de mettre un grain de sable dans leurs rouages, avoir un esprit guerrier et on fera les comptes à la fin. »

Pour que ces comptes ne tombent pas dans le négatif, Romain Terrain, le coach en chef, bien que conscient de la valeur de l’opposition, espère un scénario qui se déroulera selon les souhaits du staff : « Tenir le bras de fer, c’est notre leitmotiv pour chaque déplacement. Oyo est une équipe qui met beaucoup de pression, qui occupe le terrain, celle qui rentre le plus souvent dans les 22 m adverses. À nous de sortir proprement les ballons, d’être efficaces dans nos duels aériens et terrestres, appliqués en défense et dans la discipline. Il faudra être prêts dès l’entame et construire notre match. » Le choix d’un banc en 5-3 a priori audacieux ? « Si on a rivalisé dans le combat et dans l’énergie, on aura peut-être l’occasion de mettre en place notre stratégie, ajouter un peu de vitesse en seconde mi-temps. On connaît leur jeu, ils se sont renforcés aussi avec ce 10 (Luka Maktava) et ce 12 (Fraçois Joly) qui ont des pétards dans les jambes et qui sont en pleine confiance, je veux juste voir ce dont on est capables face à eux. » En insistant sur un point particulier : « Leur point fort aujourd'hui c'est leur défense, elle leur permet de récupérer beaucoup de turnovers. On va essayer de ne pas leur offrir ces ballons. »

Reste à surmonter le déficit provoqué par plusieurs blessures (lire ci-dessous) : « Avec les absences de Vial, Milasinovich, Fabrègue et Tauleigne, le flanc droit du pack est un peu démuni, constate Terrain. Mais des garçons comme Ross, qui a fait de bonnes entrées, et Goumat, qui se remet en piste, la rotation ne m’inquiète guère. » La première ligne sera cependant inédite et ses trois suppléants encore jeunes.

Franchement, ceux qui misent une pièce sur le VRDR prennent des risques mais pourraient se remplir les poches… Souhaitons que quelques audacieux fervents supporters des Damiers s’enrichissent !

P. Laf.

 

LA COMPO : Trauth, Hamel, Ross – McCauley, Goumat – Suaud, Spanderashvili, Descube – Lhusero (m), Méret (o) – Marsan, Marrou (cap), Guillomot, Zénon – Rozière.

Rempl. : Idoumi, Chouteau, Tutisani, Bholi, Moore-Aiono, Dumas, Waqaninavatu, Idrissi.

 

AÏE TAULEIGNE !

La liste des blessés s’est allongée au VRDR. Vincent Vial va prendre le temps de soigner ses cervicales qui grincent sérieusement. Hugo Fabrègue doit guérir une lésion au mollet et Mattéo Rodor attendre que la réparation de sa dent cassée soit achevée. Cela paraît plus embêtant pour Marco Tauleigne : le troisième ligne international souffre d’une lésion au mollet qui s’est aggravée en fin de match contre Béziers. Le nouveau règlement sur les remplacements l’aurait obligé à laisser ses copains à 14, « ce que nous lui avons proposé mais qu’il a refusé en raison de son excellent état d’esprit », explique Romain Terrain. La date de sa reprise est encore incertaine mais n’interviendra sans doute pas avant plusieurs semaines.

 

UN BORD DE TERRAIN ?

Pour la rencontre face à Colomiers, le 23 octobre (19h30) à Pompidou, le VRDR inaugure une nouvelle possibilité de suivre le match, en « bord de terrain », avec accueil dédié et restauration avant match, présence de joueurs, place réservée en tribune Cester pour suivre la rencontre, avec retour près de la pelouse à la mi-temps pour y boire un verre et prendre son dessert. Tous renseignements sur l’appli VRDR ou sur VRDR.fr

 

LES 3 ANS DU 16e DAMIER

Le club de supporters du 16e Damier, qui met l’ambiance à Pompidou, souvent accompagné de la Bamba Étoilienne, fêtera, à l’occasion de la réception de Nevers (vendredi 6 novembre à 19h30), ses trois ans d’existence. Des animations spécifiques auront lieu, ce soir-là, dans le virage sud. Par ailleurs, il reste quelques places pour le déplacement à Oyonnax ce vendredi 16 octobre. Inscriptions au 06 44 19 80 67.

 

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ÇA VA MIEUX !

12 Octobre 2026

Même s’il faut relativiser à l’aune d’une opposition biterroise pas très consistante, notamment en début de match, la victoire bonifiée de vendredi dernier a fait un bien fou !

D’abord parce que les objectifs initialement fixés ont été atteints. Taper fort d’entrée, avec quatre essais magnifiques en moins de vingt-cinq minutes. Varier le jeu, traduit par des essais venus de toutes les lignes et sous diverses formes. Mieux coordonner avants-arrières, par de l’alternance dans les choix, beaucoup de mouvement et une charnière performante où Lucas Méret est manifestement monté en rythme, redevenu le métronome au pied et dans la conduite des opérations. Tout cela sans rien perdre de cette puissance devant, cette domination en mêlée fermée et cette régularité en touche.

Tous les défauts ne sont pas gommés, loin de là, mais la manière dont staff et joueurs ont débriefé ce large succès (47-20) est très rassurante : les lacunes sont identifiées et seront encore et encore travaillées, la marge de progression est importante.

Le VRDR remonte ainsi au tableau (9e et même 8e, avec +1, au classement britannique, plus juste reflet de la réalité) et retrouve de l’allant et la confiance qui va avec.

Parmi les éléments positifs et prometteurs, le fait que les Damiers sont la seule équipe à totaliser 5 bonus (2 offensifs et 3 défensifs), preuve qu’ils savent mettre le turbo quand ils gagnent et ne sont jamais loin quand ils perdent. Et ils auront rencontré, après la 7e journée, vendredi prochain, les 4 premiers de la Pro D2, des grosses cylindrées que, malgré les lacunes déplorées, ils ont toujours su inquiéter.

C’est en cela que le test à Oyonnax, ce leader qui marche sur l’eau en ce début d’exercice, sera probant. En ouverture de la prochaine journée (vendredi à 19 heures), sur Canal + Sport et un terrain qui s’est souvent révélé hostile, les Drômois auront à cœur de faire front et « ne pas lâcher », comme les y a déjà exhortés Lucas Méret. Ce n’est pas tant le score qui sera scruté que la volonté et la capacité de s’accrocher, de rester le plus longtemps possible dans ce fameux « touche-touche » qui permet de s’autoriser un exploit. Sans aucune pression mais avec le profond désir de ne pas mettre un coup de canif à cette montée en charge.

Sachant qu’ensuite, hasard du calendrier, se présenteront successivement à Pompidou les actuels avant-dernier (Colomiers, le 23 octobre) et dernier (Nevers, le 6 novembre), des équipes qui, actuellement, doutent. On aura alors bouclé la 10e journée, ce tiers de la compétition après lequel, il y a unanimité sur ce point, on saura si le VRDR peut résolument et définitivement regarder vers le haut.

P. Laf.

 

À OYONNAX AVEC LE 16e DAMIER

Le 16e Damier affrète un bus pour le déplacement à Oyonnax, ce vendredi 16 octobre. Tous les supporters peuvent encore s’inscrire sur Hello Asso, les réseaux sociaux ou au 06 44 19 80 67.

 

 

 

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RASSURÉS, LIBÉRÉS !

10 Octobre 2026

On les savait capables d’enfin concrétiser et réussir. Et ils l'ont fait, vite et bien. Après trois défaites évitables et frustrantes, les Damiers avaient rempli leur mission rattrapage au bout de 25 minutes de jeu et quatre essais emballants. À 26-0, alors que Béziers n’avait encore rien montré, la cause était entendue. Et s’il y eut ensuite des moments de relâchement, parfois un peu trop de confiance frisant la suffisance, il aura suffi que Romain Terrain recadre ses garçons à la pause pour éteindre tout espoir chez les Biterrois et assurer un bonus offensif qu’il aurait été ballot voire inconvenant de laisser échapper.

Pourtant malgré sept essais et une domination encore très large (traduite par un 47-20), personne n’était comblé côté VRDR… C’est dire si la marge de progression y est prometteuse.

Scott Newlands, l’entraîneur des avants : « En termes comptables, c’est ce qu’on cherchait mais il y a encore des choses à corriger. L’intensité y était mais il y a toujours des erreurs dans la finition et c’est ce qu’on doit s’attacher à travailler sur la suite de ce bloc. Il faut qu'on arrive à garder un peu de profondeur, prendre le ballon en pleine vitesse et ne plus tomber dans une forme de précipitation. Et puis il y a ces pertes de concentration défensivement, on ne doit jamais concéder trois essais sur ce match. Et un manque de soutien sur les rucks. Il faut améliorer ça si on veut mettre à mal les gros du championnat. Mais ce résultat, c’est bon pour la confiance. »

Paul Marsan, l’un des détonateurs de lignes arrière qui semblent petit à petit trouver les bonnes coordination et carburation : « On avait à cœur de bien commencer ce bloc, remettre notre jeu en place. On démarre à fond mais les vingt dernières minutes de la première mi-temps sont devenues compliquées, on a eu du mal à développer notre jeu, on a fait tomber pas mal de ballons, pas mal de fautes. C'est toujours difficile de garder l'intensité sur les 80 minutes. Notre but, c’était de donner beaucoup de mouvement au ballon parce que leurs gros porteurs, après cinq ou six temps de jeu, ont du mal à se déplacer. »

Lucas Méret, auteur d’un match engagé et qui a retrouvé sa botte magique : « On a débuté le match en respectant exactement ce qu’on voulait faire. Puis on est tombé dans un faux rythme avant de revenir, après la mi-temps, avec de meilleures intentions. Et la fin de match n’a pas non plus été flamboyante… On manque encore de constance. » Inévitablement, on lui a demandé de se projeter sur Oyonnax, délicat déplacement, vendredi prochain, chez un leader invaincu qui marche sur l’eau : « On veut être une équipe pénible, une équipe qui ne lâche rien, avec un état d'esprit jusqu'à présent irréprochable. Si on lâche à Oyo, ce serait manquer à ce qu'on a décidé de mettre en place, on ira donc avec de l'ambition et un état d'esprit. Avec des victoires comme ce soir, c'est plus facile, il faut surtout ne pas s’en contenter, que ce soit le début de quelque chose. » Déjà, cette performance permet au VRDR de se replacer dans la course vers le haut de tableau.

Tout est dit ou presque. On ajoutera à ce constat d’un mieux qui n’est pas encore un must, le doublé de Dorian Marco-Pena mais aussi et surtout celui de Louis Marrou, auteur d’un match plein d’allant comme ses copains des lignes arrière, avec mention au toujours impeccable Thomas Rozière. Quelques pépins cependant : une dent cassée pour Mattéo Rodor, Vincent Vial touché aux cervicales et Marco Tauleigne, qui semble avoir rechuté sur son mollet blessé à Grenoble… Et le plaisir de voir 5 300 spectateurs à Pompidou, une jauge nettement à la hausse par rapport à la réception de Provence. 5 300 heureux témoins de ces retrouvailles avec les soirées pétillantes.

P. Laf.

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REPOUSSER LE DOUTE

8 Octobre 2026

Huit points après deux matches sur cinq à la maison : les temps de passage restent finalement corrects. « Nous sommes à zéro au classement britannique », rappelle opportunément Lucas Méret. Mais la frustration, l’insatisfaction, le sentiment du travail mal fait et même d’un petit gâchis habitent tous les Damiers. La preuve que le club a franchi un palier dans l’ambition. Et c’est plutôt bon signe.

Alors ce vendredi 9 octobre (19h30 à Pompidou) contre Béziers, à l’heure de démarrer le deuxième bloc, le message est univoque : « Victoire impérative ! » Tout autre résultat instillerait le doute, qu’on ne sent pas encore poindre eu égard aux productions d’ensemble de l’équipe, jamais hors du coup. Mais qui n’a pas su capitaliser sur la puissance de son pack et ses temps de possession. Deux semaines de coupure pour analyser puis trouver les solutions d’une meilleure efficacité. Ce devrait être suffisant pour renvoyer les Biterrois, qui ont jusqu’à présent énormément souffert en déplacement, à leurs affres.

Sinon… « Si les victoires ne suivent pas, les joueurs vont vite se poser des questions, souligne Scott Newlands, l’entraîneur des avants. On ne peut pas trop tarder maintenant, on veut compenser quelques points laissés en route… » Matthieu Vachon est à l’unisson : « Il faut marquer des points, quel que soit le contenu. Les premiers matches de bloc sont ciblés par toutes les équipes et Béziers va venir avec des intentions. Il y a donc de la pression, d’autant que c’est un enchaînement de matches capital pour la suite : après la 10e journée, au tiers de la saison, on saura de quoi la fin de saison sera faite. » Lucas Méret abonde : « Il est temps de rattraper les choses pour jouer la partie haute du classement. »

Les causes du mal et les remèdes ? « On doit être plus précis en zone de marque, éviter de se précipiter, soigner la passe décisive, constate Newlands. C’est ce que nous avons beaucoup travaillé. » Matthieu Vachon souscrit : « Dans cette Pro D2, c’est souvent l’attaque qui est récompensée. Or nous n’avons pas assez produit. On glane des points grâce à notre défense mais elle ne fait pas gagner. Il faut être plus calme, garder notre sang froid. On s’est beaucoup appuyés sur les ballons portés et on en est devenus un peu dépendants. L’objectif est de trouver de la continuité, basculer sur les trois-quarts pour finir les coups. » « L’idée, c’est de varier nos formes de jeu », enchérit Newlands.

Lucas Méret a trouvé la formule : « On est dans le projet mais on a du mal à concrétiser nos bonnes choses et on paye beaucoup trop cher nos mauvaises. » Avec cet axe d’amélioration : « Un peu plus de rigueur sur nos placements, sur nos derniers gestes, sur notre coordination. Ce qu’il nous manque, c’est de la constance sur 80 minutes. »

Et des succès. À commencer par ce vendredi soir, 19h30 à Pompidou.

P. Laf.

LA COMPO

Aléo, Marco-Pena, Vial – McCauley, Fabrègue – Suaud, Vachon, Spanderashvili – Rodor (m), Méret (o) – Waqaninavatu, Marrou (cap.), Dupont, Marsan – Rozière.

REMPL. : Idoumi, Trauth, Ross, Goumat, Descube, Tauleigne, Lhusero, Zénon.

 

RANDLE TOUCHÉ

À la liste des blessés de courte et moyenne durée (Adrien Roux, Loan Real, Axel Bruchet, Jean Ballin, Joris Moura) est venu s’ajouter Calum Randle, touché au mollet. Mais l’ailier franco-britannique devrait très vite redevenir opérationnel.

 

MÉRET « MANQUE DE RYTHME »

Un peu moins efficace en ce début de saison, Lucas Méret ne cache pas qu’il « manque de rythme » : « J’ai été perturbé par mes soucis au genou durant la préparation estivale et les circonstances ont fait que je n’ai pas pu assez enchaîner lors de ce premier bloc. J’espère pouvoir vite retrouver mon meilleur niveau. » À sa décharge, il a été victime de plusieurs plaquages très rudes, à la limite et parfois au-delà des tolérances réglementaires : « Je prends pas mal de « pètes » depuis la fin de saison dernière. C’est de bonne guerre de mettre la pression sur les demis d’ouverture parce que nous sommes un peu dans l’entre-deux, à la fois maîtriser la situation et anticiper. » Le second gond de la charnière, il est vrai, se retrouve souvent « à découvert ». « On essaie de trouver des alternances pour m’exposer un peu moins », explique le meilleur réalisateur des deux exercices précédents. Qui peste contre certaines décisions à caractère médical : « Je comprends que tout le monde se protège mais je suis déçu quand, contre Provence, on me fait sortir au bout de dix minutes et on m’empêche de jouer les soixante-dix restantes alors que je me sens bien et que je fais plutôt un bon protocole. Je suis d’ailleurs autorisé à retrouver le terrain la semaine d'après… Ça m'a pénalisé et ç’a pénalisé l'équipe parce qu'on était en 6-2. C'est lourd de conséquences mais on doit respecter parce qu’il s’agit de la protection des joueurs… » Méret ne serait-il pas « ciblé » ? « Oui sans doute un peu, mais s'ils me ciblent, ça veut dire que, normalement, ils laissent des espaces ailleurs. »

Interrogé par Midi Olympique sur la règle des 45’’ (au lieu d’une minute auparavant) pour buter, le n°10 du VRDR s’est montré très critique : « Déjà, statistiquement, le taux de réussite général est à la baisse. Ensuite, c’est le spectacle qui est pénalisé par cette réduction du temps : là, il y a beaucoup de mouvement autour du buteur, les joueurs sont en train de se replacer, ce n’est pas « propre » autour de lui et la phase de concentration en est gênée. Elle fait pourtant partie de la théâtralité du rugby mais n’est plus respectée et observée. On se souvient d’un Johnny Wilkinson dont on admirait la préparation, qui faisait entièrement partie de sa réussite et du plaisir qu’il procurait aux spectateurs, seul face aux poteaux et 80 000 personnes. On a perdu en beauté et en dramaturgie. Sans compter que ça empêche les équipes de vraiment célébrer un essai et aux supporters de communier pleinement avec eux. Ça perturbe en fait tout le monde, arbitre et juges de ligne inclus, et je crois qu’on en tire plus de négatif que de positif. »

La question fait débat et devrait être remise à l’ordre du jour au printemps prochain.

 

À OYONNAX AVEC LE 16e DAMIER

Le 16e Damier affrète un bus pour le déplacement à Oyonnax, le vendredi 16 octobre. Tous les supporters peuvent s’inscrire au stand du 16e Damier ce vendredi au stade Pompidou, ou bien sur Hello Asso, les réseaux sociaux ou au 06 44 19 80 67.

 

LES ESPOIRS FACE À GRENOBLE

C’est l’heure du derby pour les Espoirs Élite qui reçoivent, en championnat de France, le FC Grenoble ce samedi 10 octobre à 15 heures au stade Marcel Guillermoz de Romans.

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100% INFOS !

6 Octobre 2026

Ce sont déjà « près de 5 000 billets » qui ont été vendus pour le prochain VRDR-Béziers (ce vendredi 9 octobre à 19h30), selon Laurent Beaugiraud qui a lancé un appel à encore grossir les rangs des spectateurs. Le coprésident du club damier était un des invités du « 100% VRDR » animé ce mardi soir par Valéry Lombardo sur les ondes d’Ici Drôme Ardèche, au cours duquel pas mal de sujets ont été évoqués et nombre d’infos sont tombées.

  • Pro D2 :

 Le constat est unanime : le contenu est bon, c’est le réalisme qui manque. Romain Terrain, à propos d’une question sur le déplacement à Dax, a confirmé qu’il continuera, avec son staff, à effectuer une assez large rotation de l’effectif, afin de garder tout le groupe sous pression et concerné et parce qu’il prévoit que cela sera bénéfique à terme. Avec l’envie de se concentrer sur un « rugby pas trop élargi ». Et ce pronostic : « On va y arriver ! » Estimant, à l’instar des autres participants à l’émission, que le deuxième bloc sera décisif pour savoir quelle moitié de tableau les siens joueront-ils : « À la dixième journée, soit au tiers du championnat, on aura un début de vérité. »

  • Les blessés :

L’infirmerie s’est un peu vidée lors de l’actuelle coupure de la compétition. Seuls demeurent sur le flanc Axel Bruchet (qui devrait être l’entraînement ce prochain dimanche), Joris Moura, Adrien Roux et Jean Ballin (reprise espérée avant la fin du bloc à venir), Loan Real (date de retour sans doute plus tardive) et Gareth Milasinovich (pas attendu sur les terrains avant début 2027). Quant au cas d’Anatole Pauvert, qui travaille dur pour revenir, mais dans une totale incertitude, il est l’objet de toutes les attentions et interrogations, la question du recours à un joker médical n’étant pas encore tranchée.

  • Le match contre Béziers :

Avec trois réceptions pour deux déplacements, le bloc qui s’ouvre ce vendredi semble moins dur, sur le papier, que le précédent. Mais personne ne veut se projeter au-delà du choc contre Béziers : « Victoire impérative, nous n’avons pas le choix, admet Romain Terrain. Il faut redevenir impitoyables à Pompidou. » « Il faut se retrouver sur 80 minutes », prévient Mattéo Rodor. De son côté, Laurent Beaugiraud garde le cap de « l’objectif maintien » : « De ce point de vue, nous ne sommes pas mal partis », juge-t-il.

  • Le recrutement :

Jonathan Wisniewski, le directeur sportif, annonce que le chantier du recrutement a débuté : « Le Top 14 a connu ses grandes manœuvres, elles commencent en octobre-novembre pour la Pro D2 ». Il a listé les garçons qui sont plutôt en fin de carrière (Bholi, Vachon, Goumat, Marrou, Aléo voire Fabrègue) et dont il va falloir connaître les intentions, et indiqué les profils a priori ciblés : « N°5, n°8 pour épauler Marco Tauleigne, les centres… ». Romain Terrain se réjouissant par ailleurs de la « bonne pioche » que fut Hugo Descube l’été dernier…

  • Les infrastructures :

Laurent Beaugiraud a fait un point sur les travaux engagés sur trois fronts. À Pompidou, la tribune Élie Cester sera entièrement terminée, dans sa configuration flambant neuve, pour la réception de Colomiers et Octobre Rose (23 octobre). À Porchier, le centre d’entraînement vient d’inaugurer discrètement un nouvel équipement de 450 m2 qui va changer la vie des joueurs avec de nouveaux vestiaires et des espaces de vie et de restauration), pour un coût de 1,4 M € entièrement assumés par le club ; sachant que la Ville de Romans va financer un terrain d’entraînement en synthétique, opérationnel en octobre 2027, pour habituer les Damiers à cette surface qui équipe désormais la majorité des stades de Pro D2. À Briffaut enfin, où la première pierre du Pôle d’excellence devrait être posée par le maire de Valence, Nicolas Daragon, et le mécène de cet équipement, Piéric Brenier, « fin octobre ou début novembre ».

P. Laf.

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